26.12.2008
Montagnes russes
Les grands-parents ont débarqué il y a 10 jours. Première rencontre avec leurs premiers petits-fils, ils sont sous le charme (mais très sincèrement, je doute de leur objectivité). Depuis leur arrivée, mon moral joue les montagnes russes.
Points positifs :
- C’est agréable d’avoir de l’aide pour le biberon de nuit
- C’est touchant de voir mon père faire les cent pas dans le salon, un grumeau dans les bras parce que tu comprends, il n’aime pas quand on est assis.
- C’est reposant d’avoir deux paires de bras supplémentaires pour consoler des grumeaux grognons.
Points négatifs :
- C’est fatigant les conseils de ses parents
- C’est agaçant de voir que les grumeaux prennent de mauvaises habitudes
- C’est pénible de sentir la tension monter entre mon homme et sa belle-mère, de voir l’un devenir agressif, l’autre se vexer pour un rien, l’humour devenir narquois…
- C’est compliqué de prévoir les sorties (faut bien rentabiliser le voyage jusqu’ici), les repas pour 4, etc.
Dix jours de cette cohabitation délicate et pourtant je sais déjà que j’aurai la gorge nouée quand dans une semaine l’appartement retrouvera son calme agitation habituelle. Pointe de tristesse de ne plus voir les grands-parents s’extasier devant mes fils, culpabilité de priver les grumeaux de la présence de grands-parents, arrière-grands-parents, oncles, tantes et cousins. Je crois que les hormones me jouent encore des tours…
19:11 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12.12.2008
Cher Père Noël
Je sais que j’ai été particulièrement gâtée au cours de l’année 2008 avec un succès d’un protocole FIV, une grossesse sans problème et l’arrivée de merveilleux grumeaux. Malgré tout, je me dis que j’ai peut-être droit à un ultime cadeau pour clôturer l’année. Alors voilà, cette année ma liste sera bien courte, je voudrais une vraie nuit de sommeil.
Par vraie nuit, j’entends une nuit où je puisse me glisser sous les draps à l’heure que j’aurais choisie moi (et pas en fonction d’un biberon) et qui se termine quand mon corps aura rattrapé tout le retard de sommeil accumulé depuis bientôt deux mois. Bien entendu, cette nuit ne doit surtout pas être interrompue pour quelque raison que ce soit. Pas de biberon à donner, de couche à changer. Même pas de câlin à donner pour rendormir un gentil grumeau qui aurait fait un cauchemar. Une petite nuit, disons une douzaine d’heures rien qu’à moi. En ces temps de crises mondiales, ma requête est honnête et ne va pas plomber ton porte-monnaie privant ainsi des millions d’enfants d’un cadeau. Bien au contraire. Cette nuit serait aussi un cadeau pour les grumeaux qui profiteraient enfin d’une maman en pleine forme, fraiche comme une fleur et gaie comme un pinson. Coup double oserais-je dire (et je m’y connais en coup double).
C’est bien peu te dis-tu ! Soit ! Alors pour que le cadeau soit parfait et à la hauteur de tes compétences de seul et unique Père Noël, j’accepte que la nuit soit précédée d’une soirée en amoureux. (Entendons-nous bien, j’adore mes enfants mais c’est un tête-à-tête avec leur père que je veux pour la soirée). Une vraie soirée avec un apéritif suivi d’un diner romantique au cours duquel on ne s’empêcherait pas de commander une bouteille de vin de peur de ne pas assurer le prochain triathlon couche-biberon-rot.
Une dernière exigence ? peut-être mais là on rentrerait dans un domaine interdit au moins de 18 ans que tes chastes oreilles de Père Noël ne peuvent entendre…
17:12 Publié dans C du grand n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
10.12.2008
Chantons gaiement
Les enfants, c’est génial ! Enfin il paraît. Parce que pour le moment, les miens ne font pas grand-chose, voire même, rien d’intéressant. En bonne mère névrosée et inquiète du développement de sa progéniture, j’interrogeai le pédiatre pour savoir comment favoriser l’éveil des grumeaux. Cet homme réaliste et spécialiste des larves humaines m’a avoué que la seule stimulation à cet âge là était la voix humaine. Et encore mieux que de leur parler, je pouvais chanter pour mes enfants. Alors je m’y suis mise. Mais après avoir chanté 5 fois le premier couplet de ‘A la claire fontaine’, j’ai eu l’impression de me répéter. Bien que cela ne gêne en rien un grumeau parfaitement incapable de faire la différence entre lalalala et ‘…que je m’y suis baignée.. .’
Me voilà donc révisant mes classiques grâce à un site magique, et là, le choc ! C’est déprimant. La belle Hélène et son frère, Jeannette, Malbrough : tous meurent ! Et ce n’est pas la baigneuse dépressive de la claire fontaine qui va remonter le moral des troupes. Peut-être le petit matelot avec son miracle à 2 balles, mais encore…
Jusqu’à présent, le moral des grumeaux semble résister à l’annonce de tant de mauvaises nouvelles, mais jusqu’à quand ?
04:50 Publié dans C du grand n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


