25.09.2008
Nina les doigts de fée
La salle d’attente du cabinet de gynécologie, il y a quelques temps. L’homme m’a rejoint pour assister à l’échographie. Et en attendant notre tour, nous entendons les autres patientes parler de leurs massages drainants. Toutes semblaient avoir un masseur attitré pour améliorer leur situation de femme enceinte. A peine sortis, l’homme me dit que je devrais moi-aussi penser au massage lymphatique. Bizarrement, alors qu’il y a mille choses que j’oublie de faire malgré les reminders de outlook et autres post-it dispersés dans l’appartement, ça je n’ai pas oublié. Immédiatement j’ai pris contact avec une physiothérapeute.
Depuis maintenant 2 mois, toutes les semaines je pense une heure entre les mains magiques de Nina. Une heure de détente et de bien être. A la fin de la première séance, j’ai eu un choc : je me suis sentie légère des chevilles ! Elle avait réussi à soulager, certes temporairement, mes jambes lourdes. Et comme ce phénomène étrange de gonflement des chevilles et des pieds semble plutôt s’amplifier au cours de la grossesse, j’apprécie de plus en plus ces massages.
Merveille des merveilles, en bonne professionnelle, Nina a noté que je semblais avoir quelques douleurs lombaires (je crois que mes difficultés à passer de la position allongée sur le dos à la position allongée sur le côté l’ont mise sur la voie). Du coup, lors de la dernière séance, elle m’a fait faire quelques étirements pour soulager le bas de ma colonne vertébrale. Là encore, une véritable révélation : comment 3 petits mouvements même pas douloureux peuvent m’apporter un soulagement immédiat ? Qu’importe le pourquoi du comment, il faut que d’urgence je forme l’homme pour bénéficier de ce répits entre deux séances avec la pro.
17:02 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.09.2008
Miraculeuse ?
J’avais mal estimé ma consommation, ou la surface à traiter. Certainement la surface à traiter, beaucoup plus importante de jour en jour. Et quand j’ai voulu anticiper l’inéluctable fin du dernier flacon, j’ai découvert une rupture générale dans tout le pays… Plus le flacon miraculeux se vidait, plus j’imaginais les premières vergetures apparaître, la fin des maillots deux pièces, voire même la chirurgie esthétique…
Et puis, il y a une semaine, je reçois un mail magique : mon produit est en stock ! Preuve qu’il est parfois utile de cocher les petites cases ‘Alertez-moi quand le produit sera disponible’ (et voir sa boîte mail envahie de promotions et autres publicité). Deux fois plus cher qu’en France ! Qu’importe si ma dignité de femme sur la plage doit être à ce prix ! Et ce matin, le soulagement lorsque le livreur m’a confié ma précieuse commande.
Il ne me reste plus qu’à espérer que l’huile magique tienne ses promesses pendant encore quelques semaines. Le test ultime : le 8ème mois de grossesse, celui qui devrait voir mes grumeaux franchir allègrement la barre des 2 kilos, entrainant des efforts de tension d’une rare intensité sur une peau déjà bien sollicitée. Mais j’y crois et mon dermato aussi (et à 120€ la consultation, son avis vaut de l’or !). Si l’Huile « Tonic » remplit son contrat, Clarins aura gagné sa plus fidèle cliente.
00:15 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.09.2008
Préparatifs préparatouffe
La folle saison des préparatifs est lancée. Il était temps car nous ne sommes peut-êtrequ'à 4 semaines de la naissance.
Côté chambre des bébés, on ne note pas encore grand-chose étant donné que la livraison des lits n’est prévue que début octobre (oui, nous sommes super optimistes et convaincus que les grumeaux attendront bien sagement qu’on leur dise de sortir).
Par contre, côté valise pour la maternité, ça commence à s’organiser. Les supers méga protections pos-accouchement sont prêtes, cachées au fin fond d’un placard en attendant pour éviter que l’homme ne tombe dessus ce qui mettrait en péril nos relations intimes pour les 10 prochaines années. Achetée également la ceinture gaine, pratique courante ici et digne du top ten des accessoires tuent-l’amour. Sur les conseils de l’infirmière de la maternité, j’ai également investi dans des culottes taille haute, voir très haute la taille, histoire de ne pas avoir un méchant élastique qui me chatouille la cicatrice de la césarienne. Bref, un équipement complet terriblement glamour qui ne ferait pas rougir ma grand-mère.
Seule petite entorse au kit spécial 3ème âge, la tenue naturelle du minou. Après analyse du problème, je souhaite éviter à tout prix le rasage intégral par des infirmières car 1) je ne veux pas foutre en l’air des années de sages épilations 2) je trouve que ça gratte quand ça repousse après un rasage (alors la grattoune sur la cicatrice, même pas je l’envisage). Mais comme je ne suis pas non plus insensible du minou, j’y vais progressivement. À chaque visite chez l’esthéticienne, on tente de se rapprocher du but. Et si tout se passe bien, à la prochaine visite, je serai prête pour tenter l’expérience. Surtout, il sera grand temps de franchir le cap histoire de ne pas se retrouver toute poilue en cas d’arrivée surprise des deux rigolos.
15:15 Publié dans C du grand n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.09.2008
C'est lui !
Aujourd’hui, j’ai rencontré l’homme de ma vie le pédiatre de mes rêves. Oh bien sûr, dit comme ça, ça a l’air de rien. Mais quand on a décidé d’être une bonne mère indigne et de ne pas allaiter ses rejetons dans un pays où l’allaitement est religion, ça revient à trouver la perle rare. Je ne voulais pas, comme certaines copines, aller chez le pédiatre la peur au ventre car après 2 semaines d’essais infructueux elles avaient abandonné le sein. Ou comme cette autre qui mentait sur l’âge de son morveux dans la salle d’attente pour ne pas recevoir les pires critiques car quand même, donner un biberon à un enfant de 3 mois, quelle honte !
Mais grâce à mon GFM, j’ai trouvé le bon pédiatre. Enfin, pour le moment, il est l’air parfait. Quand je lui ai annoncé mon souhait de non-allaitement, il ne m’a même pas demandé pourquoi et m’a même précisé que cela ne faisait pas de moi une mauvaise mère (comment ça, il est commercial cet homme ?). Il a même ajouté que s’il suffisait d’allaiter pour être une bonne mère, ça se saurait. Donc c’est réglé, il accepte ma décision et va prendre en charge mes grumeaux. Et comme c’est un pote à GFM, il sera même là à l’accouchement. Après avoir pu choisir mon anesthésiste (deux ponctions FIV et deux ponctions d’ascite, ça permet de tester plusieurs anesthésistes), l’équipe est complète. Et moi, je suis super rassurée de savoir que le jour J, je connaîtrai déjà toute l’équipe médicale présente. Si c’est pas des conditions de rêves ça ...
Par contre, impossible de prévoir un stock de lait pour l’arrivée des envahisseurs. Il paraît qu’il faut attendre de voir quel lait ils supporteront. Comme si mes bébés à moi allaient être fragiles et difficiles ! Déjà à la dernière échographie, j’ai bien vu qu’ils avaient mon estomac : c’est pas pour rien qu’à 27 semaines, ils faisaient tous les deux plus d’un kilo, que même il y en un qui faisait peut-être 1,5 kg et l’autre 1,2 kg (d’accord, ce ne sont que des estimations, mais ils sont loin d’être riquiquis – ce qui me rassure un peu quand je vois ce que me raconte mon pèse-personne !).
23:04 Publié dans C médical ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2008
Mère indigne
Après la théorie sur la naissance, place à la pratique sur les soins apportés au(X) nouveau(X) né(S) : chaque couple reçoit un poupon équipé d’un horrible bout de caoutchouc en guise de cordon ombilical et une couche.
Premier exercice, le bain ! Il faut des volontaires pour faire une démonstration devant l’assemblé. Soudainement j’ai l’impression d’être revenue 20 ans en arrière, quand je croyais encore que le fait de fixer intensément mes chaussures m’éviterait à coup sûr d’être interrogée. Mais là, contrairement à une classe de collégiens, il y avait des volontaires. Par contre, malgré le temps qui passent, les volontaires restent toujours les mêmes : s’ils ont levé la main, c’est qu’ils savent déjà tout faire ! Place donc au contraste saisissant entre les couples qui sont venus pour se rassurer sur leurs futures compétences de parents et les autres, une minorité, dont nous faisons partie. Et pendant que certains font les malins, d’autres apprennent, sous l’œil bienveillant de l’infirmière, à passer le bébé d’un bras à l’autre, d’une position à l’autre, etc. Par contre, notre poupon devait avoir une faiblesse dans l’épaule droite car au cours d’une manœuvre complexe de sortie de bain, son bras s’est malencontreusement détaché…
Couche, lavage du cordon, du nez, des yeux, emmaillotage, tout y passe jusqu’à la cruciale étape de l’allaitement. J’ai toujours dit que l’allaitement, ce n’était pas pour moi (et par conséquent pas pour mes enfants) en me gardant la possibilité de changer d’avis pendant la grossesse. Sauf que malgré la pression locale (95% des enfants sont allaités et 50% sont uniquement nourris au sein pendant leurs 6 premiers mois), je n’ai pas changé d’avis. Mais je me prête au jeu et apprends la position du ballon de rugby avec un certain amusement (et aussi pour prouver à l’homme que je n’ai aucun problème avec mon corps, c’est juste que je ne veux pas donner mes seins en pâture à deux grumeaux affamés). Tellement prise au jeu, j’aurais presque pu, une fois encore, retourner ma veste. Et c’est la que ma voisine de cours, dans un élan de générosité me prête son poupon pour que je puisse tester la même position avec 2 bébés ! Ce fut une révélation : je n’allaiterai pas ! Déjà la lecture que quelques articles sur l’allaitement de jumeaux avec leurs petits schémas m’avait troublée. Puis, afin de voir à quel point j’allais être une mauvaise mère, j’avais poussé le vice jusqu’à aller visiter le site de la leche league et même trouvé des photos de mères épanouies allaitant leurs deux marmots en même temps. Déjà face à ces images, ma culpabilité s’évanouissait déjà. Mais quand j’ai eu mes deux ballons-de-rugby-poupons aux seins, j’ai définitivement oublié tout sentiment culpabilisant : mes enfants seront nourris au lait maternisé, ils se feront leur immunité tout seul, au hasard de la vie et tant pis s’ils n’ont pas les 3 points de QI supplémentaires que certaines études farfelues attribuent aux enfants allaités. Et puis pour être une bonne mère indigne, il faut prendre les bonnes décisions dès le début!
23:35 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.09.2008
Cours de préparation
Futur parents hyper consciencieux, nous avions décidé de suivre les cours de préparation à la naissance. Oui, ici on parle de naissance plus que d’accouchement. Etant donné que 90% des accouchements se font par césarienne, pas vraiment besoin d’apprendre à pousser, souffler respirer, etc. Consciencieux certes, mais pas fous non plus : nous avons donc attendu un week-end avec un temps bien pourri pour suivre ce cours.
Samedi matin, 9h15 nous arrivons avec un bon quart d’heure de retard. Déjà, on se fait remarquer. La salle est pleine (et moi qui ai téléphoné la veille pour vérifier que la session était bien maintenue !) et chaque couple doit se présenter. Fastoche sauf que tous les autres couples, et même ceux qui auront 3 fois le temps de tout oublier avant d’accoucher, présentent aussi leur bébé avec un prénom. Et après avoir appris que tel couple attendait une petite Stella, que tel autre allait avoir un petit Edouard, il manquait quelque chose à notre présentation. Voilà comment donner une première image de parents indignes d’entrée. Et ce n’était pas terminé.
Le cours en lui-même n’avait pas un grand intérêt si ce n’est celui d’expliquer quelques détails de l’accouchement. Et quels détails :
- rester allongée au moins 6 heures sur le dos, sans un oreiller après l’intervention : rien de plus confortable. Le pire : après ces 6 heures on vient pour la première douche post-césarienne, histoire d’être sûr que 48 heures plus tard on puisse vous renvoyer chez vous.
- Etre à jeun depuis plus de 8 heures pour l’intervention (ça ce n’était pas une surprise) et rester à jeun durant les 6 heures qui suivent l’intervention. Ça va me tuer ça, parce que les perfusions de glucose, ce n’est vraiment pas mon plat préféré !
- Avoir une sonde urinaire et sa poche à pipi tout le temps où on reste allongé sur la planche de fakir. Ça, ça n’aurait pas dû être une surprise sauf que je n’avais pas réalisé que la péridurale endormait aussi la vessie et tous les muscles qui évitent de terribles accidents au quotidien. Bonjour le démarrage glamour de la vie de mère.
- Une hospitalisation de 48 heures maxi pour une césarienne, 48 heures, qui en fait ne seront que 42 si on compte les 6 heures inertes, pendant lesquelles on doit se remettre de l’opération, apprendre à changer une couche, donner un biberon, faire faire un rot, etc.
La première journée de ‘formation’ s’achève par la visite du bloc opératoire multi-naissance qui peut accueillir jusqu’à 4 bébés (soudainement, on fait petits joueurs avec nos jumeaux) et la photo ridicule de chaque couple en tenue chirurgicale devant la table d’opération.
Bilan de cette journée : il faut ABSOLUMENT qu’on puisse négocier un séjour un peu plus long, au moins 24 heures de plus, histoire de rentrer chez nous un peu plus dégourdis.
J’ai également commencé mon conditionnement mental pour être suffisamment courageuse le jour J pour demander au personnel médical qu’il baisse le champ de séparation afin que j’assiste en direct live à l’arrivée de mes petits grumeaux : pas question que je sois la dernière à les voir (et si la nature est bien faite, mon ventre si encombrant aujourd’hui aura ce jour-là toute son utilité et me cachera les trucs les plus gores).
23:36 Publié dans C du grand n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



