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27.04.2007

On n'a pas assez de...

Notre premier rendez-vous a été hyper préparé, en particulier nous avions essayé d’anticiper au maximum tous les examens pour arriver avec un maximum de résultats au fameux rendez-vous.

Dès notre arrivée en France, nous sommes donc allés votre notre médecin traitant pour qu’elle nous fasse les ordonnances nécessaires. Bien sûr, elle nous demande quel est le problème. Et là, je lui répond sans réfléchir : ‘On n’a pas assez de spermatozoïdes’. Et elle ne peut s’empêcher de rigoler. Mais pour moi, c’est vraiment ‘on’. Ce n’est pas le problème de mon homme, c’est le nôtre. Ça n’aurait jamais été un problème si nous n’avions pas souhaité avoir un enfant. Et nous espérons bien que grâce à la fiv, ce ne sera bientôt plus un problème.

26.04.2007

OATS

La cause de notre infertilité a été clairement identifiée (ou au moins une des causes) et porte même un vrai nom barbare : OATS.

Oligo-Asthéno-Térato-Spermie, rien que ça pour un seul homme.

Alors ça veut dire quoi exactement ?

O pour Oligo : ben on peut dire que ça ne se bouscule pas au portillons des spermatozoïdes.

A pour Asthéno : ce sont des gros mous du flagelle, même pas capables de se bouger un peu.

T pour Térato : ce sont des aliens des spermatozoïdes, des zozos made in Tchernobyl.

S pour Saper le moral Sévère : Ben oui, pour être bien sûr qu’on aie bien compris que ça n’allait pas, le laboratoire ajoute cette petite précision.

Bref, pour concevoir nous ne disposons que d’un nombre insuffisant de spermatozoïdes et parmi cette faible quantité, il est difficile d’en trouver de suffisamment courageux pour arriver jusqu’au bout et s’il y arrive, il a de forte chance pour qu’un lourd handicap physique l’empêche de forcer la porte de M. l’Ovule. En gros, à moins d’un miracle, il n’y en a pas un capable de parcourir les quelques centimètres qui le séparent de l’ovule.

25.04.2007

Service AMP : 1ère visite

Une fois avalée le verdict concernant notre infertilité, nous allons l’après-midi même voir le service d’Aide Médicale à la Procréation de la ville où nous serons lors de nos passages en France. Ils sont en plein déménagement, prêts à s’installer dans les nouveaux locaux de l’hôpital mère-enfant. Malgré cela, une technicienne de laboratoire prend le temps de répondre à nos premières questions. Là encore, à l’annonce des résultats du spermo, elle nous confirme que la fiv semble toute indiquée. Mais surtout, elle nous donne un premier planning : si nous pouvons rentrer en avril pour voir un gynécologue nous ‘serons programmés’ pour le mois de septembre. Voilà le programme est posé.

Le rendez-vous est pris pour la fin du mois du mars.

La gynécologue nous reçoit. Un peu froide. Ça n’a pas l’air gagné. Elle débute son interrogatoire et nous annonce la liste des examens qu’il va falloir :

-         bilan hormonal à J3 (3ème jour du cycle pour les non-initiés) : déjà fait

-         hystérographie : déjà fait

-         sérologie HIV, hépatite A et B : déjà fait

-         nouveau spermogramme au labo de la PMA : déjà fait (l’élève sage-femme va les chercher – non encore tapés mais complets grace à la jeune femme du laboratoire déjà rencontrée en janvier)

-         caryotype : zutcrottedebique ! celui-là on ne l’a pas anticipé ! Bon la gynéco nous rassure, faudra juste l'avoir avant le début de la fiv.

Bon à part un examen, on a tout bon. Enfin, 3 mois sur les forums conception et une organisation tiptop et hop, rendez-vous PMA : objectif réussi. Du coup, la gynécologue se déride un peu. Et comprend qu’on n’a pas juste des névrosés mais que ne pouvant rentrer en France tous les mois, on ne pouvait pas se louper. Et puis nous avons bénéficié des conseils de cette technicien du laboratoire

Voilà, il nous faut attendre la décision de l’équipe médicale mais ce sera normalement une FIV ICSI avec protocole long.

Nous repartons avec une documentation FIV, la liste des examens et rendez-vous à prendre avant le cycle C, celui de la FIV.

Aujourd’hui, nous attendons toujours le courrier qui confirme notre prise en charge par le service de PMA (courrier qui se trouve quelque part entre la France et nous…)

24.04.2007

En parler ?

Depuis que le diagnostique est tombé, la question d’en parler ou pas se pose.

Si j’ai pu en parler très naturellement avec certaines amies, je n'arrive absolument pas à en parler à la famille et surtout à mes parents. Je suis incapable de leur en parler et je n’en ai même pas envie. J’imagine ma mère catastrophée par la nouvelle. Et comme en plus, le seul problème identifié jusqu’à maintenant est plutôt masculin, pas facile. Alors j’attends. Bien sûr je m’expose alors aux terribles discussions en tête à tête sur l’importance de ne pas trop attendre avant de faire un enfant, etc.

Mais voilà, la PMA a réussi à nous envoyer un courrier chez mes parents, alors qu’on avait bien donné une autre adresse. Alors depuis, à chaque fois que je l’ai au téléphone, elle insiste lourdement sur la question ‘tout va bien ?’, allant même jusqu’à laisser un blanc derrière… Surtout que moi je ne l’ai pas encore vue cette enveloppe (disons qu’avec un peu de chance, d’ici 3 semaines je l’aurais – le chemin est long). Du coup, je ne sais pas ce qu’il y a sur l’enveloppe. Peut-être juste le cachet de l’hôpital, peut-être celui du service de PMA… De toute façon, ce genre de chose on ne l’annonce pas au téléphone à des milliers de kilomètres.

23.04.2007

Je les déteste ??

Depuis que je sais qu’il me faudra passer par la fiv pour espérer avoir un enfant, je balance entre 2 sentiments face aux jeunes mamans. Ou alors, j’ai rangé les mamans en 2 catégories ?

-         la jeune mère la-maternité-est-un-épanouissement-total-mais : celle-là, en général, je la déteste. Elle va me parler du bonheur incroyable d’être mère, de tous ces sentiments extraordinaires que ça a fait naître en elle et puis elle va se plaindre. Elle va se plaindre de n’avoir pas pu dormir pendant 4 nuits, parce que tu comprends le papa qui normalement s’occupe des biberons de nuit était en déplacement, de l’angoisse permanent à chaque fois qu’elle laisse son rejeton à la nounou pour une soirée (la bécasse, elle peut rester chez elle plutôt que de saouler les gens en soirée avec ses pseudo-angoisses. Surtout que la nuit, le minot, il dort.). Certaines ajouteront des plaintes concernant les changements de leur corps , d’autres  sur la nouvelle donne au sein de leur couple. Bref, ces femmes là m’agacent.

-         La jeune mère c’est-top-mais-je-galère : elle, c’est ma copine. Ok, elle est super contente d’être mère mais bon, elle reconnaît que son bébé, il ne fait pas grand-chose. Limite, il ne sait rien faire tout seul. Alors les premiers bains, elle a bien galéré. Elle raconte avec un grand naturel les angoisses partagées avec son homme : il pleure, qu’est-ce qu’on fait ? Et elle avoue ne pas toujours avoir la solution, voire même avoir été en conflit avec le papa sur la gestion de la crise. Bref , elle avoue son impuissance dans certaines situations mais jamais elle ne se plaint, car quand même elle a vraiment de la chance…

Ben oui, elles ont vraiment de la chance d’avoir un enfant, de l’avoir eu sans passer par de multiples épreuves, sans avoir eu droit aux questions désagréables et regards inquiets.

Parce que oui, quand même, ça fait 10 ans qu’ils sont ensemble et n’ont toujours pas d’enfant. Il y a quelque chose de louche là-dessous. Elle doit être trop carriériste pour  envisager une grossesse… A leur age quand même, ils devraient y penser, etc.

Je crois que le pire, ce sont les mise en garde :  « n’attendez pas trop vous savez, avec l’age ça va être de plus en plus difficile. Moi il m’a bien fallu 8 mois pour être enceinte ».

Ah s’il nous avait suffit d’attendre 8 mois, même 12 ou 16 on était d’accord…

Voilà, ce n’est vraiment pas beau à dire, mais il y a une catégorie de jeunes mamans que je déteste (et je n’ai même pas tout à fait honte).

20.04.2007

Non, pas ce soir... Si il faut

Bien sûr, au début des essais on est tout fou. Et personnellement, l’arrêt de la pilule a carrément boosté ma libido. En plus, à cette époque, je ne travaillais pas alors même si on n’en était encore qu’aux tours de chauffe (car 3 mois de préservatif avant le début officiel), c’était exceptionnel.

Mais le temps passe, et on en arrive à se fixer un programme.

Alors nous avons essayé tous les 2 jours, et comme ça ne marchait pas tous les jours. Et puis à chaque nouveau cycle, on teste une nouvelle stratégie : plutôt le soir, ou le matin, en restant allongée après, etc.

Oui mais voilà, moi quand je rentre du boulot à 20 heures, que je suis debout depuis 6h30, il y des soirs où je n’ai qu’une envie : un thé vert à la menthe et un livre.  Mais il faut respecter le programme ! Alors il y a des soirs où seul l’un des deux est démotivé alors là c’est assez facile, on est encore suffisamment amoureux pour trouver les bons arguments. Et il y a des soirs où nous rentrons tous les deux épuisés par nos journées respectives et là, il faut arriver à se motiver pour pouvoir ensuite motiver l’autre. J’ai donc appris à me donner envie, étape indispensable selon moi pour pouvoir créer l’envie chez l’autre.

Fort heureusement, il y a encore des soirs ou des matins qui ne sont pas au programme mais où l’envie et le désir de l’autre sont très présents…

Et dire que si jamais on arrive à avoir des enfants, ils s’imagineront sûrement, comme 95% des gens, que leurs parents n’aimaient pas vraiment ça et qu’ils l’ont fait juste une fois ou deux, rien que pour avoir des enfants…

19.04.2007

Forums

La première source de renseignement de la névrosée de la conception, ce sont les forums sur le net. Impossible de dénombrer les sites traitant de la grossesse et de cette période, plus ou moins longue, qui la précède.

Bien sûr, en bonne obsédée par l’envie de bébé, j’y ai beaucoup traîné. D’abord en tant que simple lectrice de passage, et puis un jour j’ai osé. J’ai trouvé un forum où le ton général me correspondait, où je me suis sentie suffisamment à l’aise pour oser laisser mon premier post.

Ce qu’il y a de surprenant avec les forums, c’est la liberté de parole qu’il y a. On ose parler de chose dont personnellement je n’ai jamais parlé à mes amies. Mais comment caser les problèmes de sa glaire ou du fait de garder les pieds au mur ( ?!) dans une conversation autour d’un café avec des amis. Sur les forums, tout le monde est là pour la même chose, alors aucune honte.  Et puis c’est très rassurant de voir des mamans qui ont réussi avec succès le long parcours de la fiv. C ’est encourageant de suivre des filles qui sont en plein dans leur protocole : on compatie à leur souffrance lors de la période des piqûres, on retient notre souffle le jour de la ponction et du transfert, et on attend avec impatience les résultats de la prise de sang. Et puis il y a aussi les échecs et ça permet de garder les pieds sur terre, la fiv n’est pas le remède miracle.

Alors grâce à tous ces témoignages,  je trouve une partie des réponses aux questions auxquelles je n’avais même pas pensé lors du rdv avec gygy et j’ai l’impression d’être mieux préparée à ce qui m’attend. Même si ça n’empêche pas les terribles moments de doute (et je suis en plein dedans).

18.04.2007

13 mois, 11 cycles…

En 13 mois et 11 cycles, j’aurais au moins appris à écouter les subtiles messages que mon corps m’envoie pour tenter de me dire ‘hep toi, c’est maintenant qu’il faut y aller à fond dans les câlins’, ‘a y est, ovulation réussie’, etc.

Bien sûr, comme toute névrosée de la conception, j’ai commencé ma première courbe de température avant même que gygy ne me le demande. Et bien sûr, il m’a pris pour une névrosée ! Il paraît que j’intellectualisais (si !) trop tout ça. Peut-être, mais quand ça marche au bout de 3 mois, on veut bien croire au miracle, mais quand on n’a toujours rien après 6 mois d’essai, on commence à devenir curieuse, à se renseigner, se documenter…

Donc première étape : découverte de fertilityfriend.com. Tout simplement génial ! Et hop, pour quelques euros de plus, ils te donnent même tes chances d’être enceinte, à condition de bien noter tous les câlins faits et de préciser si c’était le matin, le soir ou les deux (pour l’instant je n’ai jamais eu à sélectionner both). Et qui n’a jamais fait sa courbe sur ff n’est pas une vraie essayeuse. Donc depuis plusieurs mois maintenant, toutes mes journées commencent invariablement par la cérémonie du thermomètre. Hop, 30 secondes dans la bouche et c’est parti ! Pas hyper glamour je vous l’accorde mais en même temps, mon homme vient juste de découvrir que la montre qui sonnait tous les matins, même le week-end, c’était le thermomètre. Donc j’arrive à rester discrète et à ne pas me montrer trop obsessionnelle (mais ce n’est qu’une façade).

Deuxième étape : l’observation de la glaire. Tout de suite, ça a l’air moins réjouissant. Mais je peux assurer que bon nombre des filles en attendent de bébé y passent. Rien de bien compliqué dès lors qu’on sait faire la différence entre du blanc d’œuf et de la crème (beurk !).

Bon, je ne vais pas m’étendre là dessus, pour plus d’infos, il suffit d’aller là.

J’avoue que je ne suis pas rentrer dans le stade suivant qui consiste en une observation poussée de la position du col (de l’utérus bien entendu). Deux raisons à cela : 1 – je viens actuellement dans un pays où les conditions générales d’hygiène ne sont tip top et où des maladies dont tu ne connais même pas le nom traînent encore ; 2- je ne suis pas suffisamment à l’aise avec mon corps pour aller jauger de la hauteur de mon col (et oui, même pas cap de le toucher).

Et comme en plus de tout ça je suis une consommatrice née, j’ai bien évidemment investi dans une tripoté de tests d’ovulation. Ça marche trop bien. Je suis trop contente de voir tous les 30, ou 33 ou 38 jours, la seconde ligne bien foncée apparaître.

Enfin, j’ai développé un petit truc plus perso, qui m’informe que l’ovulation est bien passée : mes seins. Ils grossissent subitement et me semblent plus lourds. Et ce signe, même mon homme sait le décrypter. Seul inconvénient, c’est qu’en grossissant, ils deviennent hyper sensibles, mais bon je ne me plains pas, j’ovule.

17.04.2007

N'y pensez pas

N’y pensez pas ! ah je ne sais pas combien de fois j’ai entendu ça. Le gynécologue, la copine qui a déjà des enfants, celle qui n’en a pas mais qui a quand même une tonne de conseil à donner…. Et bien moi j’aimerais qu’on m’explique, ou mieux qu’on me présente une fille, une seule qui n’y pensait pas après avoir arrêter la pilule.

Car oui, pendant des années, je n’ai pas pensé une seule seconde au risque d’être enceinte. Pendant plus de 10 ans, je crois que je peux compter les oublis sur les doigts d’une main. Aucun effet secondaire, pas de prise de poids (en tout cas, difficile de mettre cette prise de poids sur le dos de la pilule – ou alors mon corps a voulu me faire passer un message après 5 ans de pilule ??). Là, d’accord je n’y pensais pas à cette contraception merveilleusement maîtrisée.   Oui mais à l’arrêt, j’aurais aimé maîtriser la conception de la même façon. Et pourtant, je partais sereine et confiante, suivant même les conseils du plus prudent des gynécologues : rapports protégés pendant 3 mois pour permettre au corps de se remettre et éviter une éventuelle fausse couche. Mais depuis, toujours rien…Alors forcément, j’y pense. On y pense. J’ai appris à écouter mon corps, à relever tous les signes d’une ovulation mais j’attends toujours de découvrir les symptômes d’une grossesse. Et en attendant, j’y pense souvent (trop souvent ?). Mais comment ne pas y penser quand on attend cela depuis s’y longtemps…

16.04.2007

Le verdict

Le verdict est tombé le 2 janvier à 9h53: infertilité.

L’horreur. J’avais rendez-vous à 10h pour une hystérographie et avant d’y aller, je passe au laboratoire récupérer les résultats du spermogramme de mon Homme. Je déchire l’enveloppe, cherche frénétiquement La ligne et découvre, oh désespoir, un pauvre petit chiffre bien ridicule. Et même si je ne suis pas une pro en lecture de résultat de spermogramme, je sais bien que 4 millions ce n’est vraiment pas assez.

Alors je me retrouve là, allongée sur une table bien froide avec ce drôle de liquide qui doit permettre de voir si mes trompes sont en bon état.

Apparemment tout va bien.

Bien sûr, des fois je suis une courge et je n’avais pas pensé une seule seconde que le produit radio opaque joliment teinté en rose,  après être rentré, il allait bien falloir qu’il ressorte ! Du coup je me retrouve avec la serviette Vania d’avant la guerre –mais gracieusement donnée par la radiologue- collée au fond de ma culotte.

Mon gynécologue prend le temps de me voir entre 2 rendez-vous. Il a l’honnêteté de me dire les choses clairement :  « n’attendez pas de miracle et dirigez-vous vers le centre de PMA. »

11h18 : j’ai été bien maligne de faire ma fière ce matin alors que mon Homme me proposait gentiment de m’accompagner ‘Non, pas besoin. Ce n’est rien du tout’. Oui ben si je n’avais pas fait la femme indépendante qui n’a pas peur d’aller chez le gynécologue pour un examen spécial, ben je ne serais pas là à me demander comment je vais bien pouvoir lui annoncer que ses petits zoïdes non seulement ne sont pas assez nombreux mais qu’en plus ils sont tordus et pas très vaillants.

En fait à voir ma tête, il a vite compris qu’il y avait un problème. Je ne sais plus exactement comment ça s’est passé… J’ai pleuré, il a accusé le coup, silencieux. Et puis parce qu’il est fort, parce qu’il a cette force de toujours tout positiver, il m’a dit « Bon, ben on va avoir des jumeaux » et ça nous a fait rire.

11h51 : nous voilà à taper ‘FIV ICSI’ sur google.

Le lendemain nous faisons notre première visite au centre de PMA, juste pour avoir des infos, une idée des plannings, etc. Et malgré leur déménagement, une biologiste très sympa nous renseigne. Prochain passage en France en avril, on peut espérer au mieux une fiv en septembre. Voilà, un an après avoir jeter ma dernière plaquette de pilule je peux faire une croix sur le bébé 2007. Ce sera au mieux un bébé en 2008….

 

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