30.06.2009
Flying Baby
Les grumeaux ont 8 mois et ils ont déjà connu 7 atterrissages/décollages. On ne peut pas vraiment parler de voyageurs de l’extrême mais juste d’un peu d’expérience pour eux. Et surtout pour nous. Parce que voyager avec des enfants, ce n’est jamais simple, mais prendre l’avion avec des jumeaux, c’est presque l’aventure.
Déjà, on t’a expliqué que pour ne pas détruire les oreilles de ton enfant, il faut lui donner à boire lors du décollage et de l’atterrissage. Sauf que mes fils ont rarement soif pile poil à ce moment-là. Et va forcer un enfant qui n’a pas soif à boire. La première fois, tu paniques. La seconde, tu lui files la sucette, le résultat est le même. La troisième fois, tu le laisses dormir et tu te contentes de faire bouger sa mâchoire inférieure. Ensuite, tu réalises que si ton enfant ne pleure pas, c’est juste parce qu’il va bien. Peut-être qu’il a compris tout seul qu’en déglutissant, il supprimait la légère gêne qu’il ressentait dans ses petites oreilles.
La première fois que tu prends l’avion avec ton bébé, tu prévois un paquet complet de couches. Avec un peu d’expérience, tu lui colles une couche spéciale 12 heures et tu prévois juste le change nécessaire en cas d’odeur forte et incommodante.
Lors des premiers vols avec bébé, tu emportes les biberons plein d’eau et les doses de lait dans la petite boite à doses. Et puis tu tombes sur un policier trop zélé qui t’oblige à gouter devant lui l’eau que tu as consciencieusement dosée. Alors tu as le choix : soit passée pour un terroriste sournois qui planquerait des liquides hautement explosifs dans des biberons, soit passée pour une mauvaise mère auprès des hôtesses de l’air. Comme très vite, tu réalises que n’importe quelle eau minérale fait l’affaire et qu’il est inutile d’être précis au millilitre pour un biberon, tu optes pour la mauvaise réputation aérienne.
Dernière leçon, la tenue. Pour les bébés, le plus simple possible. De toute façon, à cet âge-là, on ne mise pas tout sur le look. Plus compliqué, pour la maman. En effet, il faut trouver un bon compromis entre confort, féminité et cache-tache. Parce que bien entendu, le bébé voyageur se fera une joie de renverser ton verre de jus de pêche sur toi. Et crois-moi, il est difficile de traverser discrètement tout un avion avec la culotte plein de nectar de pêche. Heureusement, la robe multicolore à fleurs permet de cacher bien des choses.
Malgré cela, je suis certaine que le prochain voyage sera plein de surprises.
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19.06.2009
Mon MAM
J’ai assisté il y a peu à une conférence sur l’art moderne brésilien. Bien qu’il soit captivant par sa capacité à se nourrir des tendances venues de toutes parts, se les approprier et restituer le tout avec la touche brésilienne, je ne vais pas en faire la présentation ici.
La conférencière a débuté son intervention par une question :
« Qu’avez-vous dans votre musée imaginaire ? »
Rien.Nada.Nothing. Je n’avais pas de musée imaginaire. Et pourtant, quelle bonne idée que ce musée. Un musée virtuel dont je serai le conservateur. Un musée au budget illimité puisque virtuel. Et pourtant, grâce aux modes de communication modernes, un musée que je pourrais partager avec d’autres.
Depuis quelques jours, je cogite sur les premières œuvres que je souhaite voir entrer dans mon musée. Et là, je réalise que j’ai peur d’affirmer mes goûts. Ou plutôt d’admettre mon manque de culture, de connaissance de la peinture en affichant des goûts sans grande originalité. Dans le même temps je me dis que c’est en réalisant ma collection, en commençant à m’approprier certains tableaux, en m’habituant à leur présence que j’aurai envie d’aller plus loin. De découvrir plus. De connaître mieux.
Mon Musée A Moi vient d’ouvrir, il est là. (en cours de construction)
Et vous, il y a quoi dans votre musée imaginaire ?
23:13 Publié dans C tout autre chose | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.06.2009
Laboventure
G2 ne grossit pas assez. Voir il ne grossit plus. Il grandit mais a pris seulement 100 grammes au cours des deux derniers mois. Pas de quoi s’affoler mais suffisamment préoccupant pour que le pédiatre prescrive quelques examens histoire de vérifier l’absence de problème grave expliquant ce ralentissement dans sa courbe de poids. Voilà comment je me suis retrouvée au laboratoire d’analyses médicales un mardi matin.
L’objectif était simple : prise de sang et analyse d’urine pour mon petit. Le pédiatre avait conseillé de poser le ‘sac’ pour récolter l’urine avant de faire la prise de sang : en pleurant mon bébé allait faire pipi et le tour serait joué. Dès son réveil, j’embarque mon fils et son biberon direction le labo, convaincue que ce serait l’affaire d’un quart d’heure tout au plus.
L’infirmière confirme la théorie du pédiatre, positionne le petit sac autocollant et commence à chercher les veines. Enfin au moins une veine. Bien cachée la veine. Tellement bien cachée qu’il faut la chercher dans l’autre bras. Après 5 minutes de prospection, une infirmière bloque la veine pendant que l’autre arme la seringue et qu’une pauvre maman maintient tant bien que mal son petit vermisseau effrayé et hurlant. Après plusieurs interminables minutes d’aspiration intense de la veine, l’infirmière jette l’éponge : le sang risque de coaguler dans la seringue. Soit. Sauf qu’il n’y a pas suffisamment de sang. La quête reprend, sur l’autre bras. Par chance, une veine est rapidement trouvée et l’aventure prise de sang s’achève dans une rivière de larmes et de cris.
Restait juste à ouvrir la couche et récupérer le sac à pipi. Vide. Malgré toutes ses larmes, G1 n’a pas fait la moindre goutte. On remballe le tout et on attend 30 minutes pour changer le sac. Un biberon et une demi-heure plus tard, le fameux sac est toujours vide mais plus stérile. On le change et on repart pour une heure d’autonomie. Au bout du temps règlementaire, toujours rien. Pas une goutte malgré un caca bien présent lui. Troisième tentative, pas plus de résultat. Je décide unanimement de faire une pause et de laisser mon fils prendre son repas sereinement. A la fin de la sieste, on repart pour le laboratoire avec deux armes de choc : un biberon d’eau de coco et un petit frère. Je ne sais pas si c’est l’effet relaxant des jeux avec G2 qui ont permis à G1 d’oublier le sac collé à ses petites parties intimes ou s’il n’a pas pu lutter contre l’effet diurétique de l’eau de coco, seul le résultat compte. Et quel résultat ! 7 heures pour obtenir 8mL de sang et 10 mL d’urine.
Tout ça pour pas grand-chose, enfin si : il n’y a rien d’anormal dans les analyses ? Ouf…enfin on poussera le ouf définitif après l’échographie abdominale, dans deux semaines.
02:45 Publié dans C médical ? | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


