09.06.2009

Laboventure

G2 ne grossit pas assez. Voir il ne grossit plus. Il grandit mais a pris seulement 100 grammes au cours des deux derniers mois. Pas de quoi s’affoler mais suffisamment préoccupant pour que le pédiatre prescrive quelques examens histoire de vérifier l’absence de problème grave expliquant ce ralentissement dans sa courbe de poids. Voilà comment je me suis retrouvée au laboratoire d’analyses médicales un mardi matin.

L’objectif était simple : prise de sang et analyse d’urine pour mon petit. Le pédiatre avait conseillé de poser le ‘sac’ pour récolter l’urine avant de faire la prise de sang : en pleurant mon bébé allait faire pipi et le tour serait joué. Dès son réveil, j’embarque mon fils et son biberon direction le labo, convaincue que ce serait l’affaire d’un quart d’heure tout au plus.

L’infirmière confirme la théorie du pédiatre, positionne le petit sac autocollant et commence à chercher les veines. Enfin au moins une veine. Bien cachée la veine. Tellement bien cachée qu’il faut la chercher dans l’autre bras. Après 5 minutes de prospection, une infirmière bloque la veine pendant que l’autre arme la seringue et qu’une pauvre maman maintient tant bien que mal son petit vermisseau effrayé et hurlant. Après plusieurs interminables minutes d’aspiration intense de la veine, l’infirmière jette l’éponge : le sang risque de coaguler dans la seringue. Soit. Sauf qu’il n’y a pas suffisamment de sang. La quête reprend, sur l’autre bras. Par chance, une veine est rapidement trouvée et l’aventure prise de sang s’achève dans une rivière de larmes et de cris.

Restait juste à ouvrir la couche et récupérer le sac à pipi. Vide. Malgré toutes ses larmes, G1 n’a pas fait la moindre goutte. On remballe le tout et on attend 30 minutes pour changer le sac. Un biberon et une demi-heure plus tard, le fameux sac est toujours vide mais plus stérile. On le change et on repart pour une heure d’autonomie. Au bout du temps règlementaire, toujours rien. Pas une goutte malgré un caca bien présent lui. Troisième tentative, pas plus de résultat. Je décide unanimement de faire une pause et de laisser mon fils prendre son repas sereinement. A la fin de la sieste, on repart pour le laboratoire avec deux armes de choc : un biberon d’eau de coco et un petit frère. Je ne sais pas si c’est l’effet relaxant des jeux avec G2 qui ont permis à G1 d’oublier le sac collé à ses petites parties intimes ou s’il n’a pas pu lutter contre l’effet diurétique de l’eau de coco, seul le résultat compte. Et quel résultat ! 7 heures pour obtenir 8mL de sang et 10 mL d’urine.

Tout ça pour pas grand-chose, enfin si : il n’y a rien d’anormal dans les analyses ? Ouf…enfin on poussera le ouf définitif après l’échographie abdominale, dans deux semaines.

17.11.2008

Ma quarantaine

Après les 72 heures passées à la clinique (et encore, parce que j’avais les grumeaux, le tarif pour un seul bébé, c’est 48h), j’ai eu droit aux instructions de mise en quarantaine.

Les suites de césarienne c’est donc 40 jours :

- Sans galipette. En même temps, avec mon ventre tout mou, la cicatrice et le manque de sommeil, j’aurais plutôt la libido en berne.

- Sans porter de poids. Là, c’est un peu plus compliqué car ne pas pouvoir se baisser pour récupérer un objet par terre, c’est handicapant. Surtout quand l’objet est un bébé. Attention, j’ai pas dit que je faisais tomber mes bébés par terre, c’est juste que si quelqu’un les met dans leur transat, je ne peux pas les récupérer. Sauf si le transat est au pied du canapé où là, en plusieurs étapes, j’arrive à me baisser, choper la petite chose hurlante et me redresser avec elle.

- Sans cuisiner. Il paraît que la chaleur, ce n’est pas terrible pour la cicatrisation. Et bizarrement, j’ai plein d’envie de cuisine en ce moment. Sûrement une histoire de compensation, de trouver le plaisir là où on peut, quelque chose comme ça. Mais pour cela il faut du temps et de l’énergie alors je bave devant mon écran en visitant des blogs cuisine, j’accumule les recettes pour ‘plus tard’ (dans une autre vie ?) et je mange ce que je peux quand je peux.

- Sans sport. Et surtout pas d'abdominaux. Aucun problème : je n’ai pas le temps et si je l’avais, je choisirais l’option sieste réparatrice plutôt que la séance transpiration.

- De pertes de sang. Là, surprise. Personne ne m’avait prévenue. Innocemment, j’imaginais qu’on accouchait, qu’on saignait un peu (quand même, je ne suis pas complètement blonde) puis qu’on attendait tranquillement le fameux retour de couche. Pas du tout, les saignements ne s’arrêtent pas. Pire, ils jouent à cache-chache. Un jour on est là, pas le lendemain, bref tu ne sais plus sur quel pied danser et tu te trimballes toujours avec des protections.

J’en suis au 25ème jour de ma quarantaine. D’ici deux semaines, j’ai bon espoir de reprendre une vie plus active et autonome. Le problème, c’est que si mes nuits restent aussi actives qu’aujourd’hui, restera le problème de l’énergie et du manque de sommeil. Et pour ça, les grumeaux ne m’ont pas encore donné de délai.

16.10.2008

Oligo quoi ?

On croit tout connaître sur son corps de femme, sur les mystères de la reproduction et le déroulement de la grossesse et à 7 mois et demi de grossesse, on découvre encore de nouvelles choses.

Ainsi je viens de découvrir deux concepts : la maturation du placenta et l’oligoamnios.

Car oui, le placenta murit au cours de la grossesse. Sauf que dans 70% des cas, il n’atteint jamais le stade ultime, grade III pour les spécialistes, de sa maturation. Mais bien entendu, un de mes grumeaux a décidé de jouer au petit malin, et hop, un placenta mature ! Le petit rigolo a oublié au passage qu’il ne faisait que 2 kilos et que donc, un placenta un peu plus fonctionnel lui aurait été bien utile pendant quelques jours encore.

Quand à l’oligoamnios, je me doutais bien que ça cachait encore un truc tordu. Parce que ce méchant préfixe de ‘oligo’ n’a rien à voir avec des gentils oligo-éléments. Je l’avais découvert associé à ‘spermie’ et ce n’était franchement bon signe., du coup méfiance. Sur le compte rendu de l’échographie, c’est précisé ‘léger’ oligoamnios. J’aime beaucoup la précision toute médicale et absolument pas scientifique du terme ‘léger’. A quoi bon inventer un mot si compliqué pour parler de quantité de liquide insuffisante pour le qualifier de léger ? Mais apparemment, ‘léger’ ça parle à GFM : ça veut dire qu’on peut attendre une semaine pour l’accouchement mais pas 15 jours. Soit. Donc surveillance accrue : on passe à un contrôle tous les 2 jours.

Du coup, GFM a bien été obligé de sortir du vague et a fixé la date de l’accouchement tout en se réservant le droit de l’avancer, histoire de maintenir un peu de suspense. Un dernier week-end en tête à tête, sans oublier de surveiller l’activité fœtale de bébé2 puis ce sera la dernière ligne droite…

15.09.2008

C'est lui !

Aujourd’hui, j’ai rencontré l’homme de ma vie le pédiatre de mes rêves. Oh bien sûr, dit comme ça, ça a l’air de rien. Mais quand on a décidé d’être une bonne mère indigne et de ne pas allaiter ses rejetons dans un pays où l’allaitement est religion, ça revient à trouver la perle rare. Je ne voulais pas, comme certaines copines, aller chez le pédiatre la peur au ventre car après 2 semaines d’essais infructueux elles avaient abandonné le sein. Ou comme cette autre qui mentait sur l’âge de son morveux dans la salle d’attente pour ne pas recevoir les pires critiques car quand même, donner un biberon à un enfant de 3 mois, quelle honte !

Mais grâce à mon GFM, j’ai trouvé le bon pédiatre. Enfin, pour le moment, il est l’air parfait. Quand je lui ai annoncé mon souhait de non-allaitement, il ne m’a même pas demandé pourquoi et m’a même précisé que cela ne faisait pas de moi une mauvaise mère (comment ça, il est commercial cet homme ?). Il a même ajouté que s’il suffisait d’allaiter pour être une bonne mère, ça se saurait. Donc c’est réglé, il accepte ma décision et va prendre en charge mes grumeaux. Et comme c’est un pote à GFM, il sera même là à l’accouchement. Après avoir pu choisir mon anesthésiste (deux ponctions FIV et deux ponctions d’ascite, ça permet de tester plusieurs anesthésistes), l’équipe est complète. Et moi, je suis super rassurée de savoir que le jour J, je connaîtrai déjà toute l’équipe médicale présente. Si c’est pas des conditions de rêves ça ...

Par contre, impossible de prévoir un stock de lait pour l’arrivée des envahisseurs. Il paraît qu’il faut attendre de voir quel lait ils supporteront. Comme si mes bébés à moi allaient être fragiles et difficiles ! Déjà à la dernière échographie, j’ai bien vu qu’ils avaient mon estomac : c’est pas pour rien qu’à 27 semaines, ils faisaient tous les deux plus d’un kilo, que même il y en un qui faisait peut-être 1,5 kg et l’autre 1,2 kg (d’accord, ce ne sont que des estimations, mais ils sont loin d’être riquiquis – ce qui me rassure un peu quand je vois ce que me raconte mon pèse-personne !).

11.03.2008

J'en ai rêvé, Serono l'a fait

J’avais déjà parlé des joies liées à l’utilisation des ovules de progestérone et j’avais émis un souhait : un mode d’administration plus élaboré. Et j’ai été entendue ! OK, peut-être que ce produit n’a pas été spécialement développé pour moi mais je suis bien contente de pouvoir en profiter.

(Roulement de tambour)

Voici Crinone.

 

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Enfin une vraie bonne idée qui améliore sensiblement le confort des femmes en PMA. D’accord, je m’avance peut-être un peu, disons que ça a amélioré mon petit confort. Parce que non seulement l’application est super facile et beaucoup moins cracra, mais en plus je n’ai plus l’impression, comme avec Utrogestan, que la moitié du produit fini dans ma culotte. Apparemment les tests effectués ont montré que Crinone avait la même efficacité que Utrogestan alors pourquoi se priver ? Bon, petit bémol tout de même, c’est vendu hyper cher mais ça peut dépendre du pays.

Et puis c’est quand même agréable de voir que les laboratoires pharmaceutiques qui s’enrichissent avec le très lucratif marché des traitements de l’infertilité sont également soucieux du bien être de leur utilisatrices.

25.02.2008

Droguée ?

Nouveau contrôle ce matin et les nouvelles sont plutôt bonnes. Bon disons qu’elles ne sont pas mauvaises : mes follicules ont enfin compris ce qu’on leur demandait et ils grossissent au rythme attendu et tous ensembles. Je suis donc ressortie de la clinique de GFM avec trois médicaments dans mon sac à main isotherme :

-          - Gonal F

-          - Cetrotide

-          - Luveris

Et quand j’ai demandé à GFM à quoi servait ce petit nouveau, Luveris, il m’a juste dit que c’était pour la croissance de follicules. Un peu léger comme explication. Alors sitôt rentrée chez moi, je me précipite sur le net mais il n’y a pas grand-chose non plus. J’ouvre la boîte pour lire la notice et là je découvre 2 petits flacons qu’il va falloir mélanger dans …. Ben rien du tout ! Ils sont marrants des fois ces laboratoires pharmaceutiques, ils doivent penser qu’on a tous chez nous une réserve de seringues pour les cas d’urgence. Du coup me voilà à la pharmacie du coin pour acheter des seringues. Limite droguée la fille. ‘Non 10 ml, c’est beaucoup trop grand !’. ‘L’aiguille des 5 ml est impressionnante tout de même’. ‘Vous avec la même chose en plus petit ?’. Bref, le gentil pharmacien a fouillé le fond de son stock pour me trouver des seringues avec une aiguille la plus petite possible. Pour la peine, je lui en ai pris 6 (bon, c’est surtout qu’en cas de foirage ce soir, ça me laisse une petite marge).

Et Luveris, alors ? Ben d’après ce que j’ai compris, Gonal stimule les ovaires pour la fabrication de follicules et Luveris stimule les follicules pour qu’ils grandissent bien. Si avec tout ça, j’obtiens pas les champions du monde des embryons, j’abandonne !

24.02.2008

Tournicoti tournicoton

Hier, nouveau rendez-vous avec mon GFM pour vérifier l’état de mes follicules. Ils se développent, mais jusque là, rien d’exceptionnel. La bonne nouvelle c’est que pour une fois, ils semblent se développer de manière homogène. Alors peut-être que lors de la ponction on pourra espérer un meilleur score. Enfin, pour l’instant ce ne sont que des hypothèses et il faudra déjà confirmer demain que le rythme de croissance de ma colonie de follicules correspond bien à ce qu’on attend d’eux.

La moins bonne nouvelle, c’est que je n’ai plus le droit de faire du sport. Moi qui venait enfin de m’y remettre et qui m’y tenais (10 séances de sport sur les 2 dernières semaines), patatras ! Et tout ça pour quoi ? Pour un risque de torsion des ovaires. Sur le coup, j’ai cru que le GFM était devenu drôle et qu’il faisait de l’humour. Puis devant son air sérieux j’ai pensé que je n’avais pas bien compris (je rappelle que GFM et moi, on ne parle pas la même langue). Mais non, j’avais bien compris : plus de sport ! Et après une rapide recherche sur le net, je tombe sur ça :

« La torsion de l'ovaire survient surtout chez la femme jeune, sur des ovaires kystiques ou tumoraux, ou en période gestationnelle ou lors d'une PMA. L'ovaire augmente de volume et peut se tordre autour de son pédicule qui le relie à l'utérus (composé essentiellement de vaisseaux sanguins, ligaments et nerfs). Les douleurs provoquées par cette torsion ne sont pas spécifiques : douleurs pelviennes, nausées, vomissements. A l'échographie, on observe un ovaire hypertrophié (dont le volume est supérieur à la normale) et un épanchement dans le cul-de-sac de Douglas.  Autre signe échographique de torsion : la présence de nombreux follicules de trop grande taille. Dans de nombreux cas, la détorsion est spontanée après quelques heures et les douleurs s'estompent progressivement. Sinon, la solution est chirurgicale : le chirurgien (gynécologue) pratique sous cœlioscopie la détorsion, et/ou une ponction pour diminuer le volume de l'ovaire. »

Ce qui ne m’a pas rassurée du tout. Fini donc les 5 séances de sport hebdomadaires, fini le vélo (encore que si j’y vais tranquille, je crois que mes ovaires devraient réussir à tenir en place). Et le plus ridicule dans tout ça, c’est que dans quelques jours, une fois que le transfert aura été fait, ce même GFM me conseillera de reprendre une vie normale. Mais c’est quoi une vie normale ?

07.01.2008

Différents protocoles FIV ICSI

 

Déjà 2 FIV ICSI derrière moi, quelques comptes et des comparaisons :

 

 

Protocole 1

Protocole 2

J1

Décapeptyl

 

J2

 

écho : un kyste

J3

 

écho ok - Gonal F 112

J4

 

Gonal F 112

J5

 

Gonal F 112

J6

 

Gonal F 112

J7

 

Gonal F 187

J8

 

Gonal F 187

J9

 

Gonal F 300 + Citrotide

J10

 

Gonal F 300 + Citrotide

J11

 

Gonal F 75 + Citrotide + Choniorom

J12

 

Gonal F 75 + Citrotide + Choniorom

J13

Echo + pds

Gonal F 75 + Citrotide + Choniorom

J14

Gonal F 150

Ovitrel

J15

Gonal F 150

 

J16

Gonal F 150

Ponction

J17

Gonal F 150

 

J18

Gonal F 150

 

J19

Gonal F 150

Transfert

J20

Gonal F 150

 

J21

Gonal F 150

 

J22

Gonal F 150

 

J23

Gonal F 150

 

J24

Ovitrel

 

J25

 

 

J26

Ponction

 

J27

 

 

J28

Transfert

 

J29

 

 

J30

 

PDS = BHGC <1

J31

 

 

J32

 

 

J33

 

 

J34

 

 

J35

 

 

J36

 

 

J37

 

 

J38

 

 

J39

 

 

J40

 

 

J41

PDS = BHCG <1

 

     
 

8 prise de sang

3 prises de sang

 

14 injections

22 injections

 

4 échographies

7 échographies

   

4 900 €

 

 

Et malheureusement, les comparaisons ne s'arrêteront pas là... Bon soyons positive : malgré 2 échecs, j'ai la chance de pouvoir bénéficier d'une troisième tentative ! 

17.12.2007

Déclenchement H-5

Nouvelle échographie ce matin et il semblerait qu’il y ait assez de follicules dépassant les 17mm pour déclencher. Ce matin on comptait une douzaine de follicules de plus de 17mm alors après un instant d’hésitation, mon GFM a décidé de me donner le feu vert pour déclencher ce soir. De mon côté, j’ai un peu peur que ces follicules ne soient que des gros sacs vides comme lors de notre première FIV mais c’est le genre de chose impossible à prévoir. Alors je vais me faire une piqûre d’Ovidrelle ce soir (et oui, en passant la frontière, Ovitrelle a changé de nom pour se muer en Ovidrelle). 21H30 précises. Et mercredi matin, rendez-vous à 8 heures à la clinique. Le GFM m’a conseillé de venir avec mon homme si je voulais que ce soit lui le père mais j’ai eu la légère impression que si je leur avais dit que je n’avais pas d’homme, ça n’aurait pas été un gros problème. Le contrôle des centres de PMA n’est vraiment pas le même ici et je pense qu’à condition d’avoir les moyens financiers une femme peut s’en problème subir une FIV sans s’encombrer d’un homme. Le fait que moi j’ai la chance d’avoir le mien – d’homme- et donc c’est avec lui que je me rendrai pleine d’espoir et de follicules à la clinique mercredi matin.

Et ce matin, j’ai fait ma première prise de sang depuis le début de la stimulation. Jusqu’à maintenant, tout s’est fait en fonction des échographies. Par contre, pour avoir comparé les images de ma dernière échographie lors de ma FIV1 en France et celles faites ici, ça n’a rien à voir. Les images sont beaucoup plus nettes, tous les ovocytes mesurés dans les deux dimensions visibles sur l’écran et les photos des échographies sont ajoutées à mon dossier. Mais j’imagine qu’ils ont tout de même besoin de vérifier que mes hormones de partent pas en live avant la ponction. Et donc, ça a été pour moi l’occasion de découvrir le centre de ‘médecine diagnostique’ situé dans ma rue. J’entre, explique pourquoi je suis là et monte au 4ème étage comme on me l’a dit. Arrivée là, j’ai cru que je m’étais trompée : ça ressemblait à tout sauf à un laboratoire d’analyses médicales. Quelque chose entre l’agence de voyage de luxe et un hall d’hôtel. Mais c’était bien là. Après avoir rempli mon dossier (je ne vois quand même pas bien pourquoi ils ont besoin de connaître mon poids pour une prise de sang), on me fait payer, forcément rien n’est gratuit ici, et là une gentille infirmière vient me chercher. Bon je ne vais pas vous raconter la prise de sang, c’est toujours pareil sauf que là elle m’a montré qu’elle utilisait une aiguille toute neuve et elle a étiqueté le petit tube de sang sous mon nez histoire que je sois sûre : -qu’on n’a pas essayé de me refiler les pires maladies avec une aiguille usagée, - que c’est bien mon sang dans le tube avec mon nom dessus. Et pour me remettre de mes émotions, elle me proposait même de rester un peu dans leur salon où j’aurais pu profiter d’une connexion internet et de divers magazines. Quand à mes résultats, ils seront disponibles … demain après-midi ! Mais attention je pourrai les consulter directement sur le net. C’est peut-être pour ça qu’ils travaillent sans prise de sang ici.

05.12.2007

Kyste ovarien

Le J1 tant attendu est arrivé hier. C17 aura donc duré 44 jours et se classe donc en deuxième position de mon petit classement de durée des cycles ! Bref, en allant à mon rendez-vous pour l’échographie de cotrôle pré-traitement ce matin, j’étais hyper confiante. Après 44 jours, j’étais sûre que mon corps ce serat parfaitement bien remis de l’épreuve FIV. Mais pas du tout : le coquin n’a rien trouvé de mieux que de créer un kyste ! Horreur ! Surtout qu’en plus, quand c’est les autres qui en parlaient de leur kyste, je pensais juste ‘pas de chance’. Mais là je me suis dis ‘mais qu’est ce que c’est que ce truc ?’. Alors après une rapide navigation sur le net, j’en sais un peu plus sur cet indésirable phénomène.

Il s’agit donc d’un kyste fonctionnel, c'est-à-dire  que probablement suite aux perturbations hormonales subies dernièrement par mon corps, un follicule s’est transformé en kyste. C’est hyper fréquent, sans risque sauf que normalement il aurait dû disparaître à l’apparition des règles (par un mécanisme que je n’ai pas encore élucidé). Et tant que ce petit rigolo est là, pas de nouveau traitement. Demain matin, nouvelle échographie pour savoir si M. le Kyste s’est fait la malle - ou s’il commence au moins à faire ses valises-  ou s’il est définitivement tombé amoureux de mon ovaire droit !

Bien entendu, cette histoire me contrarie, j’étais tellement contente de pouvoir recommencer rapidement. D’un autre côté, tout ça me rassure sur mon GFM qui reste prudent et ne me fait pas prendre de risque. Et si le kyste invahisseur confirme sa présence demain, quelques pilules suffiront à le faire partir et on pourra commencer en janvier. Enfin, ça c’est la version optimiste du GFM car avec mes cycles à rallonge, janvier se transformera paut-être en février. Peut-être qu’il y a des recettes de charlatans grand-mères pour faire partir un kyste en 24 heures ???

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