18.08.2009

Sincère, enfin

Un ami, un vrai, un des seuls peut-être, va être papa pour la seconde fois. Et pour la première fois depuis bien longtemps, je me suis sincèrement réjouie pour eux.

S’il m’était arrivé de ressentir un profond désespoir à l’annonce de grossesse, mon homme m’avait interdit ces réactions. Et il avait raison. Il est dans l’ordre des choses qu’un couple autour de la trentaine souhaite faire un enfant. Et il est normal qu’il y arrive sans grande difficulté. C’est nous qui n’étions pas la norme (et fort heureusement). Une fois admis cela, les annonces de grossesse autour de moi ne me blessaient plus, je m’en réjouissais même. Enfin, c’est ce que je croyais. Car quand j’ai appris que mon ami attendait un deuxième enfant, j’ai compris ce qu’était que se réjouir sincèrement du bonheur des autres. C’était la première fois.

Peut-être que plus jamais je ne serai enceinte. Peut-être que les grumeaux seront nos seuls enfants. Et si je ne peux m’empêcher de rêver d’une autre grossesse, spontanée ou non, je suis consciente du bonheur qui est déjà là. J’ai la chance d’avoir pu porter mes enfants, de les avoir sentis bouger en moi, de les avoir sereinement attendu pendant 8 mois. Je sais que toutes les femmes n’ont pas cette chance. Qu’importe si je ne connaitrai jamais de grossesse spontanée, grâce aux grumeaux, je peux partager, sans aucune arrière pensée, le bonheur des gens que j’aime. Grand Dieu, que c’est agréable.

12.08.2009

Brève 2

Tu les as nourris ? me demande-t-on régulièrement à propos des grumeaux. La première fois, je n’ai pas compris, bien sûr que je les nourris sinon ils n’auraient pas tenu aussi bien jusqu’à présent. Et puis j’ai compris le sens caché de la question, par nourrir certaines personnes comprennent allaiter. Est-ce par pudeur, la peur de prononcer le mot ‘allaitement’, ‘donner le sein’, qu’importe, j’ai nourri mes enfants et je compte bien le faire encore quelques années. Mieux même, j’ai l’ambition de les aider à nourrir leurs esprits également.

11.08.2009

Brève 1

Entendu lors d’un déjeuner filles :  « Pendant les vacances, je n’ai pas pu m’empêcher de boire, les occasions étaient trop nombreuses. » Rien de choquant à première vue mais la fille qui dit ça est enceinte. Ça m’irrite un peu d’entendre des femmes dire qu’elles boivent ou ont bu de l’alcool pendant leurs grossesses. 9 mois sans alcool, ce n’est quand même pas si terrible. Est-ce par qu’elles sont tombées enceintes comme d’autres éternuent qu’elles ont cette légèreté ?


07.08.2009

Coupe de la Lune

Ça ressemble au titre d’une aventure d’Harry Potter mais c’est bien moins féérique. Je l’ai découverte récemment au hasard d’une errance webistique : la mooncup. Ou plus généralement la coupe menstruelle. Présentée comme l’alternative écologique aux tampons et autres serviettes absorbante, c’est un réceptacle en silicone qu’on introduit dans le vagin pour récupérer les flux menstruels.

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Alors si on lit l’avis des utilisatrices, c’est tout simplement génial. A condition d’arriver à bien le mettre en place, et là ça n’a pas l’air d’être simple. Soit. Personnellement, ça fait partie des choses que je suis pratiquement certaine de ne jamais essayer dans ma vie. Peut-être ne suis-je pas suffisamment à l’aise avec mon corps, mais déjà le tampon sans applicateur, je ne suis pas fan. Alors, l’idée de devoir retirer avec mes doigts de l’intérieur de mon corps un récipient (certes petit) rempli de quelques millilitres de fluides menstruels, beurk. Quand à la mise en place, je n’y pense même pas.

Le pire, c’est qu’on vous explique qu’il faut toujours avoir sur soit une bouteille d’eau en cas d’absence d’eau dans les toilettes. Ben oui, ta coupe, tu la vides, tu la rinces, et hop c’est reparti. Et là, la question de l’hygiène du truc me turlupine un brin. Certes, les toilettes sans lavabo, c’est assez rare de nos jours. Mais j’aurais eu tendance à me laver les mais avant d’aller récupérer la fameuse cup. Et se laver les mains seule, avec une petite bouteille d’eau, ça demande déjà un peu d’entrainement. Mais surtout, j’imagine une femme seule dans des toilettes sans lavabo (et donc forcément, limite propre), en train de faire sa petite vaisselle au dessus de la cuvette. D’accord, cette situation est extrême. Prenons l’exemple moins extrême de la piscine, situation où l’utilisation de la coupe menstruelle est recommandée. Là ce n’est pas l’eau qui manque. Mais le lavabo est devant les toilettes pas dedans. Alors là, entre deux personnes qui se lavent tranquillement les mains, tu vas rincer ton machin d’un air détaché.

Moi je dis ça, mais ça semble un business bien lancé. Plusieurs marques se font concurrence et le marketing est un marche : taille, couleur, matière : il y en a pour tous les goûts. Ou presque.

Ce n’est pas avec ça que je vais faire mes premiers pas d’éco-citoyenne. Par contre, mon corps a une démarche de réduction des déchets : avec des cycles d’environ 35 jours, c’est pratiquement 3 cycles de moins par an, ce qui est non négligeable à l’échelle d’une vie.

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