28.01.2008
La loose capillaire
Mais comment font-elles ces filles à la coiffure impeccable qui tient toute la nuit. Pour moi c’est encore un mystère… Et pourtant je cherche, je fais des essais, je tente de nouvelles solutions mais rien n’y fait.
20 heures, je finis de me préparer. Le maquillage est ok, la tenue choisie et a déjà obtenue l’approbation de l’homme, ne reste que les cheveux. Bon il faut savoir que mes cheveux, c’est un peu le mix qui tue : racine grasse-pointe sèche, limite tendance paille avec la même souplesse qu’un rugbyman. Le tout sur une trentaine de cm, à mi-dos quoi. Rien à en faire de ces cheveux, ça m’agace. T’as qu’à les couper me diras-tu ! Sauf qu’il y a un truc qui m’agace encore plus, c’est d’avoir des cheveux sur le visage. Ah si ma mère lisait ça…car j’ai quand même traversé une période où Vanessa Paradis était un modèle, la fameuse période Joe le Taxi pendant laquelle je me baladais, comme toutes mes copines, avec la moitié des cheveux sur la figure et donc la tête en permanence inclinée à 45° pour pouvoir voir où je mettais les pieds ! Sauf que ça, c’est cool quand t’as 13 ans mais à 30 ans, t’as vite fait d’avoir un méchant torticolis et tout de suite, c’est moins glamour. Donc je veux garder mes cheveux longs pour pouvoir les oublier attacher. Mais pour sortir, j’ai envie d’autre chose qu’une queue de cheval ou un pauvre chignon-chouchou à la va vite. Donc je passe trois plombes devant ma glace à essayer de trouver la solution. Après de multiples tentatives, à grand renfort d’épingles j’ai la coiffure. Je suis prête ! Trop contente ! Et juste au cas où, avant de sortir, j’attrape un élastique tout simple vendu par lot chez H&M. Mais vraiment juste au cas où…
20h45, on est encore dans le taxi et déjà je sens qu’une partie de mes cheveux veut retrouver sa liberté. J’essaie de ne pas trop bouger, histoire de tenir jusqu’à l’arrivée, qu’on puisse se rendre compte de mes efforts. Alors tant bien que mal, ma coiffure va tenir une partie de la soirée mais invariablement, il arrivera un moment où je ne devrai mon salut capillaire qu’à mon pauvre élastique, ultime roue de secours. Mais avant d’en arriver là, j’aurai encore perdu une partie des épingles ce qui rendra encore plus acrobatique la prochaine coiffure. Alors si vous avez un conseil, je prends…
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04.01.2008
Dans la série...
Le 2 janvier 2007 le verdict OATS tombait. Un an plus tard, le 2 janvier 2008 un autre verdict tombait : FIV ICSI 2 négatif. Et comme si cela n’était pas suffisant, nous avons su aujourd’hui que les 2 embryons qui auraient être congelés n’ont pas résisté : un s’est arrêté à 6 cellules et le développement du dernier s’est arrêté alors qu’il avait atteint 8 cellules. Cette tentative que nous attendions, que nous envisagions plus sereinement car avec un protocole plus léger n’aura pas lieu. Un nouvel espoir s’envole. Encore un.
Aujourd’hui, J1 post-FIV. Soit J1 de C19 et nous démarrons notre 3ème année d’essai bébé (et ne venez pas me dire que 19 cycles en 2 ans, c’est pas possible, qu’il en manque !). Alors j’ai revu GFM (enfin pour le moment les miracles ne sont pas encore au rendez-vous mais il va falloir qu’il y arrive vu que la cigogne ne sait pas où j’habite, que le père Noël m’a oublié et que je suis fâchée avec l’Autre là haut). Bilan, mes ovaires sont encore bien gonflés, tellement qu’on dirait un sac de balles de golf à l’écran ! Mais il reste confiant. Pour lui je suis jeune (forcément, comme il n’y a pas de limite d’âge pour bénéficier de l’AMP ici il – en même temps bénéficier n’est pas le bon terme quand on voit les tarifs pratiqués), nous sommes capables d’obtenir des embryons donc nous obtiendrons une grossesse. Et déjà, il sait ce qu’il va modifier lors du prochain protocole. Car oui, on ne jette pas l’éponge, on va recommencer. On laisse ce cycle se passer tranquillement et dans environ 6 semaines (oui, les cycles de 28 jours, je trouve ça trop commun) on recommence.
Du coup, je me demande bien ce que je vais pouvoir raconter ici pendant 6 semaines…
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26.07.2007
Je suis perdue !
Ah vraiment super l’hystéroscopie ! Une semaine de saignement, rien que ça ! mais comme je n’ai eu ni douleur ni fièvre, je ne suis pas allée voir de médecin. Et comme j’étais en vacances au bord de la mer (ce qui est super pratique quand on a des pertes ridicule pendant une semaine), j’avais autre chose à faire !
Et comme en plus j’avais eu la bonne idée d’abandonner mon thermomètre sur les conseils insistants de gygy, je suis complètement perdue. Parce que les arguments à 2 balles du médecin comme quoi, il faut que je laisse tomber tout ça, que je sois plus cool et tout le tratra, c’est hyper convaincant quand je suis tranquillement assise dans son cabinet. Mais quand je suis à J25 et qu’il n’y a toujours aucun signe d’ovulation, mon thermomètre me manque. Ça me rassure de voir cette courbe se tracer. C’est la seule façon pour moi et mes cycles anarchistes de savoir où on en est. Alors aujourd’hui, je suis complètement perdue… et je n’aime pas ça du tout. Et je ne vois que 3 hypothèses :
- l’hystéroscopie a complètement détraqué mon corps et en fait ce n’était pas de saignement mais de règles (comme ça a commencé à J14, ça expliquerait qu’il n’y ait eu que de faibles saignements)
- l’hystéroscopie a complètement détraqué mon corps et je vais avoir droit à une ovulation hyper tardive, ce qui ne m’arrange pas du tout car ça va décaler le début du protocole fiv.
- Ce cycle sera anovulatoire (ça peut arriver à n’importe qui, une fois par an environ) et ne va durer que 30 jours.
Objectivement, je dois bien dire que les hypothèses 1 et 3 ne sont pas tout à fait crédibles… mais l’option 2 ne me plait vraiment pas du tout. Je pensais tellement pouvoir démarrer le protocole fiv début septembre. Et même si je réalise qu’après toute cette attente, on n’est pas à 10 jours près, ben ça me saoule quand même d’ajouter encore un peu d’attente.
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11.07.2007
Je veux rester dans la course
Je ne peux pas penser à mes années collège et lycée sans y associer une vraie copine et un vrai copain. Enfin, ils étaient, et sont toujours d’ailleurs, l’Amie, la vraie, la seule peut-être, et l’Ami, le vrai, le seul peut-être. Bien sûr, au sortir du lycée, nos chemins se sont séparés et mais les liens sont toujours restés. Et après quelques galères sentimentales, chacun de notre côté, nous avons tous les 3, la même année, en moins de 6 mois, trouvé notre moitié d’orange. C’était parfait, on continuait à vivre les choses en phase.
Et un jour, l’Ami s’est marié. Et il m’a fait l’immense cadeau de me choisir pour être à ses côtés ce jour là, être son témoin devant le maire et devant Dieu. En plus, il a su choisir une femme merveilleuse qui sait le rendre heureux et qui n’est pas plus mince que nous (ben oui, on veut bien laisser notre ami à une autre fille, mais il fallait bien qu’on lui trouve quand même un défaut).
Et puis, l’Amie a eu un premier enfant, un superbe garçon. Et pour la première fois je restais béate d’admiration devant ce bébé (qui pourtant était affreux). Mon amie avait réussi à faire ça ! et comme c’est mon amie et que je la connais bien, je sais qu’elle n’a pas de supers pouvoirs mystérieux, je sais que son corps fonctionne comme le mien, je sais ce qu’elle fait quand elle se retrouve seule avec son homme le soir venu dans sa chambre… Du coup, ça me paraissait vraiment incroyable qu’elle ait pu faire un bébé, tout fini, parfait. Et par la même occasion, je réalisais que peut-être moi aussi, un jour, je serais capable au mon tour d’un tel miracle.
Cet été, l’Amie va donner naissance à son deuxième enfant. Et l’Ami va devenir papa pour la première fois.
Et moi, je n’ai pas encore eu l’occasion de porter une robe magnifique pour laquelle je vendrais un rein. Et le bébé, il va encore falloir attendre un moment.
Alors pour la première fois, nos chemins s’éloignent un peu plus, nous n’avons plus tout à fait les mêmes préoccupations. Je reste sur la touche à regarder leur famille s’agrandir. Bien sûr, notre mode de vie a aussi ses avantages et surtout une énorme liberté dont nous profitons à fond mais je voudrais vraiment les rattraper très vite…
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02.07.2007
Pas de miracle
Je me demande s’il n’y a pas déjà une note avec ce titre. Remarque, je pourrais faire la même note tous les mois. Sauf que là, j’ai quand même fait un test de grossesse. Pourquoi ?
- parce qu’après avoir chuté à 12DPO ma température est remontée à 13DPO
- parce qu’il y a toujours un mince espoir que je ne peux taire
- parce que j’ai 20 tests de grossesse (vendus avec les tests d’ovulation que eux j’utilise)
Bien sûr, le test était bien négatif et ma température est bien redescendue à 14DPO (ce matin quoi) et j’attends le ‘début officiel d’un nouveau cycle’ (je trouve ça plus délicat pour annoncer l’arrivée des règles) dans la journée…Et elles n’ont pas intérêt à traîner maintenant car plus elles tardent maintenant, plus le début du protocole fiv s’éloigne…
Maintenant, ressortir le calendrier, refaire encore une fois tous les calculs, attendre avec impatience le rdv de la semaine prochaine, essayer de tenir le coup, espérer, espérer et espérer encore qu’on aura de la chance et qu’on fera partie des 22% de réussite dès notre première fiv…
14:42 Publié dans c pas de chance | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.05.2007
le couple face à l'infertilité
Suite à la brouille avec une amie très chère, je suis à mon tour aller voir sur le net ce qu’il se dit sur les couples confrontés à l’infertilité.
Et bien je comprends qu’elle se soit imaginée les pires choses. Car quand on lit ce que les psy racontent sur ces pauvres couples, on ne peut que penser le pire… D’après ces témoignages médicaux, le couple infertile va devoir affronter la déprime, une grave crise de sa sexualité, une remise en question vis-à-vis de ses propres parents, en grande jalousie vis-à-vis des couples ayant des enfants, etc. je veux bien croire que certains couples rencontrent quelques difficultés sur leur long et difficile chemin vers la conception, mais la généralité des articles qu’on trouve sur le net m’a étonnée.
Je ne pense pas être déprimée, ni mon homme. Bien sûr, il arrive que le fardeau de cette infertilité soit un peu lourd, mais nous le supportons bien et ensemble.
Je ne me suis jamais posée la question de l’infertilité de mon couple par rapport à mes parents. Peut-être juste parce que je n’imagine pas que mes parents aient eu des relations intimes pour concevoir mais je crois que c’est simplement que je ne construis pas ma vie en comparaison (voir en compétition) avec qui que ce soit.
Depuis que le verdict est tombé et que nous savons que nous allons être pris en charge par le PMA, notre vie sexuelle me semble parfaitement épanouie, et qui plus est allégée du poids de l’obligation de réussite. Finie la période où on calculait tout, où l’on espérait vraiment que la relation intime aboutisse à une grossesse. Nous avons fait ce deuil là et notre activité sexuelle s’en est sortie libérée. Que du plaisir, plus d’obligation de réussite.
J’imagine qu’après avoir glané de telles informations sur le net, il est facile d’imaginer que je suis devenue une névrosée psychotique avec des envies de meurtres… mais ce n’est pas le cas (enfin, pas encore) et j’aurais tellement aimé qu’elle ose me demander ce que je ressentais (mais peut-être aussi n’ai-je pas suffisamment montré que je restais ouverte au dialogue ?).
16:54 Publié dans c pas de chance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.05.2007
Pas de miracle
Une fois encore, pas de surprise. Pas même le temps d’espérer un peu. Car même si fertilityfriend m’annonçait ‘vous avez dépassé la durée moyenne de votre phase lutéale, vous pouvez faire un test’, ben je sentais que c’était juste une question d’heures. Et hop, encore un cycle qui se termine sans surprise. Et malgré tout, malgré les résultats des spermos, malgré la prise en charge en PMA, et bien comme à chaque fois, c’est une déception. Demain ça ira mieux….
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16.04.2007
Le verdict
Le verdict est tombé le 2 janvier à 9h53: infertilité.
L’horreur. J’avais rendez-vous à 10h pour une hystérographie et avant d’y aller, je passe au laboratoire récupérer les résultats du spermogramme de mon Homme. Je déchire l’enveloppe, cherche frénétiquement La ligne et découvre, oh désespoir, un pauvre petit chiffre bien ridicule. Et même si je ne suis pas une pro en lecture de résultat de spermogramme, je sais bien que 4 millions ce n’est vraiment pas assez.
Alors je me retrouve là, allongée sur une table bien froide avec ce drôle de liquide qui doit permettre de voir si mes trompes sont en bon état.
Apparemment tout va bien.
Bien sûr, des fois je suis une courge et je n’avais pas pensé une seule seconde que le produit radio opaque joliment teinté en rose, après être rentré, il allait bien falloir qu’il ressorte ! Du coup je me retrouve avec la serviette Vania d’avant la guerre –mais gracieusement donnée par la radiologue- collée au fond de ma culotte.
Mon gynécologue prend le temps de me voir entre 2 rendez-vous. Il a l’honnêteté de me dire les choses clairement : « n’attendez pas de miracle et dirigez-vous vers le centre de PMA. »
11h18 : j’ai été bien maligne de faire ma fière ce matin alors que mon Homme me proposait gentiment de m’accompagner ‘Non, pas besoin. Ce n’est rien du tout’. Oui ben si je n’avais pas fait la femme indépendante qui n’a pas peur d’aller chez le gynécologue pour un examen spécial, ben je ne serais pas là à me demander comment je vais bien pouvoir lui annoncer que ses petits zoïdes non seulement ne sont pas assez nombreux mais qu’en plus ils sont tordus et pas très vaillants.
En fait à voir ma tête, il a vite compris qu’il y avait un problème. Je ne sais plus exactement comment ça s’est passé… J’ai pleuré, il a accusé le coup, silencieux. Et puis parce qu’il est fort, parce qu’il a cette force de toujours tout positiver, il m’a dit « Bon, ben on va avoir des jumeaux » et ça nous a fait rire.
11h51 : nous voilà à taper ‘FIV ICSI’ sur google.
Le lendemain nous faisons notre première visite au centre de PMA, juste pour avoir des infos, une idée des plannings, etc. Et malgré leur déménagement, une biologiste très sympa nous renseigne. Prochain passage en France en avril, on peut espérer au mieux une fiv en septembre. Voilà, un an après avoir jeter ma dernière plaquette de pilule je peux faire une croix sur le bébé 2007. Ce sera au mieux un bébé en 2008….
12:05 Publié dans c pas de chance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fiv icsi, infertilité, PMA


