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31.07.2007

Profitons-en

En cherchant bien (ou alors pour se rassurer) on trouve des avantages à l’infertilité. Bon d’accord, il n’y en a pas beaucoup…

Lorsque nous avons pris la terrible décision de faire un enfant, nous pensions que notre vie serait vite bouleversée par l’arrive rapide d’un bébé. Alors nous avions décidé de profiter pleinement des avantages de la vie sans enfants. Et pour nous, le principal avantage, c’est la liberté. Ne rien prévoir, ne rien planifier, tout faire au dernier moment. La soirée improvisée, le ciné de dernière minute, un week-end de rêve, etc.

Et comme cette période bénite avant la fin de la tranquillité s’éternise un peu, et bien on a décidé … de continuer à en profiter. A nous les soirées qui s’éternisent sans avoir à se soucier de l’emprunt qu’il faudra faire pour payer la baby-sitter, les week-ends avec les copains décidés le jeudi soir et prendre la route le vendredi sans savoir si finalement quelqu’un a pu réserver l’hôtel. Et je dois même avouer un plaisir mesquin : appeler les amis qui ont des enfants pour leur proposer le plan de dernière minute hyper tentant mais zut ! ils n’ont pas pu prévenir la nounou…(oui je sais, c’est naze mais il faut bien qu’il y ait quelques compensations)

 

30.07.2007

Il était temps

Alors que je n’y croyais plus, il m’a bien semblé détecter les signes d’une ovulation la semaine dernière. Et comme il me reste à peut-être 12000 test d’ovulation (ok, generalmarket c’est pas cher, sauf qu’on en achète toujours trop), jeudi dernier j’en ai fait un et oh !miracle, il était positif ! Super ! oui enfin l’ovulation à J26, je ne suis pas fan… parce que ça veut aussi dire un cycle de 39 jours et donc un début de protocole qui s’éloigne.

Et comme le départ de mon homme avait été repoussé d’une semaine, on a pu tenter notre chance une dernière fois. Et mon homme est convaincu que ça va marcher : il l’a senti ! Ouais enfin, je suis certaine qu’il a senti plein de trucs hyper agréable mais je doute franchement de ses soudains dons de médium…

26.07.2007

Je suis perdue !

Ah vraiment super l’hystéroscopie ! Une semaine de saignement, rien que ça ! mais comme je n’ai eu ni douleur ni fièvre, je ne suis pas allée voir de médecin. Et comme j’étais en vacances au bord de la mer (ce qui est super pratique quand on a des pertes ridicule pendant une semaine), j’avais autre chose à faire !

Et comme en plus j’avais eu la bonne idée d’abandonner mon thermomètre sur les conseils insistants de gygy, je suis complètement perdue. Parce que les arguments à 2 balles du médecin comme quoi, il faut que je laisse tomber tout ça, que je sois plus cool et tout le tratra, c’est hyper convaincant quand je suis tranquillement assise dans son cabinet. Mais quand je suis à J25 et qu’il n’y a toujours aucun signe d’ovulation, mon thermomètre me manque. Ça me rassure de voir cette courbe se tracer. C’est la seule façon pour moi et mes cycles anarchistes de savoir où on en est. Alors aujourd’hui, je suis complètement perdue… et je n’aime pas ça du tout. Et je ne vois que 3 hypothèses :

-         l’hystéroscopie a complètement détraqué mon corps et en fait ce n’était pas de saignement mais de règles (comme ça a commencé à J14, ça expliquerait qu’il n’y ait eu que de faibles saignements)

-         l’hystéroscopie a complètement détraqué mon corps et je vais avoir droit à une ovulation hyper tardive, ce qui ne m’arrange pas du tout car ça va décaler le début du protocole fiv.

-         Ce cycle sera anovulatoire (ça peut arriver à n’importe qui, une fois par an environ) et ne va durer que 30 jours.

Objectivement, je dois bien dire que les hypothèses 1 et 3 ne sont pas tout à fait crédibles… mais l’option 2 ne me plait vraiment pas du tout. Je pensais tellement pouvoir démarrer le protocole fiv début septembre. Et même si je réalise qu’après toute cette attente, on n’est pas à 10 jours près, ben ça me saoule quand même d’ajouter encore un peu d’attente.

17.07.2007

Panique

Vendredi hystérographie et dimanche... saignements. J'ai bien essayé de rester sereine dans un premier temps mais ça fait maintenant 3 jours aue ces saignements durent. Bien sûr, la PMA est fermée pour 1 mois ! Bien sûr je suis en vacances hors de France. Bien sûr j'angoisse. Et bien sûr, j'ai trouvé plein d'infos contradictoires sur le net :

Sur le site 1:

Les premières minutes après l'hystéroscopie diagnostique peuvent être douloureuses et nécessitent de rester allongé. Des anti-douleurs peuvent être administrés préalablement ou après l'examen. Pas dans mon cas.
Des antibiotiques ne sont en général pas nécessaires. Pas nécessaire non plus.
L'examen s'accompagne fréquemment de petites pertes sanguines pouvant durer de 1 à 7 jours. Voilà, ça c'est moi mais ils veulent dire quoi par "petites pertes sanguines"???
Une activité tout à fait normale peut être reprise directement après l'examen. Heureusement car on ne m'a pas dit le contraire !

Sur le site 2:

Précautions

- S’inquiéter d’un saignement abondant dans les suites immédiates. Justement je m'inquiète mais veulent dire quoi par "saignement abondant" ???

- Nul besoin de médications antiseptique. De toute façon, on ne m'a rien prescrit.

- Porter des protections propres et les changer fréquemment pendant 72 heures. ça veut dire au'on a forcément des saignement pendant 72 heures?!

- Eviter, pendant le même laps de temps les bains en général, en baignoire ou à la mer et les rapports sexuels. Alors là, j'ai tout faux : je suis aller à la piscine et à la plage et en plus on a fait des calins avec mon homme. C'est ça qui a déclenché les saignements ???

 

Bref, si demain j'ai toujours des saignements, c'est décidé, je vais voir un médecin.

La bonne blague

Deux rendez-vous pour préparer la fiv et une matinée passée à l’hôpital.

Tout d’abord, l’enfer de la salle d’attente du service d’anesthésie. Ce que j’ignorais, c’est qu’il y avait un service anesthésie dédiée à la gynécologie-obstétrique. Du coup, je me suis retrouvée à attendre avec 4 femmes enceintes, prêtre à accoucher dans les 3 prochaines semaines ! Mais j’ai été forte et j’ai affronté leur gros ventre et leurs discutions sur les cours d’accouchement pendant près d’une heure. Par contre, quand elles ont essayé de faire croire qu’elles étaient là avant moi, même pas pitié, je n’ai pas cédé mon tour !

 

Ensuite, encore une heure à attendre pour le test de tranfert ! Autre décor, mais encore moins rigolo avec les femmes, plus âgées, qui parlent de leurs différents cancers (ça devait être la matinée consultation-cancer) et là je me suis dit que l’infertilité, ce n’était pas si grave que ça.

Enfin on vient me chercher et on m’annonce qu’on va me faire une hystéroscopie ! Sauf que moi je ne m’y attendais pas du tout. J’étais venue juste pour qu’un médecin choisisse un tout petit cathéter et voilà que je me retrouve face à un tordu qui me pince le col de l’utérus ! Bon en réalité, il était très gentil mais il pensait qu’en me demandant de tousser je ne sentirais pas qu’il me pinçait le fameux col. Et ce n’est pas tout car pour qu’il puisse y voir clair dans mon utérus, il a fallu qu’il y mette de l’eau et un peu de bétadine ! Et devinez quoi ? je n’avais pas prévu de protection… Heureusement, une gentille aide-soignante avait ‘une garniture’(je croyais que seule ma grand-mère utilisait ce mot) pour moi.

Donc maintenant je sais que tout va bien.

Vivement le mois de septembre !

13.07.2007

Un ou deux ?

Comme prévu nous avons eu nos différents rendez-vous. Nous avons passé plus d’une heure avec le biologiste qui a vraiment pris le temps de nous décrire la méthode et les risques. Et parmi les risques, il y en a un tout bête auquel on n’avait même pas pensé : aujourd’hui, les plus vieux enfants nés de fiv ICSI ont à peine 15 ans ! Donc impossible d’avoir des infos sur leur fertilité ! Mais bon, comme pour le reste, les études n’annoncent aucune différence par rapport à des enfants ‘classiques’ on ne s’inquiète pas trop (de toute façon, ça ne changerait rien).

Et surtout, il a énormément insisté sur le nombre d’embryons à implanter. On était convaincu que c’était systématiquement 2. Oui mais voilà, le vent est en train de tourner. Car, et il a lourdement insisté sur ce point les grossesses gémellaires sont des grossesses à risque. Oui mais avec un seul embryon, on diminue par 2 les chances de réussite. Mais avec 2 embryons, si ça marche, on a 25% de chance d’avoir des jumeaux, et donc une grossesse à risque. Et quand je demande ce qu’il appelle une grossesse à risque, il me parle d’une patiente qui vient d’accoucher à 6 mois et demi de 2 bébés qui sont tous les 2 morts…

Alors c’est décidé : soit on a de la chance et on a 2 embryons au top du top et là on en implante un, et on se garde l’autre pour un TEC. Dans ce cas, le taux de succès cumulé est le même que pour l’implantation de 2 embryons. Soit on en a que des bof-bof et dans ce cas, faudra qu’un moins un des deux bof-bofs se débrouille pour s’accrocher (et si les 2 sont fortiches, ben j’aurai une grossesse hyper surveillée). Mais tout ça, c’est à condition que ça marche. Et là, les chiffres sont clairs. Dans la PMA où je suis suivie :

-         88% des protocoles débouchent sur un transfert.

-         43.4% des transferts entrainent des grossesses

-         34.5% des transferts se termineront par un accouchement.

 

En gros, au début du protocole j’aurai 38% de chance d’être enceinte et 30% d’accoucher d’un (ou plusieurs) enfants 9 mois plus tard ! Mais je suis super optimiste (la preuve : j’ai joué au Loto aujourd’hui alors que j’ai moins d’une chance sur 13 millions de gagner !)

 

Quand à la gynécologue, elle m’a juste déballée le protocole sans plus d’informations que mes copines de forums n’avaient pu le faire.

11.07.2007

Je veux rester dans la course

Je ne peux pas penser à mes années collège et lycée sans y associer une vraie copine et un vrai copain. Enfin, ils étaient, et sont toujours d’ailleurs, l’Amie, la vraie, la seule peut-être, et l’Ami, le vrai, le seul peut-être. Bien sûr, au sortir du lycée, nos chemins se sont séparés et mais les liens sont toujours restés. Et après quelques galères sentimentales, chacun de notre côté, nous avons tous les 3, la même année, en moins de 6 mois, trouvé notre moitié d’orange. C’était parfait, on continuait à vivre les choses en phase.

Et un jour, l’Ami s’est marié. Et il m’a fait l’immense cadeau de me choisir pour être à ses côtés ce jour là, être son témoin devant le maire et devant Dieu. En plus, il a su choisir une femme merveilleuse qui sait le rendre heureux et qui n’est pas plus mince que nous (ben oui, on veut bien laisser notre ami à une autre fille, mais il fallait bien qu’on lui trouve quand même un défaut).

Et puis, l’Amie a eu un premier enfant, un superbe garçon. Et pour la première fois je restais béate d’admiration devant ce bébé (qui pourtant était affreux). Mon amie avait réussi à faire ça ! et comme c’est mon amie et que je la connais bien, je sais qu’elle n’a pas de supers pouvoirs mystérieux, je sais que son corps fonctionne comme le mien, je sais ce qu’elle fait quand elle se retrouve seule avec son homme le soir venu dans sa chambre… Du coup, ça me paraissait vraiment incroyable qu’elle ait pu faire un bébé, tout fini, parfait. Et par la même occasion, je réalisais que peut-être moi aussi, un jour, je serais capable au mon tour d’un tel miracle.

Cet été, l’Amie va donner naissance à son deuxième enfant. Et l’Ami va devenir papa pour la première fois.   

Et moi, je n’ai pas encore eu l’occasion de porter une robe magnifique pour laquelle je vendrais un rein. Et le bébé, il va encore falloir attendre un moment.

Alors pour la première fois, nos chemins s’éloignent un peu plus, nous n’avons plus tout à fait les mêmes préoccupations. Je reste sur la touche à regarder leur famille s’agrandir. Bien sûr, notre mode de vie a aussi ses avantages et surtout une énorme liberté dont nous profitons à fond mais je voudrais vraiment les rattraper très vite…

09.07.2007

Beurk...

Alors aujourd’hui, une note un peu beurk mais il faut bien en parler aussi. Voilà, comme beaucoup de femmes, j’ai régulièrement mes règles. Enfin régulièrement, faut le dire vite. Disons qu’il n’y a pas des écarts énormes d’un cycle à l’autre. Mais voilà, je trouve que ces règles sont carrément un peu bizarres.

Bon il faut dire que pendant 10 ans, grâce à une super pilule, j’ai eu des super règles. Pas franchement abondant, en trois jours, c’était bouclé, que du bonheur (et en plus, mauvaise fille que je suis, il m’arrivait de zapper la semaine d’arrêt entre 2 plaquettes car quand même ça saoule quand ça tombe pendant les vacances en amoureux). Mais maintenant, c’est plus pareil du tout. Ça démarre sur les chapeaux de roue, 2 jours de folie pour lesquels j’ai presque pensé acheter la boîte des Tampax verte, celle avec marquée ‘Super’ dessus ! Sérieusement, je suis restée avec mes tampax jaunes, mais avec une autonomie limitée. Et après, pendant quasiment 5 jours, c’est l’horreur. Des petites pertes ridicules mais suffisamment présentes pour m’enquiquiner. Là c’est la période où même le tampax rose que tu mets avant de sortir le soir histoire de te sentir libre, tu pleures presque au moment de l’enlever (et ne me faites pas croire que ça n’arrive qu’à moi ce genre de grand moment de solitude, seule dans la salle de bain – ou les toilettes- à imaginer que je vais me retourner le vagin si je persiste à vouloir enlever ce put*** de tam** de mer****.)  Et même si Nana fait des supers protections spéciales string, je ne suis vraiment pas fan. Mais voilà, pendant 5 jours, je n’ai pas vraiment le choix.

Du coup, je commence à me demander si tout cela est bien normal. Si ça se trouve, mon endomètre ne se développe pas correctement et du coup, aucun embryon ne voudra jamais s’y installer. Et ça, comment on fait pour le vérifier ? Enfin, heureusement, dans 4 jours, je vois the PMA gynéco !

06.07.2007

Bientôt, bientôt

Hey, hey, dans moins d’une semaine maintenant, j’en saurai plus sur le fameux protocole que me réserve le gygy de PMA. Car bien sûr, comme la PMA est dans un hôpital universitaire, j’imagine bien qu’ils doivent avoir quelques spécialités… De toute façon pour moi, seul le résultat compte.  Alors qu’on me fasse autant de piqûres que nécessaire, qu’on laisse brybry se développer dans sa boite pendant 24, 48 ou 96 heures, je m’en moque. Tout ce que je veux, c’est une prise de sang positive avant la fin du mois d’octobre.

Et là, je suis toute excitée à l’idée de ce rendez-vous qui se rapproche sans même que je m’en rende compte. Comme si ce rendez-vous allait changer quelque chose à ma vie… Je sais déjà qu’il ne sera que le début d’une nouvelle attente mais j’aurai au moins l’impression d’avoir franchi une nouvelle étape quand j’aurai mes ordonnances sous les bras…

Et dans une semaine, j’aurai même fait le test de transfert. Bon j’avoue que là je suis un peu moins impatiente. Parce que bon ça, ça veut dire se retrouver une nouvelle fois devant un médecin, s’installer sur la super glamour table d’examen, avec les pieds bien là où il faut et arrive à se détendre malgré tout… mais bon, si ça augmente les chances de réussite du vrai transfert, j’y vais.

Allez, plus qu’une semaine et en avant pour une nouvelle étape…

05.07.2007

Du plaisir...

Depuis plus de 6 mois, je fais mes courbes de température. Les trois premières, c’était sur les conseils du gynécologue pour vérifier s’il y avait bien ovulation. Et ovulation il y a. Mais je continue. Je continue pour me rassurer et voir tous les mois ces fameux 2 plateaux thermiques, pour me rassurer et valider qu’on a bien fait tout ce qu’il fallait au bon moment. Mais il y a un dernière raison : pour savoir quand mes règles vont arriver. Car je fais partie de ces filles qui ne ressentent aucun symptôme particulier, les douleurs prémenstruelles, je ne connais pas (ce qui m’a énormément inquiété d’ailleurs, suis-je normale ?n’est-ce pas un signe d’infertilité ?). Alors, grâce à cette courbe de température, environ 24 heures avant l’arrivée des règles, je suis prévenue. Et pour effacer la déception (certes de plus en plus faible et facile à gérer), avec mon homme, nous profitons de ce répit. Le meilleur moyen que nous avons trouvé pour nous remettre ensemble de ce nouvel échec, c’est un énorme orgasme partagé. Mais pas comme les autres. Celui-là a quelque chose de particulier. En mieux. Plus intime. Comme s’il fallait que l’on se prouve qu’à défaut d’être capable de faire un enfant, on est encore capable de se donner du plaisir. Un immense plaisir.

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