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27.11.2007
Nouveau départ ?
Hier premier rendez-vous dans ma nouvelle clinique.
Ce rendez-vous j’y pense depuis que je suis arrivée ici. Car difficile d’avoir des infos sur les délais d’attente, les examens exigés, etc. J’y suis allée aussi stressée que s’il s’agissait d’un entretien d’embauche, après avoir vérifié 476 fois que le dossier médical était bien complet, comme j’aurais pu vérifier qu’il n’y ait pas de faute d’orthographe sur un CV.
Les 476 vérifications effectuées, me voilà, l’estomac noué, en route vers la clinique. Petite clinique privée située dans un quartier tranquille de la ville, elle n’a rien à voir avec le centre hospitalier où nous avons fait notre première tentative. Accueil très sympathique mais vu le prix des consultations, ils peuvent bien être accueillants !
Et enfin, la rencontre avec le nouveau faiseur de miracles. Chic mon dossier est complet ! Oupps, il manque le compte-rendu de l’hystéroscopie ! (D’ailleurs ils ne m’ont jamais donné le compte-rendu… Encore un examen qu’on m’aura facturé sans m’envoyer les résultats). Mais le GFM (gynéco faiseur de miracle) me fait confiance quand je lui assure qu’il n’y avait aucune anomalie. Et me propose de commencer… dès mon prochain cycle ! Je n’osais même pas espérer un démarrage aussi rapide.
Mais attention, d’abord on vérifie les ovules. Et hop, direct on passe dans la salle d’échographie. Je vois bien le mini coussin sur le fauteuil de l’échographie et pense que ça doit faciliter l’écho (meilleure position de la patiente, etc.). Bref, je me pause dessus. Sauf que pas du tout ! L’assistante qui prépare le matériel –ben oui quoi le GFM ne va tout de même pas faire ça lui-même !- m’indique qu’il s’agit d’un drap pour me couvrir les jambes. Quelle délicatesse ! C’est un tout petit rien mais qui change tout : on se sent beaucoup moins nue sur ce fauteuil. Et bien évidemment, ils ont aussi pensé à mettre un deuxième écran en face du fauteuil pour que je puisse voir mon petit monde interne sans perdre 2 vertèbres. Bref, GFM vérifie l’absence de kystes sur les ovaires, repère la trace de l’ovulation de ce cycle, et mesure l’endomètre du mois ! Bilan, tout est ok. Et si je m’en sens le courage (dixit GFM), on peut commencer sur le prochain cycle. Le courage ! Mais à l’annonce de cette nouvelle je sens des ailes me pousser ! Alors à J1, je l’appelle et si échographie et bilan sanguin sont bons, on démarrera un protocole court.
Sauf que l’homme, lui, ses ailes elles n’ont pas poussé aussi vite que les miennes. Il n’est pas rassuré de recommencer aussi tôt. Peut-être que c’est dangereux ? Alors ce matin, j’ai contacté mon ancien centre de PMA. Et ils sont plutôt rassurants. Bien sûr eux préfèrent attendre un peu plus entre chaque tentative, tout en reconnaissant qu’il n’y a pas de contre-indications médicales et qu’il faut que je fasse confiance à l’équipe qui va me prendre en charge. Alors oui, je leur fait confiance ! En plus, je sens que mon corps a parfaitement récupéré. Certes, il y aura fallu presque 2 semaines de règles, puis encore 2 semaines pour fabriquer un ovule. Mais il est prêt !
Fiv 2 : début la semaine prochaine !
14:23 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23.11.2007
Mauvaises raisons
La fiv, faudrait vraiment que ça fonctionne rapidement car :
- plus ça traîne, moins on aura le choix des prénoms because nos amis -qui eux se reproduisent à une vitesse hallucinante- auront pris les mieux (bon pour l’instant ça va encore, limite on se demande où ils ont cherché leur inspiration)
- on a beau dire mais l’élasticité des tissus n’est plus tout à fait là et contrairement aux autres, je n’ai aucune excuse
- moi aussi je voudrais pouvoir saouler les gens en racontant le bonheur intense de l’accouchement et ce moment unique d’émotion (à croire que tant que t’as eu de marmots, t’as pas eu d’émotions fortes)
- avec tous les cadeaux de naissance que j’ai faits, j’aimerais bien avoir un retour sur investissement
- va vraiment falloir que je me trouve un job (femme au foyer sans enfant, ça n’a vraiment pas de sens)
- à force, on va trop bien s’habituer à être tous les 2 et on voudra même plus s’encombrer d’un minot
Ok, elles ne sont pas terribles mes raisons. En même temps, difficile d’en trouver des meilleurs car autant c’est injuste d’avoir un subir un parcours pma, autant il n’y a aucune raison que ça aille plus vite pour nous que pour les autres.
08:45 Publié dans C du grand n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.11.2007
GPS hormonal
J’ai craqué, je l’ai ressorti, le thermomètre. Oh je sais, c’est mal, je m’étais pourtant promis de le laisser au placard tiroir définitivement mais aucune volonté au final. Mais voilà, je n’y tenais plus. Impossible de savoir où j’en étais. J’ai bien essayé de décrypter les signaux mystérieux de mon corps, sauf qu’il n’y a avait pas vraiment de signaux. Ou alors mon corps a décidé unilatéralement de changer le code de cryptage et du coup, je ne comprends plus. 33ème jour de ce cycle, le premier post-fiv (et le 17ème en mode essai). Deux tests d’ovulation pas négatifs mais pas franchement positifs non plus. Puis hier un test négatif. Alors peut-être que si j’en avais fait un dimanche, il aurait été positif. Peut-être ou pas, mais je ne peux pas non plus passer ma vie à faire trampouiller des bandelettes de papier dans du pipi. Alors ni tenant, les neurones en ébullition, j’ai pris La décision : ressortir le thermomètre. Et alors que je le préparais hier soir pour être certaine de ne pas oublier ce matin (comme si ma névrose avait une chance de disparaître soudainement dans la nuit), je réfléchissais à l’incertitude de la méthode, à la température qui ne m’apprendrait rien. Et évidemment, ce matin, c’est cette température que j’ai pu lire lorsque ce stupide objet a bipé dans ma bouche. Je n’en sais pas plus qu’hier sur l’état de mes hormones, impossible de me situer dans l’espace temps de mes cycles internes. C17J33, et je n’ai plus qu’à recommencer la danse du thermomètre avec le fol espoir d’obtenir une réponse demain matin.
18:00 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2007
Un long réveil
Trois semaines, c’est le temps qu’il aura fallu à mon corps pour se réveiller. Ou alors c’est le temps qu’il m’aura fallu pour accepter à nouveau d’entendre les messages de mon corps, le laisser s’exprimer, l’accepter comme il est : vide.
Bien plus que les bouleversements hormonaux directement induits par le traitement, c’est la réappropriation de mon corps qui fut difficile. Bilan de la fiv1 et de sa sympathique hyperstimulation : 4 kilos intégralement répartis dans le ventre (pour une fois, cuisses et fesses sont épargnées) et 10 cm de tour de taille. Alors si dans un premier temps j’ai pris ça avec philosophie, lorsque le verdict final d’échec est tombé, ben toute ma philosophie est tombée avec. Comment accepter ce corps tout gonflé, énorme, pour rien ? Ce corps je le détestais : il était gros et même pas accueillant ! Le seul contact que j’envisageais c’était les bras des mon homme pour pouvoir pleurer. Sauf que l’homme en question était reparti au loin pour travailler (et vu le prix des traitements, faut bien qu’il y en ait un qui travaille). Alors c’est seule que j’ai du affronter mon corps. Faire en sorte que très vite il retrouve son volume initial, regagner la fermeté originelle (bon ok, là c’est un peu du domaine de la science fiction), l’accepter à nouveau malgré son inutilité, admettre qu’il n’avait pas qu’une seule fonction… Et progressivement, on est redevenu ami. Par petite touche, l’acceptation s’est faite. Reprendre la crème hydratante, réinvestir dans une crème pour le buste (parce que pour le coup, ces tissus là aussi ont pris cher), et finir par passer 45 minutes dans la salle de bain tous les matins signe d’une amitié retrouvée. Mais il restait un tabou, un point que je ne voulais pas envisager et c’était plutôt facile pour moi étant vue la distance qui me séparait de mon homme. Et puis subrepticement, j’ai réalisé que mon homme me manquait physiquement, et pas seulement ses bras pour pouvoir pleurer. Et maintenant, je suis impatiente de le retrouver enfin demain. Peut-être que s’il n’y avait pas eu cette séparation, mon corps et moi on se serait retrouvé plus tôt mais je n’en suis pas sûre. Je crois vraiment que l’homme aurait été très déçu par nos retrouvailles s’il était rentré une semaine plus tôt…
20:21 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.11.2007
Le choix, épisode 2
Il y a quelques jours encore je me demandais bien comment choisir entre 2 cliniques pour ma prochaine fiv. J’avais commencé mon étude comparative, je m’apprêtais à créer un pur fichier excel pour évaluer les cliniques selon des critères bien définis et pondérés, bref une vraie usine à gaz ! Et puis la solution s’est imposée d’elle-même selon un critère que je n’avais même pas envisagé. Lequel donc ? J’y viens.
Un des critères de ma liste d’évaluation était l’accueil. Ben oui, au prix que je vais payer, manquerait plus qu’on ne soit pas aimable avec moi. Et là, j’étais donc décidée à prendre rendez-vous dans les 2 cliniques présélectionnées pour pouvoir me décider en toute connaissance de cause. Me voilà donc en train d’appeler les cliniques. Sauf que mes cliniques elles ne sont pas en France, même qu’elles sont dans un pays où on ne parle pas français. Clinique 1, pas de gros problèmes, j’arrive à me faire comprendre, une secrétaire très compréhensive avec mon niveau dans la langue locale, bref je raccroche en ayant obtenu mon rendez-vous. Rassurée par ce premier appel, je me lance à l’assaut de la seconde clinique. Et là, la catastrophe ! Impossible d’établir un dialogue intelligible avec la secrétaire. Même pas elle comprend ce que je veux et finit par raccrocher. Alors pour le critère accueil, ça fait direct une très mauvaise note. Bref, suite à cet appel épique, la décision est prise, ce sera clinique 1. Enfin, à confirmer lors du rendez-vous.
21:24 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.11.2007
Et si...
Si ça avait marché, j’entamerais aujourd’hui mon deuxième mois de grossesse… Mais ça n’a pas fonctionné et plutôt que de nous réjouir en nous imaginant bientôt parents, il nous faut envisager la prochaine tentative.
Ah si seulement la première tentative avait pu être la bonne…
11:25 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.11.2007
Le choix ?
Pour notre première tentative fiv, le choix du lieu a été facile car dès que l’on sort de la région parisienne, les centres d’aide à la procréation ne se bousculent pas vraiment. Et oh chance, il y en a un dans notre ville-accueil. Parfait sauf que ça n’a pas fonctionné et qu’il nous faut tout recommencer. Ailleurs, autre ville, autre pays. Et là, les centres, il y en a plein, limite trop. Comment choisir une clinique parmi tant d’autres (ok, j’exagère un peu mais ça me permet de croire qu’il y a plein de couples comme nous qui font vivre une multitude de médecins très spécialisés). Donc il y a plusieurs centres fiv à ma prochaine destination et donc il me faut choisir. Mais comment faire ce terrible choix ?
Les premières éliminations se font rapidement : exit les cliniques à l’autre bout de la ville (surtout que maintenant je sais comment ça fonctionne donc pas envie de passer 45 min dans la voiture aux aurores pour une simple prise de sang). Hors jeu également la clinique où le médecin se vante de tout faire lui-même : faudra qu’il me le montre son diplôme de gynéco-anesthésico-biolo-super-médecin-à-tout-faire. M’inspire pas trop confiance ce charlatan là. Je fais une croix aussi sur les cliniques qui proposent des tarifs à moitié prix en échange de la moitié de mes ovocytes : comment être sûre même en payant plein pot qu’ils ne vont pas m’en voler de mes petites cellules si précieuses. Donc, une fois ce premier effectué, il m’en reste 2. Et là, comment choisir entre deux cliniques jumelles ? La localisation ? Sachant qu’il y en a une à moins de 2 kilomètres de chez moi alors que l’autre est beaucoup plus loin… La formation des médecins ? Et là un des gynécologues a été formé en France (mais que vaut une formation effectuée il y a 20 ans dans la Rolls des hôpitaux français pour une technique qui a à peine 15 ans ?). Et bien sûr, le médecin estampillé ‘Etudes en France’ n’est pas dans la clinique d’à côté… Ah le cruel dilemme… Et compte tenu de l’investissement humain (et financier) que ça représente, je ne voudrais pas me tromper.
18:24 Publié dans C compliqué | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.11.2007
Sombre idée
On se redresse, on repart, on trouve rapidement la force d’envisager une nouvelle tentative de fiv mais de sombres idées se glissent au milieu de ce parcours. La plus terrible, et la dernière en date, le prix. Et oui, notre enfant, si toutefois il arrive, aura un prix. Et pour moi, c’est la plus détestable des constatations faites jusqu’ici dans le parcours PMA.
Je vais déménager dans quelques jours, quitter la France pour partir vivre sous des latitudes plus sympathiques. Alors les gynécologues m’ont conseillée de me renseigner sur les prix pratiqués là bas. Et bien sûr, devant leurs mises en garde insistantes, je me suis renseignée. J’ai contacté plusieurs cliniques, demandé les délais et les prix et attendu leur réponse. Oui, comme je l’aurais fait pour l’achat d’un baladeur mp3 ou d’un robot ménager, j’ai comparé les offres fiv. Voilà, maintenant je connais le prix d’une fiv en France et ailleurs. Je sais combien chaque tentative me coûtera. Un enfant n’a pas de prix, certe, mais pour nous, l’obtention d’une grossesse en aura un.
13:04 Publié dans C pas la pêche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


