19.11.2009

Le noir vous va si bien

Et ce n’est pas vrai uniquement pour la silhouette. Je viens de découvrir que l’effet slim du noir (ou des couleurs sombres) est également efficace sur les orteils.

Côté doigts de pied, je n’ai pas vraiment été gatée par mère nature. Si pour certaines c’est un atout charme, pour ma part, je fais partie de celles qui, sur la plage, enfoncent leurs pieds dans le sable. Mais ça, c’était avant. Avant de me lancer, d’oser parer mes orteils de couleur ! Finis les roses fadasses, les blancs transparents et autres beiges insipides. A moi la folie du bordeaux, du cognac, de l’opéra (je me demande bien où ils vont chercher les noms pour ces couleurs). Mes orteils s’affinent et s’affichent en technicolor.

Et qu’importe si le Elle nous calme le retour au nude. La couleur va bien à mes pieds et ça me fait du bien.

 

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Chaussures by Jelly.


18.11.2009

Blocage

Je bloque. Depuis plusieurs jours, impossible d’écrire trois lignes malgré les idées de note qui passent. Je voulais parler de la spécificité d’avoir des jumeaux, des arnaques marketing dans lesquelles je suis tombée en voulant le bien de mes rejetons, etc. Mais pour tout cela, il faut un minimum d’énergie que je n’ai pas en ce moment.

J’ai l’impression d’atteindre le bout du rouleau. Les grumeaux ont 390 jours et sur les 390 nuits passées depuis qu’ils sont là, je peux compter sur mes doigts celles qui ont été ininterrompues. Alors qu’il y a peu, j’ai naïvement cru que le problème était résolu, qu’ils avaient enfin grandi, patatra ! Deux nuits complètes seulement avant que ne reviennent les multiples réveils nocturnes. Le pire, c’est qu’ils se relaient les chenapans. Quand un décide de bien dormir, c’est l’autre qui fera la java toute la nuit. D’accord, j’exagère un brin. En fait de java, il s’agit de 2 ou 3 crises de larmes au milieu de la nuit. Une sucette perdue, besoin d’une caresse, de sentir une présence, que sais-je ! Le pédiatre parle d’angoisse de la séparation : les grumeaux auraient peur d’être abandonnés par leur mère. Théorie absurde inventée par des pédiatres hommes qui leur sert d’excuse, et en même temps à tous les autres hommes, pour ne pas se lever la nuit. A côté, l’affaire de Roswell, c’est de la conspiration de pacotille.

Bien sûr il y a les copines qui me disent de les laisser pleurer et peut-être que je n’attends pas assez longtemps avant d’aller les voir. Si la journée je n’ai aucun mal à laisser mes enfants pleurer, la nuit je trouve ça insupportable. Et puis je suis déjà réveillée, alors ça ne change pas le cours de ma nuit de me lever ou pas.

Si encore ils dormaient le matin, je pourrais compenser avec une grasse matinée. Mais mes petits lutins sont frais dès 6 heures du matin. Et sitôt le biberon englouti, ils partent pour une folle journée : tir de fils électriques, léchage de télécommande, tambourinage sur le laptop, etc. Après une demi-heure avec eux, moi aussi je suis parfaitement réveillée. C’est donc au cours de la journée que tout se gâte. Petit à petit, l’envie de dormir de plus en plus présente. Pire, la peur de m’endormir en sursaut. Et l’angoisse à l’idée de la fatigue supplémentaire accumulée par la journée (pas si terrible pourtant la journée grâce à la présence efficace de la nounou) qui fera que le soir venu, c’est une soirée sans saveur que je vais partager avec mon homme. Car tout autant que les nuits complètes, les moments avec lui me manquent…

C’est pour quand les nuits sereines ?

10.11.2009

20 ans

Il y a 20 ans, le mur de Berlin tombait.

Et je m’en souviens bien. J’ai des souvenirs nets d’il y a plus de 20 ans. Est-ce que c’est comme cela que l’on réalise que l’on vieillit ?

Quelques mois plus tard (contrairement à certains, je ne prétends pas avoir fait partie des privilégiés –ou visionnaires- présents ce jour-là à Berlin), je cassais un morceau du mur, à l’est, grâce au marteau de géologue de mon père. Petit fragment d’un monument tombé, il est depuis stocké dans la table de nuit dans ma chambre chez mes parents.

Dans 20 ans, qu’est-ce que ce morceau de béton représentera pour mes enfants ? Et que penseront-ils de leur mère qui était suffisamment âgée en 1989 pour se souvenir de cette année ?

04.11.2009

Un autre ?

Après avoir vécu les années ‘C’est pour quand ?’, je pensais qu’à partir du moment où les grumeaux débarquaient dans ma vie, je serai délivrée de La question. Point du tout, elle est suivie de La question2 : ‘Vous en voulez d’autres ?’. On ne sera donc jamais tranquille ?!

D’ailleurs, est-ce que j’en veux d’autres ? Dans l’absolu, peut-être. Sûrement même. Dans l’absolu. J’ai toujours trouvé que 3 enfants, c’était un bon chiffre. J’ai une sœur et un frère et globalement, j’ai trouvé ça sympa. C’est un peu léger comme argument. Suivant !

Je rêve d’avoir une petite fille. Jouer à la poupée, voir les grumeaux prendre soin de leur petite sœur. Donner une princesse à mon homme. Mais on ne choisit pas.

La vérité, c’est que j’adorerais avoir une fille mais je ne suis pas certaine de vouloir un troisième garçon. Peut-être qu’un jour je voudrais juste un troisième enfant, sans me soucier du sexe.

Pour n’importe quel couple normalement fertile, le débat s’arrêterait là. Pour nous, non. Reprendre les traitements, se reposer la question du nombre d’embryons à transférer (encore que là-dessus, on est bien en phase avec l’homme : des jumeaux, c’est génial mais plus jamais !), vivre l’angoisse de l’échec, etc.

Mon rêve, le vrai, serait d’une grossesse spontanée, miraculeuse. Une petite vie qui contre tous les pronostics s’inviterait. Le rêve…

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