27.07.2009

Un dimanche...

Une balade à vélo avec mon homme. S’arrêter observer les singes en liberté et les oiseaux rouges aux ailes noires (je ne suis pas hyper forte en nom d’oiseaux, qu’importe). Marcher main dans la main. Se dire qu’un jour, on la fera ensemble cette ascension. Un déjeuner en tête à tête. Faire un peu de shopping. Aller au cinéma. Se demander qui de Johnny Depp ou Christian Bale est le plus sexy. Faire le choix de Christian, sans aucun doute. Retrouver mes grumeaux après leur bain, déjà en pijama. Tout cela un dimanche.

Un véritable luxe : pouvoir abandonner ses enfants une journée entière à leur nounou habituelle sans être obligé de vider les économies prévues pour leurs études. Profiter de ce luxe et oublier les soucis qui n’en sont pas vraiment.

22.07.2009

Presque neuf

Les grumeaux auront 9 mois demain. Et je me suis encore levée deux fois cette nuit. Deux fois pour le même bébé qui a du mal à retrouver le sommeil sans sa sucette. (Pour économiser des années ortho-dentiste, on a orienté nos bébés vers la sucette plutôt que le pouce, je doute aujourd’hui de la pertinence de ce choix).

Chaque nuit, je me jure que c’est la dernière fois que je me lève. Qu’ils sont grands, qu’ils doivent apprendre à se rendormir seuls, etc. Et je le fais. Quand je suis vraiment à bout, je les laisse pleurer. Et ils s’endorment très bien sans moi. Mais survient un petit rhume, des dents qui poussent, une bonne excuse pour se lever.

Il y a également une raison plus difficilement avouable : la peur. J’ai peur de la mort subite du nourrisson. Le risque est faible et pourtant, chaque année en France, quelques 300 bébés meurent ainsi. Si je me lève la nuit, ce n’est pas pour vérifier que mes enfants aillent toujours bien (quoique je ne retourne jamais dans ma chambre sans avoir vérifié la respiration de chacun des grumeaux). C’est pour vérifier leur position. En effet, depuis qu’ils maîtrisent leur corps, les grumeaux ont découvert qu’ils adoraient dormir sur le ventre. Exactement ce qu’il ne faut pas. Ce que nous ne voulons pas. Alors, lorsqu’un bébé pleure pour sa sucette, ou pour toute autre raison, je vais le voir, résous son problème (généralement pas bien compliqué) et je repositionne les deux sur le dos. Et je le ferai encore pendant les 3 prochains mois. Après ? Statistiquement, les risques sont plus faibles et puis je ne pourrai pas faire ça toute ma vie.

Si le risque n’est que de 1 pour 2000 naissances, il n’est pas nul. Et il a été de 100% il y a une vingtaine d’années quand ma première cousine (j’avais 10 ans et que des cousins garçons) est morte à 6 mois.

11.07.2009

Timide

 

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Gemelar1 est timide. Le verdict est tombé il y a quelques jours, lors d’une visite de contrôle chez la neuropédiatre. (parce que G1 continue ses séances de physiothérapie et donc, va tous les 2 mois chez la neuropédiatre vérifier l’efficacité de ce traitement qui nous coute un bras).

Je suis consciente qu’il ne s’agit pas là d’une grave maladie incurable mais c’est tout de même un handicap. Et je sais de quoi je parle. Si je fanfaronne ici, dans la vraie vie, pas cachée derrière un écran d’ordimini, je suis beaucoup plus réservée, carrément timide même. Et pour moi, c’est un handicap, ça l’a toujours été et j’adorerais m’en débarrasser.

D’après mon homme, il est bien trop tôt pour poser ce genre de diagnostique. Peut-être. Mais lui n’a pas vu mon petit homme au milieu des autres enfants. Alors que son frère s’amuse comme un fou avec les jeux des autres (qui sont forcément plus drôles que les 12250 qu’il a à la maison), G1 reste en retrait. Il a peur des gesticulations des autres enfants autour de lui. Il observe sans oser bouger. Il reste passif. Je connais cette attitude, je sais combien on regrette après de ne pas s’être lancé, de ne pas avoir osé. Et je ne veux pas que mon fils vive avec ces regrets.

Mais on peut y remédier paraît-il. Non pas changer son caractère mais l’aider à ne pas avoir peur des gens, des relations. Il faut plus de bruit à la maison : de la musique, des chants, des applaudissements. Plus de contact avec d’autres enfants. Plus de mouvement, de stimulation.

La playlist grumeaux est créée, mon homme et moi applaudissons souvent le moindre exploit de G1. Tous les matins, la nounou les emmène au parc pour qu’ils côtoient d’autres enfants. Et il reste certainement d’autres pistes à exploiter.

Nouveau rendez-vous fin août pour vérifier l’évolution de mon tout petit. Pourvu que…

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