25.08.2008
Le caractère divisible ????
J’imaginais un moment un tout petit peu émouvant, un peu particulier, ben pas du tout. Juste une paperasse administrative destinée à ne jamais servir, mais on ne sait jamais.
Et oui, parce qu’on ne vit pas chez les Bisounours, qu’on sait bien que parfois la vie est capable des pires crasses, et qu’avec mon homme on n’est pas marié, nous sommes allés reconnaître nos futurs enfants. Et si pendant des années j’ai affirmé haut et fort que, quoi qu’il arrive, moi pas mariée, mes enfants porteront mon nom, aujourd’hui j’ai un peu changé d’avis. Bon d’accord, j’ai carrément retourné ma veste. En fait, je terriblement envie que mes enfants portent le nom de leur père, que ce lien existe de manière officielle. Parce que moi, je sais bien que ce sont mes enfants à moi. Et heureusement que j’ai changé d’avis car je crois bien que l’homme n’envisageait pas une seule seconde que sa progéniture puisse porter un autre nom que le sien.
Alors c’est fait, nous avons un petit bout de papier, copie de l’acte officiellement enregistré sur lequel nous avons reconnu avoir été ‘informés du caractère divisible du lien de filiation’. Drôle de formulation mais apparemment, ça veut bien dire qu’ils sont à nous deux (même si pour le moment j’ai un peu l’impression qu’ils sont un peu plus à moi). Démarche administrative que nous espérons ne jamais être utile, j’attends maintenant avec une certaine impatience l’étape suivante, celle du fameux livret de famille.
20:58 Publié dans C tout autre chose | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.08.2008
Olympisme
25ème semaine de grossesse et je suis dans une forme olympique. Bon d’accord, plutôt du style Manaudou que du style Phelps, mais la grande forme quand même. Tension ok, col parfait, poids… ben je n’ai eu droit à aucune remarque lors de la dernière visite, on va donc dire que c’est bon.
En fait, je le dois en partie aux grumeaux qui ont choisi de s’installer dans les hauteurs utérines et du coup, ils ne compriment pas le col. Parfait ! Sauf que du coup, avec mon homme on s’inquiétait : s’ils font la césarienne comme ils en ont l’habitude, ils ne vont rien trouver ! Inquiétude rapidement chassée par GFM qui m’assure qu’il sortira mes deux envahisseurs sans que la cicatrice ne dépasse du bikini. Et il a bien précisé qu’il parlait du bikini local et non des maillots de bain ultra couvrants français. Maintenant, il faut que mes alpinistes restent au sommet le plus longtemps possible pour qu’ensemble on atteigne sans problème la 35ème semaine de grossesse, objectif fixé pour l’accouchement.
Forme olympique pour moi et entrainement olympique pour les grumeaux. J’ai bien l’impression qu’ils sont en train de s’essayer à divers sports. Un semble déjà avoir fixé son choix sur le trampoline : il adore utiliser ma vessie comme tremplin ! Le second hésite encore : lute, judo ou boxe, son choix ne me semble pas encore très clair. Et avec les exigences actuelles de performance, c’est à longueur de journée qu’ils s’entrainent. Alors qu’il y a deux mois, je m’émerveillais de sentir les premiers mouvements, il m’arrive aujourd’hui de vouloir calmer les ardeurs de mes futurs champions qui bizarrement semblent vivre à l’heure chinoise. Et nos JO à nous ne s’arrêterons pas dans une semaine, on prévoit encore 10 semaines d’entrainement intense en milieu protégé.
16:49 Publié dans C positif | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.08.2008
Féminin mon ventre ?
Ce n’est pas que j’ai un problème avec mon corps ou que j’ose me plaindre de mon état de femme enceinte mais franchement, je me suis déjà sentie plus attirante que depuis quelques semaines. Bizarrement, ces jolis ventres ronds qui me faisaient baver d’envie chez les autres femmes, chez moi, je ne trouve pas ça terrible. Et comme j’osais dire à des copines que non, sincèrement, je ne m’aimais pas vraiment ‘enceinte’, on m’a carrément accusée de refuser ma féminité !
Qu’est-ce que la féminité a à voir là-dedans ? Il semblerait que pour ces intégristes de la maternité, il y ait un lien. De mon côté, j’ai beau cherché, je ne le trouve pas. J’adore sentir mes petits envahisseurs s’agiter dans mon utérus et regrette de ne trouver les mots pour décrire ces sensations à l’homme mais mon profil dans le miroir ne me plaît pas. Je ne refuse pas la présence de ce ventre (et heureusement car il est plutôt du genre bien présent) mais je n’ai pas encore pu me résoudre aux traditionnelles photos nues durant la grossesse.
Ce pseudo problème n’a rien à voir avec le regard de l’homme qui ne semble pas perturbé par mes soudaines modifications morphologiques, juste que je me préférais quand le pèse-personne, qui aujourd’hui frôle les 70 kilos, restait bloqué sous les 60 ! Est-ce si grave ? En suis-je moins femme pour autant ? Ou alors, est-ce déjà les premiers symptômes de la parfaite mère indigne ?
23:04 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01.08.2008
Et si c'était vrai...
Après un premier rendez-vous manqué suite à un incident technique (et oui, il y a des pays où les coupures de courant ça existe encore), nous avons enfin réalisé la fameuse échographie morphologique. Etape importante dans toute grossesse, mais particulièrement dans le cas d’une grossesse gémellaire où les résultats du tri-test ne sont pas fiables.
Après une étude approfondie des livres sur la grossesse qui s’empilent sur ma table de nuit, j’avais ma petite check-list histoire de pouvoir vérifier que l’échographe local fasse les mêmes vérifications qu’en France. Et sans grande surprise, il a tout bien vérifié. D’après lui, tout est parfait, et nos deux fois six cent et quelques grammes de bébés ont tout ce qu’il faut là où il faut. Chouette !
Rassurée par cette nouvelle étape franchie avec succès, je ne peux m’empêcher de penser qu’il doit y avoir quelqu’un, quelque part, qui protège mes petits grumeaux. En fait, depuis les premières semaines de cette grossesse, je demande souvent à la même personne de veiller sur eux. C’est un peu ridicule, et ça doit être soit hormonal, soit lié à une chute brutale du nombre de mes neurones car habituellement je reste plutôt cartésienne. La grand-mère que mes enfants n’auront pas la chance de connaître, la belle-mère que je n’aurais jamais rencontrée, la mère qui n’aura pas eu le temps de voir son fils devenir père, cette femme m’accompagne depuis quelques mois. Même si raisonnablement je sais bien que c’est inconcevable, je la sens me surveiller, l’impression de sentir son regard sur moi quand je marche dans la rue, regard bienveillant et protecteur pour cette nouvelle génération. Secrètement, c’est elle que je remercie de prolonger ce miracle, car même si les médecins ont fait le plus gros du boulot, il fallait un petit miracle pour que ces deux petites vies s’accrochent puis se développent normalement. J’espère qu’elle n’abandonnera pas mes grumeaux à la naissance et qu’elle les accompagnera un long moment pour qu’ils aient le sentiment, même absurde, de faire un bout de chemin avec elle.
22:05 Publié dans C compliqué | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


