09.01.2008
Remède anti-shopping
Ça y est, je viens enfin de trouver un effet positif à l’infertilité : je n’achète plus une fringue. Bon ce n’est pas qu’habituellement je sois une fashion addict, j’ai juste tendance à craquer facilement pour une petite robe. Pire, un des remèdes anti-déprime pour moi : un ensemble de sous-vêtements. Mais voilà, depuis que nous avons commencé les traitements, plus rien (ou si peu que ça ne compte même pas). Et pourtant chaque verdict s’accompagne de sa crise de larmes et de sa journée déprime mais comment envisager l’achat d’un soutien-gorge alors que mon corps ne s’est pas encore débarrasser de toute la progestérone accumulée. Et je ne sais pas si c’est la progestérone ou autre chose, mais c’est sur qu’une des hormones dont on me gave a un impact direct sur ma poitrine. Limite double l’impact. Donc le rayon lingerie, j’évite.
Et pour les petites robes ? Disons que depuis quelques mois c’est l’alternance anti-achat. Lors des traitements, je gonfle, enfin mon ventre plutôt. Parce qu’il ne faut pas croire mais même si le résultat n’est pas à la hauteur, j’ai tout plein de follicules qui sont excités par les hormones et ça prend de la place tout ce petit monde. Et même après la ponction, ils continuent à prendre de la place car ils compensent le vide soudain par du liquide… Vient ensuite la phase déprime je-suis-moche-je-ne-sers-à-rien pendant laquelle l’idée même de me regarder dans un miroir me paralyse. Et quand tout rentre enfin dans l’ordre, que je redeviens enfin optimiste, je trouve que c’est vraiment trop bête d’acheter un truc alors que dans quelques semaines je serai enceinte. Et que dans quelques semaines et 9 mois, la jolie petite robe sera soit complètement démodée, soit complètement déformée car je l’aurai quand même portée malgré mes courbes de future maman.
Du coup, je suis en train d’accumuler une frustration énorme qu’il faudra que je m’empresse de soulager en début de grossesse (toute cette frustration pourrait nuire au bébé) !
17:40 Publié dans C du grand n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : infertilité, blabla de fille
16.05.2007
Incompréhension (mais je veux trouver la solution)
Je suis un peu triste aujourd’hui. Un lien s’est fissuré et je ne sais comment faire pour qu’il tienne le coup.
Une amie très proche, peut-être la plus proche, ne me comprend plus. On ne se comprend plus et cela uniquement à cause de mon infertilité. Bien sûr j’ai des tords : à l’annonce du verdict, ça a été le choc. J’en ai immédiatement parlé, mais après et notamment lors du rendez-vous PMA et de tous les examens qui l’ont précédé, j’ai traversé une phase difficile. Mais voilà, la mauvaise passe est passée (oh c’est bien nulle comme phrase) et j’aimerais bien qu’on continue à se parler. Mais pendant que je cogitais dans mon coin, elle aussi réfléchissait dans le sien. Et elle s’est renseignée sur les couples infertiles, leur difficulté à communiquer, leur tendance à se renfermer. Oui mais moi j’ai juste traversé une phase difficile. Je ne pense pas avoir plus de difficulté à communiquer qu’avant et avec mon homme, je ne pense pas que l’on se soit renfermé (ou alors on cache rudement bien notre jeu). Et comme pour compliquer un peu plus la situation elle est enceinte, elle a réussi à se convaincre que je lui en voulais. Comment faire comprendre aux personnes qui nous entourent et auxquelles on tient, que oui, ce que nous vivons est parfois difficile mais que ça ne nous transforme pas pour autant en monstre sanguinaire prêt à zigouiller la première femme enceinte croisée au coin de la rue.
Je n’en veux à personne, personne n’est responsable des difficultés à concevoir que je connais. Par contre, j’aimerais tant que mes amis, surtout les plus proches comprennent qu’en voulant prendre des gants ils me font parfois plus de mal qu’ils ne l’imaginent. Tout ce que je souhaite, c’est qu’ils restent eux-mêmes face à moi, et que l’on puisse encore parler de tout et de rien, de leurs enfants et de l’absence des miens, du dernier film vu, du dernier livre lu, de la dernière recette de cuisine testée, bref que tout soit comme avant sans que j’aies à regretter d’avoir parlé de mon petit problème de zozos pas costauds.
18:10 Publié dans C compliqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : incompréhension, infertilité
Incompréhension (mais je veux trouver la solution)
Je suis un peu triste aujourd’hui. Un lien est en train de s’est fissuré et je ne sais comment faire pour qu’il tienne le coup.
Une amie très proche, peut-être la plus proche, ne me comprend plus. On ne se comprend plus et cela uniquement à cause de mon infertilité. Bien sûr j’ai des tords : à l’annonce du verdict, ça a été le choc. J’en ai immédiatement parlé, mais après et notamment lors du rendez-vous PMA et de tous les examens qui l’ont précédé, j’ai traversé une phase difficile. Mais voilà, la mauvaise passe est passée (oh c’est bien nulle comme phrase) et j’aimerais bien qu’on continue à se parler. Mais pendant que je cogitais dans mon coin, elle aussi réfléchissait dans le sien. Et elle s’est renseignée sur les couples infertiles, leur difficulté à communiquer, leur tendance à se renfermer. Oui mais moi j’ai juste traversé une phase difficile. Je ne pense pas avoir plus de difficulté à communiquer qu’avant et avec mon homme, je ne pense pas que l’on se soit renfermé (ou alors on cache rudement bien notre jeu). Et comme pour compliquer un peu plus la situation elle est enceinte, elle a réussi à se convaincre que je lui en voulais. Comment faire comprendre aux personnes qui nous entourent et auxquelles on tient, que oui, ce que nous vivons est parfois difficile mais que ça ne nous transforme pas pour autant en monstre sanguinaire prêt à zigouiller la première femme enceinte croisée au coin de la rue.
Je n’en veux à personne, personne n’est responsable des difficultés à concevoir que je connais. Par contre, j’aimerais tant que mes amis, surtout les plus proches comprennent qu’en voulant prendre des gants ils me font parfois plus de mal qu’ils ne l’imaginent. Tout ce que je souhaite, c’est qu’ils restent eux-mêmes face à moi, et que l’on puisse encore parler de tout et de rien, de leurs enfants et de l’absence des miens, du dernier film vu, du dernier livre lu, de la dernière recette de cuisine testée, bref que tout soit comme avant sans que j’aies à regretter d’avoir parlé de mon petit problème de zozos pas costauds.
18:09 Publié dans C compliqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : incompréhension, infertilité
16.04.2007
Le verdict
Le verdict est tombé le 2 janvier à 9h53: infertilité.
L’horreur. J’avais rendez-vous à 10h pour une hystérographie et avant d’y aller, je passe au laboratoire récupérer les résultats du spermogramme de mon Homme. Je déchire l’enveloppe, cherche frénétiquement La ligne et découvre, oh désespoir, un pauvre petit chiffre bien ridicule. Et même si je ne suis pas une pro en lecture de résultat de spermogramme, je sais bien que 4 millions ce n’est vraiment pas assez.
Alors je me retrouve là, allongée sur une table bien froide avec ce drôle de liquide qui doit permettre de voir si mes trompes sont en bon état.
Apparemment tout va bien.
Bien sûr, des fois je suis une courge et je n’avais pas pensé une seule seconde que le produit radio opaque joliment teinté en rose, après être rentré, il allait bien falloir qu’il ressorte ! Du coup je me retrouve avec la serviette Vania d’avant la guerre –mais gracieusement donnée par la radiologue- collée au fond de ma culotte.
Mon gynécologue prend le temps de me voir entre 2 rendez-vous. Il a l’honnêteté de me dire les choses clairement : « n’attendez pas de miracle et dirigez-vous vers le centre de PMA. »
11h18 : j’ai été bien maligne de faire ma fière ce matin alors que mon Homme me proposait gentiment de m’accompagner ‘Non, pas besoin. Ce n’est rien du tout’. Oui ben si je n’avais pas fait la femme indépendante qui n’a pas peur d’aller chez le gynécologue pour un examen spécial, ben je ne serais pas là à me demander comment je vais bien pouvoir lui annoncer que ses petits zoïdes non seulement ne sont pas assez nombreux mais qu’en plus ils sont tordus et pas très vaillants.
En fait à voir ma tête, il a vite compris qu’il y avait un problème. Je ne sais plus exactement comment ça s’est passé… J’ai pleuré, il a accusé le coup, silencieux. Et puis parce qu’il est fort, parce qu’il a cette force de toujours tout positiver, il m’a dit « Bon, ben on va avoir des jumeaux » et ça nous a fait rire.
11h51 : nous voilà à taper ‘FIV ICSI’ sur google.
Le lendemain nous faisons notre première visite au centre de PMA, juste pour avoir des infos, une idée des plannings, etc. Et malgré leur déménagement, une biologiste très sympa nous renseigne. Prochain passage en France en avril, on peut espérer au mieux une fiv en septembre. Voilà, un an après avoir jeter ma dernière plaquette de pilule je peux faire une croix sur le bébé 2007. Ce sera au mieux un bébé en 2008….
12:05 Publié dans c pas de chance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fiv icsi, infertilité, PMA


