07.02.2010

Nouveau départ

Depuis plusieurs mois, j’avais envie de ce retour à la vraie vie. Besoin de retrouver une activité professionnelle, une vie hors de la maison que ne soit pas juste des futilités de filles. Mais ce soir, c’est l’estomac noué que je regarde vers demain. Après plus de deux ans sans travailler, comment ne pas être inquiète avant ce nouveau départ.

Et puis j’observe mes fils et soudain je les trouve bien petits. Si petits. J’ai les larmes aux yeux à l’idée de les abandonner demain matin. Et un pincement au cœur en pensant au temps qu’ils vont passer avec leur nounou et aux quelques heures que nous aurons ensemble dans la semaine. J’essaie de me rassurer sur la solidité du lien que nous avons eu le temps de créer, sur la chance que j’ai eu de pouvoir rester auprès d’eux aussi longtemps. Je tente de me convaincre qu’eux aussi seront gagnants à avoir une maman épanouie dans son travail et heureuse d’une certaine indépendance retrouvée.

Il est des choix qu’on sait être les bons mais qui pourtant laissent un gout amer. Ce soir, c’est l’amertume de l’abandon qui l’emporte. J’espère que ce gout s’estompera rapidement…

22.01.2010

Nouvelle drague

J’ai un profil Facebook. Avec mon vrai nom. Et une photo.

Grâce à cela, j’ai retrouvé quelques amis perdus de vue et je reste facilement en contact avec des amis géographiquement éloignés. Certes le contact est superficiel mais il a le mérite d’exister.

Il y a quelques jours, j’ai reçu une demande ‘d’ami’, mais impossible de me souvenir de cette personne malgré le nom et la photo. Ne voulant pas passer à côté d’un amour de maternelle ou autre vestige d’un lointain passé, je lui demande plus de précision sur les circonstances de notre ‘rencontre’ avant d’envisager d’accepter de devenir son amie.

L’ami de manque d’amis ne se démonte pas et hier, je reçois le message d’explication. Et quelle explication : on ne se connaît pas. Mais comme nous avons des amis en commun, il a pu voir ma photo et elle lui a plu. De la drague version facebook !

Ce matin, j’ai modifié les paramètres de confidentialité de mon profil…

19.01.2010

D'un continent à un autre

Un de mes fils a refusé sa purée ce soir. Même pas un caprice, je commence à penser qu’il n’aime peut-être vraiment pas le chou-fleur. Soit. Mais son frère aime. Et à 15 mois, il est un peu prématuré de considérer comme fermes les goûts des grumeaux.

Il n’a pas mangé sa purée de légumes et il n’aura rien d’autre. Enfin si, il aura droit à son biberon de lait plus tard (je sais, l’organisation des repas n’est pas la même en France, un vrai casse-tête pour moi). Si des enfants arrivent à survivre dans des décombres suite à un séisme pendant 5 jours, mon fils survivra bien une journée sans son repas du soir. La vie est injuste, mon fils fait le délicat quand d’autres n’ont rien. Qu’y puis-je…

12.01.2010

20h45

Neuf heures moins le quart, je viens de les coucher.

Epuisée. Je pense à cette amie virtuelle qui vient, à 19 semaines de grossesse et malgré un cerclage, de perdre ses bébés. On se dit que rien ne peut être pire. Si, vivre deux fois cette douloureuse expérience. La vie parfois s’acharne.

Je pense à ce couple qui se sépare. 25 ans de vie commune, deux enfants adolescents, et il commence une nouvelle histoire avec une femme dix ans plus jeune. Bien que consciente de ne pas connaître toutes les raisons de leur séparation, je suis incapable de m’imaginer dîner avec cet homme et ‘la nouvelle’. C’est trop rapide pour moi, on ne peut pas passer d’une femme à une autre aussi rapidement. Et pourtant.

Je pense à ces femmes qui annoncent leur grossesse : ‘ c’est arrivé tellement vite, je ne m’y attendais pas’. Et auxquelles je me retiens de dire que quand même, ayant supprimé toute contraception, elles devaient bien s’y attendre un peu.

Je pense à la chance que j’ai de connaître cette fatigue. Au réveil difficile demain matin parce que nous avons oublié de cocher la case ‘gros dormeur’ sur le bon de commande. Au grand mystère de savoir si un jour, nous en voudrons un autre. Je pense aussi que vouloir n’est pas suffisant. Jamais.

06.01.2010

Bye Bye

On l’a fait, on a osé et on a aimé. Non pas l’anneau vibrant de Durex mais simplement les vacances sans enfants. Enfin, par vacances, il faut entendre 3 jours sans grumeaux. (Le fameux anneau a été déposé au pied du sapin de Noël par ma célibataire de sœur à tous les couples. Mais non testé à ce jour.)

Revenons à ces vacances. Deux jours à nous deux, dans un hôtel spa perdu au fin fond du Corbière. Pas de réseau GSM mais heureusement, un réseau WI-FI et une paire de smartphone pour rester en contact avec le monde extérieur, et particulièrement une maison où deux grumeaux étaient restés sous la responsabilité de leurs grands-parents.

Au programme, massages et soin du visage. Piscine, jacuzzi, hammam. Repas en tête à tête sans autre interruption que celles du serveur pour remplir nos verres. Visite des curiosités locales. Ça nous a couté un bras mais quand on s’y prend le 28 décembre pour le lendemain, et qu’on ne veut pas prendre l’avion, on ne fait pas les difficiles et on profite d'un cadre tout au romantisme (ou est-ce l'absence d'enfants seule qui crée ce romantisme ?)

 

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Si j’ai appelé 5 fois par jour mes parents, c’était sous la pression de l’homme qui a une confiante plutôt limitée dans les capacités de sa belle-mère (et je le comprends). Et aussi un peu parce que quand même, j’avais besoin de savoir si tout allait bien pour mes petits lapins.

On s’habitue assez bien à la vie sans enfants (facile à dire quand on sait que cet état n’est que momentané ; il y a deux ans je n’aurais jamais écrit ça). Tellement bien que nous avons prolongé d’une journée pour passer le réveillon du 31 avec des amis dans la région.

Mais après 3 jours, l’absence devenait pesante. Sur le chemin du retour, je scrutais en permanence le GPS pour connaître notre heure d’arrivée. Et quelle joie de les retrouver et de voir leurs yeux brillant du bonheur de nous revoir.

Par contre, les grumeaux sont très forts. En une nuit ils ont réussi à ruiner les bienfaits d’un séjour vraiment reposant.

Une fin d’année en amoureux, des retrouvailles en famille le 1er janvier, une année 2010 qui démarre bien. Je vous la souhaite douce et heureuse.

17.12.2009

Sur le départ

Deux valises à moitié vides : à part les cadeaux de Noël pour la famille, pas de vêtements à mettre dedans. On va juste avoir très froid entre Paris et notre destination finale.

Un trolley bien plein : 4 pyjamas chauds, 4 tenues chaudes pour l’arrivée, 2 combi-pilotes, 4 bodies, 4 biberons, 6 doses de lait en poudre, des chaussures fermées pour les grumeaux.

Un sac à langer débordant : cuillères, petits pots, sucettes, attache-sucettes, Monsieur Lapin, Madame la Vache, 1000 couches, des lingettes, bavoirs, biscuits, anti-vomitif, anti-fièvre, sérum physiologique, etc.

Une maman stressée qui se demande quand donner les repas, comment habiller les grumeaux dans l’avion et surtout comment gérer les 40°c d’écart entre le départ et l’arrivée.

Une pause au milieu des préparatifs, je vois mes petits hommes observaient un bateau de croisière qui passe au large. Debout, côte à côte, ils partagent un moment. Et soudain je réalise que ce Noël va certainement être le plus beau.

16.12.2009

Guérie

Je suis guérie. Complètement. Je suis enfin capable de me réjouir pleinement lorsqu’on m’annonce une grossesse.

J’avais déjà cru que c’était le cas il y a quelques mois lorsque j’avais appris qu’un petit homme serait bientôt grand frère. C’était une étape sur le chemin de la guérison mais pas la ligne d’arrivée que j’ai franchie aujourd’hui.

Je savais qu’ils souhaitaient un enfant. D’une toute autre manière que la nôtre, leur parcours a été difficile et long, avec une IMG à pratiquement 5 mois de grossesse. Je lui avais transmis mon stock de tests d’ovulation. J’espérais pour elle, pour eux.

Samedi soir, j’ai bien remarqué qu’elle faisait l’impasse sur l’apéritif et le vin. Mais j’ai joué la retenue. Alors qu’intérieurement je bouillais de lui demander, j’ai attendu qu’elle choisisse le moment, son moment pour l’annoncer. Aujourd’hui, je suis heureuse qu’elle n’ait pas attendu 3 mois pour en parler, je ne sais pas si j’aurais pu jouer la fille bien élevée durant autant de temps. Et en l’écrivant ce soir, je me réjouis encore de son bonheur à elle.

Je suis guérie : je ne suis plus malade d’apprendre le bonheur des autres. Je le partage et c’est vraiment bon.

15.12.2009

Mecano maman

Mes enfants sont des cochons. Après seulement 3 mois d’utilisation, leur poussette était dégoutante. Et vas-y que je t’y ai planqué un morceau de biscuit par là. Et un peu de terre par ici. Des tonnes de sable et autres résidus secs non identifiés.

Heureusement, mes enfants ne doivent pas être les seuls petits cochons de la création et donc, monsieur Maclaren a pensé à faire une poussette lavable.

Déjà, tu te demandes comment laver l’engin. Tu imagines déhousser l’ensemble et hop, dans le lave-linge. Sur son guide d’utilisateur, monsieur ML t’indique que tu n’as qu’à chercher sur la poussette pour trouver les consignes de lavage. Sur certains vêtements, ce n’est pas évident de trouver la fameuse étiquette, mais sur une poussette double, c’est carrément un défi. Mal récompensé le défi puisque tu découvres que c’est à la main que tu vas laver ta poussette. Mais comme tu commences à avoir honte de promener tes enfants dans cette poussette, tu vas quand même le faire.

Et c’est parti ! Tu défais toutes les attaches que tu trouves, envoies valser les pressions et hop, te voilà avec les hamacs (et oui, c’est comme ça que ça s’appelle) dans les mains. Après un décapage de la chose, tu te demandes combien de temps la poussette sera hors-service. Bonne nouvelle, monsieur ML a un super tissu qui sèche en un éclair (j’imagine que c’est le minimum pour une marque anglaise).

Vient donc l’étape intéressante : le remontage de la poussette. Forcément, trop contente de l’avoir déhoussée en un clin d’œil, tu n’as pas pris le temps d’étudier la chose. Maintenant, c’est un peu tard, tu ne peux que te fier à ton instinct de mère. Ou instinct tout court. Tu transpires, tu t’agaces un peu, tu tentes de maintenir les grumeaux à distance et après un quart d’heure d’effort, la première moitié est prête. Comme tu as eu la chance d’avoir des jumeaux, il reste une moitié de poussette. Là, l’expérience de la première moitié t’aide et tu es beaucoup plus rapide, limite devenue experte.Tellement forte que tu réalises tes erreurs sur le premier siège et tu as soudain une crise de panique en réalisant qu’il va te falloir tout recommencer. Après 45 minutes d’efforts intenses, la poussette est propre et prête pour la promenade du matin. Toi tu es en sueur, tu as perdu 7 ongles dans la bataille et à 8h30, tu t’apprêtes à prendre ta deuxième douche de la journée. Avant cela, tu observes la nounou partir avec les grumeaux dans leur carrosse pimpant, histoire de vérifier qu’aucune catastrophe consécutive à un mauvais remontage ne survienne.

10.12.2009

Wish list

C'est de saison, lister ses envies, créer un besoin de choses, imaginer ce que les généreux pères Noël auront déposé au pied du sapin.

Voilà ce que j'aimerais y trouver :

- Un bracelet de cette créatrice

(impossible de trouver une image, il faudra attendre pour le découvrir)

- Un Smartphone

parce que je n'en ai pas vraiment besoin mais que je suis un peu jalouse de l'homme et que moi aussi je veux pouvoir faire joujou avec mon téléphone.

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- Un sac fourre-tout

parce qu'avec des enfants, c'est hyper utile.

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- Une grasse matinée

ce qui revient à dire 'la possibilité de dormir jusqu'à 8 heures ou 8h30'


- Voir le regard émerveillé de mes fils devant le sapin de Noël


Plus je vieillis, plus la liste au Père Noël se raccourcit. Est-ce un signe de maturité ?

Vu l'importancevitale de 80% de ma liste, j'en doute.


03.12.2009

Peut-être

J’ai acheté un nouveau pantalon, impossible de respirer dans mes pantalons pré-grumeaux.

Je suis passée chez la retoucheuse pour qu’elle me fasse l’ourlet. J’avais même pensé à prendre les bonnes chaussures pour l’essayage.

J’ai étudié la carte et imprimé le plan d’accès, entré le numéro de téléphone dans mon portable.

Je vais aller chez la manucure.

J’ai passé des heures sur le net pour me renseigner sur l’entreprise, ses produits.

J’ai appelé une amie pour avoir quelques explications techniques.

J’essaie de me rassurer. De prendre confiance en moi. Je me dis que ça va marcher, qu’ils ont besoin de moi. Et moi d’eux. Je positive.

Demain j’ai un entretien pour un job. Le 4ème dans cette entreprise alors je commence à y croire. Pourvu que tout se passe bien.