04.11.2009
Un autre ?
Après avoir vécu les années ‘C’est pour quand ?’, je pensais qu’à partir du moment où les grumeaux débarquaient dans ma vie, je serai délivrée de La question. Point du tout, elle est suivie de La question2 : ‘Vous en voulez d’autres ?’. On ne sera donc jamais tranquille ?!
D’ailleurs, est-ce que j’en veux d’autres ? Dans l’absolu, peut-être. Sûrement même. Dans l’absolu. J’ai toujours trouvé que 3 enfants, c’était un bon chiffre. J’ai une sœur et un frère et globalement, j’ai trouvé ça sympa. C’est un peu léger comme argument. Suivant !
Je rêve d’avoir une petite fille. Jouer à la poupée, voir les grumeaux prendre soin de leur petite sœur. Donner une princesse à mon homme. Mais on ne choisit pas.
La vérité, c’est que j’adorerais avoir une fille mais je ne suis pas certaine de vouloir un troisième garçon. Peut-être qu’un jour je voudrais juste un troisième enfant, sans me soucier du sexe.
Pour n’importe quel couple normalement fertile, le débat s’arrêterait là. Pour nous, non. Reprendre les traitements, se reposer la question du nombre d’embryons à transférer (encore que là-dessus, on est bien en phase avec l’homme : des jumeaux, c’est génial mais plus jamais !), vivre l’angoisse de l’échec, etc.
Mon rêve, le vrai, serait d’une grossesse spontanée, miraculeuse. Une petite vie qui contre tous les pronostics s’inviterait. Le rêve…
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28.10.2009
Un an
Nous avons fêté ça avec des amis, beaucoup d’amis. Une vingtaine d’enfants, tous aussi bruyants les uns que les autres. Je n’y tenais pas particulièrement mais il s’agit pratiquement d’une tradition locale. Limite j’ai eu l’impression que si je ne me pliais pas à cette habitude, la pire poisse allait coller aux basques de mes crapauds pour les 20 prochaines années.
Ils n’ont rien compris au concept de la bougie, pas plus qu’à celui des cadeaux. Par contre, ils ont profité des jeux d’extérieur loués pour l’occasion.
Ils ont un an et ne marchent toujours pas. J’ai toujours pensé qu’un enfant marchait à un an. Pas les miens. Je me sens un peu honteuse de ces deux paresseux mais leur trouve des excuses. Comme ils sont deux, on passe beaucoup moins de temps, deux fois moins à peu près, à se casser le dos pour tenir leurs petites mains accompagner leurs premiers pas dans tous les recoins de l’appartement. Mon dos est en vrac et mes petits attendent pour se lancer seuls.
Il y a donc un an, je devenais mère. Comme un aboutissement tant attendu. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Avec mes fils, j’ai découvert la fierté. Brute, envahissante mais tellement agréable. Et le bonheur simple et serein que peut apporter le rire en cascade de mes enfants.
Côté corps, malgré un poids revenu à son niveau d’avant traitement, j’ai du mal à reconnaître mon corps. Il y a ce ventre encore mou malgré les séances de footing, ce nombril qui n’a rien à voir à ce qu’était le mien, mes seins qui ne remplissent qu’à moitié mes soutien-gorge. Et puis un moral en dent de scie, partagée entre le bonheur de passer du temps avec mes enfants et la difficulté d’une vie de mère au foyer dont j’aimerais sortir. Petits tracas sans conséquence à côté du bonheur d’être mère. Et doublement.
22:26 Publié dans C les grumeaux | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
16.10.2009
L'intrus
Je l’ai vu, il pointait droit sur ma tête. Fier qu’il était, unique parmi les autres. Je l’ai arraché pour en avoir le cœur net, pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une déformation du miroir, une distorsion des couleurs due à un mauvais éclairage de la salle de bain.
Horreur ! Une fois dans ma main je n’ai pu que constater l’évidence : j’avais bien un cheveu blanc. Je ne sais pas à quelle vitesse poussent ces choses là mais comme il mesurait bien 6 ou 7 cm, j’imagine que cela fait déjà plusieurs semaines que cet intrus squattait mon cuir chevelu.
J’ai 32 ans et demi et des cheveux blancs. Soyons honnêtes, je n’en ai débusqué qu’un seul mais je doute qu’il soit le seul. Il s’agissait juste du plus aventureux de la tribu des indésirables venu s’installer aux premières loges. Les autres vivent encore cachés, bien à l’abri derrière leurs confères fidèles à leur couleur d’origine eux.
J’ai bien demandé à mon homme d’évaluer, avec un regard objectif, l’étendu des dégâts. Mais à 8 heures le matin, dans l’ascenseur, l’objectivité de l’homme n’existe pas. Son instinct de survie est bien réveillé et il trouve la bonne réponse pour éviter une crise ‘j’ai-la-trentaine-des-cheveux-blancs-un-corps-que-je-ne-reconnais-pas’ et affirme que non, il ne voit absolument aucun autre intrus sur ma tête.
A 32 ans, les premiers signes de dégénérescence sont là. Un entretien plus régulier de ma coiffure s’impose, une remise à niveau régulière de mes mèches et le bonheur d’un coiffeur qui va fidéliser une nouvelle cliente.
14:20 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
14.10.2009
Pages après pages
Quand on vit dans un pays non francophone, difficile de trouver de bonnes lectures. Il fut un temps où ma valise revenait chargée de livres. Mais depuis l’arrivée des grumeaux, impossible ! Leurs affaires sont prioritaires. Et quand vous avez réussi à caser un transat, un babycook et 6 boites de lingettes, les seuls bouquins qui trouvent encore une place dans les bagages concernent les enfants.
Heureusement, j’ai récemment découvert la Bibliothèque Orange. Association créé en France et présente dans de nombreux pays. Sans faire de la publicité, je tenais juste à expliquer d’où proviennent les livres qui m’ont nourrie au cours des neuf derniers mois.
J’aimerais savoir parler des livres qui m’ont plu, m’ont bouleversée, que j’ai détestés mais voilà, je suis une piètre critique littéraire. Alors même si aucun commentaire transcendant n’accompagne cette liste, j’ai eu envie de la partager.
J’ai adoré :
- Un arc en ciel dans la nuit de Dominique Lapierre (Ed. Robert Laffont).
Je n’aurais jamais pensé me passionner pour l’histoire de l’Afrique du Sud. C’est pourtant en peu de temps que j’ai dévoré ce livre limpide et passionnant.
- Les matins de Jenine de Susan Abulhawa (Ed. Buchet Chastel)
Il y a des livres qui donnent envie d’en lire d’autres, d’en savoir plus. Des livres qui entrouvent une porte que l’on n’avait jamais poussée. Ces matins de Jenine, qui racontent l’histoire d’une famille palestinienne suite à la création de l’état d’Israël, en font partie.
- Le dernier des Weynfeldt de Martin Suter (Ed. Christian Bourgois)
Intrigue au cœur de la grande bourgeoisie suisse, j’ai accroché et je me suis même attachée à ce Weynfeldt.
J’ai aimé :
- Le garçon dans la lune de Kate O’Riordan (Ed. Joëlle Losfeld)
La mort d’un enfant, des secrets de famille, un livre très touchant qui m’a tenue éveillée tard dans la nuit.
- L’otage de Olav Larsen Hergel (Ed. Gaia)
La petite sirène xenophobe ?
- La sixième énigme de Yair Lapid (Ed. Fayard)
Une enquête policière en Israël.
- Un brillant avenir de Catherine Cusset (Ed. Gallimard)
Elena/Helen, de la Roumanie aux Etats Unis, le roman d’une vie.
- Disparue de Lisa Gardner (Ed. Albin Michel).
Un thriller au rythme soutenu, un peu classique cependant.
Inutile d’évoquer les livres que je n’ai pas aimés, que je n’ai même pas terminés, ce dont je ne me souviens plus aujourd’hui.
D’ici la fin de l’année, j’ai en stock la série des Millénium (quoi ? je suis la seule qui ne les a pas encore lus !?), un Le Clézio, un Rufin et quelques poches stockés au fond du placard pour les journées de disette.
18:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.10.2009
Just breathe

Depuis près de 15 ans maintenant, j'achète tous leurs albums. Généralement, le jour même de la sortie.
Pas cette fois : introuvable ici. Mais vite arrivé depuis la France.
Un coup d'oeil rapide au dos de la pochette et déjà l'envie d'écouter cette chanson en praticulier.
Soit Pearl Jam est très prévisible, soit je commence à bien connaître. L'essentiel est le frisson ressenti en l'écoutant.
En l'écoutant encore.
Encore...
02:29 Publié dans C tout autre chose | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pearl jam, back spacer
18.09.2009
Marquée
Mes enfants sont nés par césarienne. Un accouchement programmé, un peu par tradition locale, un peu pour raison médicale. Je l’ai su dès le début de la grossesse, je n’ai jamais fantasmé un autre accouchement que celui-là, je n’ai pas été déçue.
Sur le bas de mon ventre, cachée de tous, elle est là. Onze mois après, la cicatrice est toujours un peu boursoufflée, légèrement rouge. Chez certaines femmes, elle est pratiquement invisible. Sur moi, elle est bien présente. Pour ne pas oublier que, malgré un parcours difficile et long, j’ai porté mes enfants. Je l’aimerais un peu discrète alors je la masse avec une crème spéciale deux fois par jour. Néanmoins, j’aime cette marque, ce rappel permanent de ma maternité, ce souvenir d’un accouchement tant attendu. Je suis mère, définitivement. Mon corps en portera toujours la trace.
19:33 Publié dans C mon corps | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03.09.2009
Vacances
Deux toutes petites semaines de vacances pour tant de choses. Deux semaines pour traverser un océan, retrouver la famille, les amis, prendre du temps pour nous. Deux semaines déjà bien entamées.
Nous retrouvons le temps d’un week-end des amis que nous n’avions pas pu voir depuis deux ans. Outre le plaisir des retrouvailles et la joie de regoûter la cuisine indonésienne, je découvre que le pire des minots à deux ans est devenu un petit garçon de 4 ans adorable. Dois-je remettre en cause toutes mes certitudes sur l’éducation ? Tout, peut-être pas mais il est des points essentiels que j’ai peut-être négligés. Cependant, comment trouver le bon équilibre entre le trop et le pas assez ? Comment s’assurer que l’on donne à nos enfants les bonnes armes pour affronter la vie ? Un week-end passé bien trop vite et quelques interrogations à murir pour la rentrée.
Pour la seconde fois, les grumeaux voient leurs arrière-grands-parents. Pour les grumeaux, une étape comme une autre sur la route des vacances. Pour moi, le bonheur de voir une étincelle dans les yeux de mon grand-père. Et puis le plaisir de retrouver une maison et surtout un jardin que je connais bien, où l’empreinte de mon pied à 6 ans est ancrée sur la clôture du jardin. Un jardin où je trouve sans aucune hésitation les rangées de fraisiers et découvre une fraise, la dernière de l’année qui m’attend. Un jardin au fond duquel une cabane, qui fut la mienne autrefois, aura besoin d’une petite remise en état pour l’été prochain.
Enfin, nous nous retrouvons à quatre, en famille, sur la plage où mon homme a passé tous les étés de son enfance, et même plus. Malgré les difficultés à adapter nos habitudes à deux au nouveau rythme imposé par deux grumeaux de 10 mois, c’est depuis deux jours le plaisir de les voir partager de nouveaux jeux, d’entendre leurs rires, de savourer leurs découvertes. Encore quelques jours de ce bonheur avant la dernière étape des vacances.
12:48 Publié dans C positif | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.08.2009
Sincère, enfin
Un ami, un vrai, un des seuls peut-être, va être papa pour la seconde fois. Et pour la première fois depuis bien longtemps, je me suis sincèrement réjouie pour eux.
S’il m’était arrivé de ressentir un profond désespoir à l’annonce de grossesse, mon homme m’avait interdit ces réactions. Et il avait raison. Il est dans l’ordre des choses qu’un couple autour de la trentaine souhaite faire un enfant. Et il est normal qu’il y arrive sans grande difficulté. C’est nous qui n’étions pas la norme (et fort heureusement). Une fois admis cela, les annonces de grossesse autour de moi ne me blessaient plus, je m’en réjouissais même. Enfin, c’est ce que je croyais. Car quand j’ai appris que mon ami attendait un deuxième enfant, j’ai compris ce qu’était que se réjouir sincèrement du bonheur des autres. C’était la première fois.
Peut-être que plus jamais je ne serai enceinte. Peut-être que les grumeaux seront nos seuls enfants. Et si je ne peux m’empêcher de rêver d’une autre grossesse, spontanée ou non, je suis consciente du bonheur qui est déjà là. J’ai la chance d’avoir pu porter mes enfants, de les avoir sentis bouger en moi, de les avoir sereinement attendu pendant 8 mois. Je sais que toutes les femmes n’ont pas cette chance. Qu’importe si je ne connaitrai jamais de grossesse spontanée, grâce aux grumeaux, je peux partager, sans aucune arrière pensée, le bonheur des gens que j’aime. Grand Dieu, que c’est agréable.
15:23 Publié dans C compliqué | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.08.2009
Brève 2
Tu les as nourris ? me demande-t-on régulièrement à propos des grumeaux. La première fois, je n’ai pas compris, bien sûr que je les nourris sinon ils n’auraient pas tenu aussi bien jusqu’à présent. Et puis j’ai compris le sens caché de la question, par nourrir certaines personnes comprennent allaiter. Est-ce par pudeur, la peur de prononcer le mot ‘allaitement’, ‘donner le sein’, qu’importe, j’ai nourri mes enfants et je compte bien le faire encore quelques années. Mieux même, j’ai l’ambition de les aider à nourrir leurs esprits également.
09:01 Publié dans C du grand n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
11.08.2009
Brève 1
Entendu lors d’un déjeuner filles : « Pendant les vacances, je n’ai pas pu m’empêcher de boire, les occasions étaient trop nombreuses. » Rien de choquant à première vue mais la fille qui dit ça est enceinte. Ça m’irrite un peu d’entendre des femmes dire qu’elles boivent ou ont bu de l’alcool pendant leurs grossesses. 9 mois sans alcool, ce n’est quand même pas si terrible. Est-ce par qu’elles sont tombées enceintes comme d’autres éternuent qu’elles ont cette légèreté ?
22:59 Publié dans C du grand n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


