14.02.2008
Coup de blues pré-fiv
Un peu perdue à quelques jours d’un nouveau traitement. De plus en plus peur de l’échec, difficile de trouver la sérénité nécessaire à une nouvelle tentative. Où chercher le courage pour les futures injections en sachant qu’après tous ces efforts il n’y aura peut-être rien. Et pourtant, il faut continuer à y croire. Et quelque part, j’y crois encore. Heureusement. Mais si je ne crois plus en une aide supérieure, j’ai aussi perdu une partie de ma foi pmanesque. Alors qu’il y a moins de 6 mois, je débutais un protocole persuadée que la FIV était la solution miracle à notre problème, aujourd’hui je sais qu’il faut que je me prépare au deuil d’un enfant biologique. Et je n’y arrive pas encore. Alors forcément, un nouvel échec m’obligerait, nous obligerait à envisager très sérieusement une autre façon de devenir parents.
Tant d’espoirs dans la prochaine tentative de FIV et tellement peur d’un nouvel échec…
00:21 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
22.01.2008
Et Dieu dans tout ça ?
Pendant longtemps, j’y ai cru. J’ai cru qu’il y avait un Dieu, qu’il était là et serait toujours là. Je dois avouer que ma foi était loin d’être parfaite mais jamais je ne l’avais remis en cause. Mais ça c’était avant, avant la première FIV. Pour la première fois dans ma vie je lui ai demandé quelque chose. Je ne demandais pas un miracle (je reste réaliste), je demandais juste un petit coup de pouce, le petit plus qui ferait que ces deux embryons que je portais puissent devenir des vies. Et même, j’acceptais que son aide se concentre sur une seule vie. Mais il ne m’a pas entendue, ou pas écoutée. Ou il n’est tout simplement pas là parce qu’il n’y a jamais été. Bien sûr, si ma foi était plus grande, plus parfaite, j’accepterais cela sans rien dire, presque je pourrais le remercier de ces épreuves qu’il nous fait traverser. Mais je ne suis pas ainsi. Non moi je lui ai tourné le dos. Et je ne pensais pas que ce soit aussi définitif et pourtant… Je suis retournée dans une église il y a quelques jours (ben oui, ce n’est pas parce que je suis fâchée avec lui que je ne vais pas assister au mariage de ceux qui sont encore ses potes). Et je me suis que quitte à être là, autant en profiter pour discuter avec lui. Mais je n’y arrive plus. Je n’y crois plus. Pendant des années on m’a fait croire, et j’ai bien voulu y croire, qu’il était là pour nous, mais la seule fois où je lui ai demandé de l’aide, même pas il m’a écoutée. Et je trouve cette trahison d’autant plus terrible que je demandais de l’aide pour une bonne cause, juste une vie, une fragile vie. Les médecins avaient fait tout le travail, ne lui restait qu’un petit souffle magique à ajouter. Mais il ne l’a pas fait. J’aurais compris qu’il ne m’indique pas les bons numéros pour le prochain tirage du loto, ou qu’il refuse de m’indiquer la meilleure planque pour cacher un cadavre. Mais comment a-t-il pu refuser d’aider à l’éclosion d’une vie. Je ne peux plus y croire et ça m’attriste car croire en sa présence répondait à bien des questions pour moi. Mais il n’est pas, ou certainement pas tel qu’on me l’a présenté. Et tel qu’il est, et bien je n’ai pas besoin de lui.
A l’annonce de l’infertilité, j’ai perdu l’espoir d’une grossesse spontanée, d’une grossesse comme tout le monde. Et avec l’échec de la FIV, j’ai perdu la foi, le peu de foi que j’avais.
17:10 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.01.2008
Nouvel échec
Découvrir hier soir le résultat négatif. Pleurer. Avoir mal. Se détester pour avoir été incapable, une fois encore, de prendre soin, de garder, ces 2 embryons. Sentir cette sourde douleur intérieure, sans pouvoir la localiser. Etre perdue, vidée. Et en même temps, savoir déjà que tôt ou tard, on retrouvera la force de recommencer.
Et puis réaliser tout ce que cela signifie : de nouvelles règles à rallonge, un corps qu’il va falloir se réapproprier, un corps dont je voudrais sortir, un corps inutile. De nouveaux examens, encore des consultations médicales, des traitements. Encore l’espoir un jour et tellement peur de l’échec. Penser à tout abandonnner, changer d’avis dans la seconde qui suit. Avoir mal.
Et puis ce matin, affronter le miroir au réveil et découvrir les traces laissées par les larmes de la veille. Chercher la force de repartir mais elle nest pas encore là. Toujours perdue dans ce long parcours qui devient un combat. Personne ne devrait avoir à mettre tant d’effort et de souffrance pour avoir un enfant.
Deuxième tentative, deuxième échec.
11:25 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
29.12.2007
Transfert : J+8
Déjà une semaine passée depuis le transfert. Drôle de semaine car drôle de transfert.
Tout démarre normalement : on nous fixe un rendez-vous à 10 heures, on nous fait attendre une bonne heure et on me demande de me préparer. Je m’installe pour le transfert (joliment vêtue d’une charmante blouse bleue plus que minimaliste) et là l’homme n’est pas obligé de m’accompagner. Soulagé, il attendra tranquillement dans la chambre. Le transfert se fait tranquillement, avec un contrôle échographique classique. Ensuite, le médecin vérifie par une écho endo-vaginale que les embryons sont bien dans l’utérus et qu’ils ne sont pas ressortis avec le cathéter. Je n’ai même pas eu l’idée de demander comment ils faisaient mais j’imagine qu’ils se débrouillent pour qu’il y ait suffisamment d’air autour des embryons pour qu’ils restent visibles à l’échographie pendant quelques minutes. Ensuite, une des nombreuses assistantes relève la dernière partie de la table pour que je puisse tranquillement poser mes jambes sur la table. Et on me laisse là, allongée, les jambes légèrement pliées, seule à attendre. Et quand on est seule à moitié nue avec deux embryons dans l’utérus, on perd vite la notion du temps.
J’étais sereine, je me déplaçais avec précaution pour protéger le trésor qu’on venait de me confier avec l’espoir de voir notre attente récompensée dans quelques jours… Et puis nous sommes passés dans le bureau du GFM pour signer les derniers papiers : oui nous souhaitons congeler les 2 embryons restants (le 5ème n’est déjà plus, la sélection naturelle est passée par là), oui si l’un de nous meurt, l’autre peut conserver les embryons (et oui, nous profitons de la loi locale), non nous ne souhaitons pas conserver les embryons en cas de séparation, et oui nous nous engageons à payer les frais pour la conservation de nos embryons. Et puis là, le médecin commence à parler de nos embryons. Ils n’avaient que 6 cellules et lui aurait préféré qu’ils atteignent les 8 cellules. 6 cellules, c’est le minimum à 3 jours, mais il trouve ça curieux que, vu mon âge, les embryons n’aient pas atteint les 8 cellules. Il nous parle déjà des prochaines tentatives et des solutions qu’il pourra mettre en œuvre en cas d’échecs répétés. Et revient encore une fois sur les 6 petites cellules. Bref, il m’inquiète, me démoralise. Ok, c’est le minimum mais ça ne veut pas dire que ça ne peut pas marcher. En quelques minutes, il a réussi à réduire à néant mes espoirs. Et depuis une semaine, je me torture mentalement : qu’est-ce qui cloche chez moi ? Pourquoi suis-je incapable de fabriquer des ovocytes de premiers choix ? Pourquoi ??? Mon homme essaie de me rassurer, il m’explique que le message du gynéco, très maladroit, avait pour seul objectif de nous montrer qu’il avait des solutions et qu’en cas d’échec, nous aurions tout intérêt à recommencer dans cette clinique et à ne pas nous tourner vers la concurrence.
Voilà, il reste encore 5 jours avant la prise de sang qui conclura cette seconde tentative et j’ai très peur de devoir affronter un nouvel échec.
16:52 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.11.2007
Et si...
Si ça avait marché, j’entamerais aujourd’hui mon deuxième mois de grossesse… Mais ça n’a pas fonctionné et plutôt que de nous réjouir en nous imaginant bientôt parents, il nous faut envisager la prochaine tentative.
Ah si seulement la première tentative avait pu être la bonne…
11:25 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.11.2007
Sombre idée
On se redresse, on repart, on trouve rapidement la force d’envisager une nouvelle tentative de fiv mais de sombres idées se glissent au milieu de ce parcours. La plus terrible, et la dernière en date, le prix. Et oui, notre enfant, si toutefois il arrive, aura un prix. Et pour moi, c’est la plus détestable des constatations faites jusqu’ici dans le parcours PMA.
Je vais déménager dans quelques jours, quitter la France pour partir vivre sous des latitudes plus sympathiques. Alors les gynécologues m’ont conseillée de me renseigner sur les prix pratiqués là bas. Et bien sûr, devant leurs mises en garde insistantes, je me suis renseignée. J’ai contacté plusieurs cliniques, demandé les délais et les prix et attendu leur réponse. Oui, comme je l’aurais fait pour l’achat d’un baladeur mp3 ou d’un robot ménager, j’ai comparé les offres fiv. Voilà, maintenant je connais le prix d’une fiv en France et ailleurs. Je sais combien chaque tentative me coûtera. Un enfant n’a pas de prix, certe, mais pour nous, l’obtention d’une grossesse en aura un.
13:04 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.10.2007
C'est fini
Episode fiv 1 terminé. Echec. Il faut tout recommencer.
Pendant plus de 2 mois, toute ma vie s’est organisée en fonction de cette fiv alors la chute en est d’autant plus douloureuse. Je me sens perdue. Vide, terriblement vide. Je regarde avec dégoût mon corps qui affiche encore un kilo de trop, un kilo de plus qu’au début du traitement, un kilo pour rien. Fiv 1 terminée, il va falloir tourner la page mais je ne suis pas prête. Et j’ai très peur, peur de tellement de chose.
Et tout c’est passé comme prévu. Je suis restée stoïque à l’annonce du résultat. Je suis allée à la PMA , j’ai attendu. On m’inscrit directement pour une nouvelle tentative en février. D’accord mais j’aurais aimé voir un médecin pour faire un bilan de cette première tentative. Comprendre ce qui s’est passé, pourquoi cette ponction médiocre suivie d’une hyperstimulation, en parler pour pouvoir envisager plus sereinement la suite. Mais il paraît qu’il faut attendre la mi-décembre pour pouvoir rencontrer un gynécologue. Sauf que même si je retenais mes larmes, je devais avoir l’air bien malheureux car la sage-femme a eu pitié de moi et donc j’ai un rendez-vous avec le chef du service mardi. (Comme quoi, ma mine de chien battu prêt à se jeter sous une roue de vélo aura servi à quelque chose).
Maintenant, il faut attendre. Une fois encore, attendre. Attendre qu’un nouveau cycle commence et là c’est un peu l’inconnu. Est-ce que des règles vont arriver dès demain avec l’arrêt de la progestérone ou alors faudra-t-il attendre encore quelques jours ? Attendre la nouvelle tentative. Attendre un miracle…
Et puis j’ai tellement peur de ne pas être assez forte. J’ai peur de fondre en larme lorsque je croiserai un bébé, peur d’être incapable d’en prendre un dans mes bras sans pleurer. J’ai peur de m’isoler pour ne pas avoir à affronter le regard, pour ne pas avoir à parler de ce que je ressens. Il est facile d’en parler là, à l’abri dans ma chambre, mais en parler vraiment, en face de personne, pour l’instant je ne peux pas (au moins ce blog me permet de me soulager d’une partie du fardeau).
Et puis il va falloir trouver la force de repartir, de reprendre une vie normale. Attendre autre chose de la vie, et c’est là qu’il va falloir que je fasse preuve d’imagination car depuis quelques mois j’étais plutôt monomaniaque (et on voit le résultat aujourd’hui).
Je ne sais pas encore ni comment ni où trouver la force et l’envie de repartir, d’avoir à nouveau envie, mais il faudra bien. Et de toute façon, il faudra bien que pour mon rendez-vous bilan de mardi je sois capable d’en parler tranquillement. Finalement, ce rendez-vous a déjà trouvé sa première utilité : un objectif pour repartir. 4 jours pour remonter la pente ! je n’en aurai pas un de plus alors il va falloir se bouger. Mais je commence demain.
16:45 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : fiv, icsi, pma, échec
17.10.2007
10 ans
10 ans aujourd’hui comme nous avons échangé notre premier baiser. 10 ans que nous partageons nos rêves, nos joies et nos peines. Et pour ces 10 ans, j’avais tant rêvé d’un bébé. Mais la nature est bien capricieuse parfois. Dans deux jours, je ferai la prise de sang finale de ce premier protocole fiv. Deux jours et si peu d’espoir. Il y a deux jours, le dosage de β-HCG était encore négatif et l’hyperstimulation ovarienne se calmait. Et pour la première fois de ma vie, j’ai été déçue en voyant mon poids diminuer : -1,5 kg en 2 jours – fin de l’hyperstimulation. Et cette fin signifie qu’il n’y a pas d’hormones pour la relancer. Et malgré tout, je veux garder un infime espoir jusqu’au bout. Car si je regarde là, je me dis que tout n’est peut-être pas perdu. Mais si je jette un œil ici, je réalise qu’il n’y a plus d’espoir. Et pourtant je sais déjà que vendredi c’est avec un peu d’espoir que j’irai me faire piquer le bras une dernière fois, avec angoisse j’attendrai les résultats. Je me précipiterai à l’heure dite pour connaître les résultats et tremblante j’ouvrirai l’enveloppe. Je ne pleurerai pas, pas tout de suite car si c’est négatif, il me faudra courir à la PMA pour prendre rendez-vous pour une prochaine tentative. Puis je l’appellerai et c’est là que je pleurerai. Mais peut-être la vie nous fera-t-elle enfin une belle surprise….
10 ans ensemble et je ne voulais qu’un cadeau pour cet anniversaire. Malheureusement, nous n’avons pas le pouvoir, ni l’un ni l’autre, de concrétiser ce désir. 10 ans. Il est des anniversaires qu’on voudrait repousser, qu’on aurait aimé fêter avec beaucoup plus de légèreté. 10 ans dont près de 2 à attendre l’arrivée d’un enfant. 10 ans qui ne devraient être que joies et qui aujourd’hui sont si tristes. 10 ans… et si on attendait l’année prochaine pour les fêter ?
10:05 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.10.2007
Ponction J+10 : dosage β-HGC négatif
Ou comment en voulant juste être rassurée sur une hyperstimulation on finit dégoûtée bien trop tôt.
Samedi matin, patiente bien trop obéissante, je me rends de bon matin à la PMA : bilan sanguin et écho. Le gynécologue vérifie bien qu’il y a toujours du liquide dans mon ventre, et hop me donne une petite ordonnance de diurétique. Sauf que voilà, ce médicament je n’aurai le feu vert pour le prendre uniquement après mes résultats sanguins : si le dosage de β-HGC est positif, alors je foncerai à la pharmacie. Sinon, j’attends encore bien patiemment.
Voilà comment, samedi en fin de matinée, une semaine avant la date prévue, on m’annonce ‘dosage β-HGC négatif’. Pas de prise de médicaments et retour à la PMA lundi matin.
Et moi samedi matin, je n’étais pas du tout prête à m’entendre dire ‘dosage négatif’. J’aurais acceptée n’importe quel traitement, qu’on me demande de refaire un dosage le dimanche matin, n’importe quoi mais pas ‘dosage négatif’.
Alors bien sûr, on pourra toujours dire qu’à 10 jours post-ponction ou 8 post-transfert c’est un peu tôt pour faire un dosage, le fait est que le résultat est là. Garder espoir ? à quoi bon ? J’ai une semaine pour me préparer, pour m’habituer à répondre sans larme, sans grimace, aux quelques personnes qui sont au courant que ‘non, le résultat n’est pas bon, je ne suis pas enceinte’. Une semaine d’espoir, voilà ce que j’ai perdu. J’aurais aimé pouvoir y croire encore. J’aurais aimé comme tous les autres couples avoir droit à 2 semaines d’espoir. 2 semaines pour y croire, 2 semaines pour se dire que tout ce traitement n’aurait pas été vain. Non, je n’aurais eu que 8 jours.
Il reste peut-être un infime espoir, et par moment je m’y accroche, je m’y cramponne à cet ultime espoir. Tant qu’il est là, je tiens le coup. Mais s’il s’éteint définitivement demain, j’ai peur de m’effondrer, peur de lâcher prise… Et pourtant je sais déjà que comme tant d’autres, je trouverai, je ne sais pas encore comment, je trouverai la force de repartir et d’envisager un nouveau traitement. Mais cette fois là, il n’y aura plus l’innocent et fol espoir d’un beau succès. Plus jamais je ne vivrai de protocole fiv avec la certitude que ça va marcher.
‘Jamais on ne donne tant que lorsqu’on donne de l’espoir’. Et quand on retire cet espoir ?
15:56 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fiv, pma, espoir
03.10.2007
Ponction : H-18
On y est : la ponction doit avoir lieu demain matin vers 9 heures. Et à l'approche de cette échéance, j'ai doublement peur : peur que ça ne se passe pas bien et peur de basculer dans la phase où je ne maîtrise plus rien.
A priori, la ponction est un geste parfaitement maitrisé mais j'angoisse quand même un peu à l'idée de cette aiguille qui va transpercer un vingtaine de fois ma paroi vaginale (enfin, si on se fie au comptage de follicules réalisé à la dernière échographie). De toute façon, je serai dans les vap' donc ça ne devrait pas être une expérience traumatisante.
Mais une fois que la ponction sera réalisée, plus rien ne sera entre mes mains. Je vais devoir laisser faire les choses. En fait, je ne maitrisais déjà rien depuis le début du protocole, mais le fait d'avoir un rôle actif avec les piqures me donnait l'illusion d'une part de contrôle. A partir de demain, ce ne sera plus du tout le cas. Bref, l'expérience fiv va se transformer une grande leçon d'humilité : il va falloir que j'accepte que nos embryons (si nous en obtenons) aient ou non toutes les qualités nécessaires à une implantation et un développement. Il faut que j'accepte de ne pas être maître du destin de mes embryons, pas plus que je ne le serai plus tard du destin de mes enfants. Et peut-être que cette part non-maitrisée est un bien : malgré tout le côté médicalisé de la fiv, le miracle de la vie restera quand même un miracle.
15:30 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fiv icsi, ponction


