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31.03.2008
Je l'ai entendu !
Rendez-vous à 10H30 pour une première rencontre avec notre ou nos bébés. Dès 9H20, je commence à regarder l’heure toutes les 3 minutes, histoire d’être sûre de ne pas être en retard à ce rendez-vous. Enfin arrive l’heure de partir : j’ai mon bloc note avec une liste de questions dans mon sac, je vérifie 5 fois que je n’ai pas oublié mon portable pour pouvoir appeler mon homme dès la fin du rdv. J’ajoute même un dictionnaire pour être certaine de bien comprendre tout ce qu’on va me dire. Rapide passage par la boîte aux lettres où je trouve une lettre de mes grands-parents avec une feuille de rameaux bénis. Alors même si je suis encore dans ma phase de réconciliation avec l’Autre, je pars rassurée et touchée par cette attention.
Mon GFM étant absent cette semaine, c’est une autre gynécologue qui fera l’échographie. Je la connais bien aussi et je préfère même quand c’est elle qui fait les échos : beaucoup plus douce et une excellente maitrise de l’appareil. Ça y est, c’est parti. Et tout de suite, en plein milieu de l’écran apparaît une tache noire. Sauf que cette tache patatoïde renferme en embryon. L’embryon fait riquiqui dans son sac gestationnel mais il est là et mesure 6,5mm. On me montre une autre tache sur l’écran : son cœur ! Et là, moment d’émotion : nous écoutons l’activité cardiaque de ce tout petit truc. Il y a bien un embryon en pleine forme.
On en profite pour mesurer la taille des ovaires (9cm tout de même) et, en passant du sac gestationnel aux ovaires on découvre un second sac ! Sauf que ce sac, il est minuscule, avec un embryon d’à peine 3,8mm mais avec une activité cardiaque.
Donc pour l’instant, il y a un embryon tout à fait normal et un autre dont l’avenir est très incertain, voir compromis. J’y retourne la semaine prochaine pour voir si le petit retardataire aura rattrapé son retard ou s’il aura abandonné la course. Quoi qu’il en soit, je suis rassurée d’avoir ‘entendu’ notre bébé. Et rassurée aussi sur mon ‘instinct maternel’ car, aussi bête que ça puisse paraître, j’ai vraiment été émue en écoutant cette activité cardiaque.
16:52 Publié dans C positif | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
30.03.2008
Combien ?
Suite aux multiples dosages de β-HGC que j’ai réalisés (5 au total en 2 semaines), on ne peut pas douter que je sois enceinte et que les 4 premières semaines se sont déroulées sans problème (à l’hyperstimulation près). Par contre, il reste une inconnue de taille : le nombre d’embryons qui se sont implantés.
Normalement, demain nous saurons si dans quelques mois c’est un Casse-bonbon qui pointera son bout de sont nez

Ou si ce sont des Grumeaux qui viendront nous rejoindre.

L’homme a une nette préférence pour la première option. De mon côté, j’avoue qu’autant à la première tentative je rêvais de jumeaux, autant aujourd’hui je sais que rien ne pourra me décevoir. La seule chose importante c’est qu’il y ait au moins un bébé en pleine forme dans 8 mois.
Quoiqu’il en soit, aujourd’hui nous sommes contents d’avoir refusé la proposition de GFM qui proposait le transfert de 3 embryons, car cette image nous aurait complètement paniqués !

09:24 Publié dans C compliqué | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.03.2008
5ème semaine
Aujourd’hui, j’entame la 5ème semaine de grossesse. 5ème semaine et aucun symptôme. Alors forcément, ça m’a paru louche, ce qui explique un peu les 5 dosages de β-HCG que j’ai faits. Car ce n’est pas dans le généreux but d’augmenter les profits du laboratoire du coin que j’ai multiplié les dosages. J’en avais besoin pour être rassurée. Parce que je ne sais pas comment elles font celles qui le ‘sentent’ tout de suite parce que moi, rien. Et pourtant, je suis hyper à l’écoute de mon corps. Et en plus, j’ai su que c’était positif à peine 12 jours après la fécondation. Donc dès ce moment là, j’ai enclenché le mode ‘ultra sophistiqué d’écoute de mon corps’ mais soit il ne fonctionne carrément pas, soit il n’y a vraiment rien à écouter. Parce que même en me concentrant à fond, mon odorat n’est pas plus développé que le mois dernier. A part mon pipi du matin qui se fait un peu plus matinal (la faute à deux ovaires-pamplemousse), je n’ai pas l’impression d’aller 4 fois plus souvent aux toilettes qu’avant. Les nausées ? Les seules fois où j’ai cru vomir, c’était uniquement à cause de l’hyperstimulation. Quant à mes seins, j’ai bien cru voir un changement de couleur de l’aréole il y a 10 jours mais ça n’a pas duré. Et c’est seulement depuis 2 jours (soit la fin de la 4ème semaine) que leur taille a sensiblement évolué. Et encore, rien de fulgurant. Bref, j’aurai bien du mal à raconter comment j’ai instinctivement senti que j’étais enceinte.
J’espère que l’échographie prévue la semaine prochaine rendra cette grossesse plus concrète car pour le moment, je ne réalise carrément pas. Et l’homme non plus. C’est d’ailleurs pour ça qu’on est d’accord pour attendre la 12ème semaine pour l’annoncer. Comment annoncer quelque chose qui nous paraît encore si abstrait ? Mais est-ce que l’image d’une tache de maximum 5 mm suffira à rendre cette grosses concrète ?
15:44 Publié dans C compliqué | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.03.2008
Angoissée
Rhaaaaaa ! J’y crois pas ! Après avoir été une névrosée de la conception me voilà névrosée de la grossesse. Je m’imaginais jolie et sereine, je suis gonflée et angoissée. Pour ma défense, faut dire que depuis la première prise de sang le 12 mars, les choses n’ont pas été hyper drôles : 2 ponctions d’ascite (3 litres puis 1,7 litre) et des ovaires qui se prennent pour des melons en compétitions au salon de l’agriculture. Et il paraît que ça va durer trois mois ! Donc forcément, un maximum de repos pour éviter tout risque de torsion des o-géant-vaires et des nuits pas top top. Parce que moi, j’aime bien dormir sur le ventre mais là, c’est mission impossible ! Même sur le côté, il n’y a pas moyen, c’est douloureux. Voilà pour les petits désagréments physiques liés à l’hyperstimulation !
Côté grossesse, j’ai encore bien du mal à réaliser que ça y est, notre troisième FIV aura été la bonne. Ou alors c’est un réflexe de protection : ne pas trop y croire tant que les risques sont importants. Car même si j’essaie de me rassurer en me disant que ce serait un bien mauvais coup du sort si cette (ou ces) petite(s) vie(s) partai(en)t trop vite, je sais aussi que le sort peut très bien choisir de s’acharner. Il ne connaît pas la pitié celui-là. Alors en attendant de pouvoir me réjouir complètement, je vis chaque jour comme une étape de plus vers la réalisation de ce rêve. Le dosage de mardi dernier était encourageant (886mUI/mL), mais le suivant m’a terriblement angoissée : 4273. Pourquoi s’angoisser ? Parce que la fameuse règle du taux qui double tous les 2 jours n’était pas scrupuleusement respectée entre ces 2 dosages. Finalement, ce n’est qu’hier, avec un dosage à 12859 que j’ai été rassurée. Maintenant, j’attends la première échographie pour y croire un peu plus mais j’ai l’impression que je ne pourrai pas me délivrer de mon angoisse avant la douzième semaine de grossesse ! Et cette douzième semaine est encore bien loin.
13:46 Publié dans C compliqué | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.03.2008
223
Rappel des événements :
29 février : ponction de 20 ovocytes matures
3 mars : transfert de 2 embryons de 8 cellules
5 mars : 4 embryons surnuméraires (2 morulas et 2 blastocystes) sont congelés
12 mars : dosage β-HCG – taux à 85 mUI/mL
13 mars : ponction de 3 litres d’ascite (hyperstimulation)
14 mars : dosage β-HCG – taux à 223 mUI/mL
En deux ans d’attente, j’avais souvent imaginé ma réaction, notre réaction face à l’arrivée de cette grossesse si attendue. Je voyais des sauts de joie, des larmes, des cris, l’euphorie. Mais il n’y a rien eu de tout cela. Certes il y a eu un instant magique où ensemble, nous avons cliqué sur le lien libérateur (oui, dans mon nouveau pays, pas besoin de se déplacer, on peut consulter ses résultats d’analyse directement sur le net et ça j’adore), où nous avons lu ce taux à ‘85’, mais aucun saut, aucune danse tribale pour fêter ça. Car ce soir là, je ressemblais plus à une vieille dame bossue qu’à une future maman. De larmes, il n’y a eu que celles de la douleur, face à un corps qui partait en vrille, des reins qui se bloquaient, un ventre qui ne cessait de gonfler. Mais ce soir, je commence enfin à savourer ce bonheur. Le taux d’hormones de grossesse a largement doublé, il me permet d’y croire. Apprécier ce bonheur tant attendu en espérant qu’il dure.
Deux ans d’attente, c’est long. Trois FIV, c’est éprouvant mais maintenant, qu’est-ce que je fais ? Comment ça se passe ? Quels sont les prochains examens ? Et la progestérone, à quelle dose dois-je continuer ? Et la toxoplasmose, quand est-ce que je dois refaire un test (car malgré tous mes efforts – consommation de viande crue, grignotage de fruits même pas rincés, etc – je ne suis pas immunisée). Bref je réalise soudainement ce soir que je suis un peu perdue –complètement ? – et qu’il faut d’absolument que GFM me vienne en aide dès demain.
22:27 Publié dans C positif | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Entre 2 dosages...
Ah quelle semaine ! Lundi, un ventre qui continue à gonfler. Mardi, passage chez mon GFM pour une échographie de contrôle : un peu plus de liquide mais rien d’alarmant. Sauf que dans la nuit, l’horreur, des sueurs froides, envie de vomir, limite malaise. Me voilà donc mercredi matin chez gygy pour mesurer cet épanchement. Toujours OK d’après lui mais on fixe déjà un rendez-vous pour le lendemain. Et hier, en me rendant à la clinique, j’étais prête à mettre un couteau sous la gorge des médecins pour qu’ils arrêtent la douleur, pour que chaque mouvement ne soit plus un supplice. Lors que l’échographie, j’attendais tellement qu’ils me disent OK, on va s’occuper de vous, que j’ai presque oublié la nouvelle. La grande nouvelle : contre l’avis du médecin j’avais profité de mon bilan sanguin de la veille pour demander un dosage de β-HCG. Et le verdict est tombé : taux à 85 UI/mL, douze jours après la ponction. Mais il était encore trop tôt pour sauter de joie. Et surtout, mon physique d’hippopotame m’en empêchait.
Par chance je n’ai pas eu besoin de mettre mes menaces à exécution pour qu’on me propose une ponction. Ouff. Et quelle ponction, pratiquement 3 litres d’ascite ont été retirés. Effet bénéfique quasi instantané ! Et très rapidement, j’ai eu envie de faire pipi. Pour la première fois de vie, j’étais presque heureusement d’avoir envie d’aller aux toilettes : mes reins, bloqués par la pression, se remettaient à fonctionner, quel soulagement.
Aujourd’hui, j’attends que mon corps se remette de tous ces bouleversements, histoire de pouvoir tenir plus de 10 minutes debout sans craindre le malaise.
Et puis nous attendons impatiemment les résultats du second dosage de β-HCG pour confirmer qu’il s’agit bien d’une grossesse évolutive. Il nous reste encore tant d’étapes à franchir.
15:15 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.03.2008
J'en ai rêvé, Serono l'a fait
J’avais déjà parlé des joies liées à l’utilisation des ovules de progestérone et j’avais émis un souhait : un mode d’administration plus élaboré. Et j’ai été entendue ! OK, peut-être que ce produit n’a pas été spécialement développé pour moi mais je suis bien contente de pouvoir en profiter.
(Roulement de tambour)
Voici Crinone.
Enfin une vraie bonne idée qui améliore sensiblement le confort des femmes en PMA. D’accord, je m’avance peut-être un peu, disons que ça a amélioré mon petit confort. Parce que non seulement l’application est super facile et beaucoup moins cracra, mais en plus je n’ai plus l’impression, comme avec Utrogestan, que la moitié du produit fini dans ma culotte. Apparemment les tests effectués ont montré que Crinone avait la même efficacité que Utrogestan alors pourquoi se priver ? Bon, petit bémol tout de même, c’est vendu hyper cher mais ça peut dépendre du pays.
Et puis c’est quand même agréable de voir que les laboratoires pharmaceutiques qui s’enrichissent avec le très lucratif marché des traitements de l’infertilité sont également soucieux du bien être de leur utilisatrices.
09:45 Publié dans C médical ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10.03.2008
Souvenirs...
18:28 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.03.2008
Les 4 fantastiques
Habituée de l’hyperstimulation, j’avais pris les devants et prévu un rendez-vous avec mon GFM (à la troisième FIV, on est beaucoup mieux organisé). Rapide échographie pour constater que oui, une fois encore je fais une légère hyperstimulation avec un peu de liquide dans l’abdomen mais rien d’alarmant. Maintenant il reste deux issues, soit il y a une grossesse et dans quelques jours les risques pourront être un peu plus importants, soit c’est un nouvel échec et avant même la prise de sang j’aurai retrouvé mon ventre plat d’avant. Bien entendu, j’ai eu large préférence pour la première option…
Comme j’étais à la clinique, j’en ai profité pour prendre des nouvelles de mes embryons. Et grande nouvelle, nos embryons sont partis pour un voyage dans le grand froid ! Alors bien sûr, certains ont eu peur de ne pas être suffisamment équipés pour affronter les températures proches de -200°C et ont renoncé au voyage. Mais il y a 4 courageux (2 blastocystes et 2 morulas) qui se sont lancés, vaillamment, dans la grande aventure. Alors bien sûr, on pourrait être tenté de dire que quatre sur les 16 restants ce n’est pas terrible. Mais il faut regarder les choses en face (ou alors depuis mon point de vue) : sur les 16 en culture, 7 étaient perdus d’avance (seulement 4 cellules à J3), il est restait donc 9. Statistiquement, seule la moitié des embryons parviennent au stade de blastocytes. Et pour une fois, les statistiques elles me plaisent. Alors non seulement je suis rassurée de savoir qu’on n’aura pas tout à recommencer mais surtout je suis hyper confiante pour cette tentative : la FIV 3 sera la bonne !
19:14 Publié dans C positif | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03.03.2008
Le rendez-vous
Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec mes embryons. Je n’avais pas eu de leur nouvelle depuis hier matin alors j’avais un peu peur de l’état dans lequel j’allais les retrouver.
Après avoir attendu une longue demi-heure avec mon homme, mon tour arrive enfin. Alors que je m’apprête à rejoindre directement l’étage où a lieu le transfert, on me demande de passer voir le gynécologue dans son bureau. Soudainement, l’angoisse. Pourquoi ce changement de programme ? Sur le 5 mètres qui me séparent du bureau de GFM, j’imagine les pires scenarios : transfert annulé, aucun embryon n’a tenu le coup, etc. En fait, il veut juste faire le point avec nous avant le transfert. Nous avons donc eu 18 embryons fécondés qui se sont tous développés. Sur les 18, 3 comptaient 8 cellules ce matin, 8 en avaient 6 et 7 n’en avaient que 4. Et donc le terrible choix : combien en transférer ?
Moi (sans aucune hésitation) : 2 !
L’homme (timidiement) : 2 (il n’a pas osé dire 1 de peur de terribles représailles conjugales).
GFM : Moi j’en mettrais 3.
Sauf que GFL il a très vite admis que les bébés, c’est pas lui qui allait les élever alors on est resté sur 2. C’est décidé, direction la salle de transfert. Une fois encore, on m’oblige à enfiler l’infâme blouse bleue avec charlotte et compagnie et on demande à l’homme s’il veut venir. Comme d’habitude, il répond qu’il préfère attendre dehors mais je lui suggère de venir me rejoindre après le transfert pour m’éviter de passer une demi-heure seule. Alors qu’on finit de m’installer, je vois l’équipe médicale arrivée avec à sa tête mon homme. Vainquant son appréhension, il vient assister au transfert en direct live. J’avais préparé mon IPod avec Bach pour me tenir compagnie et finalement, c’est mon homme qui est là (et c’est quand même mieux).
Voilà maintenant, verdict dans 2 semaines.
18:35 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


